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10ᵉ Conférence internationale de l’ITIE : Guylain Nyembo défend une gestion transparente des ressources naturelles en RDC

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  • Les revenus extractifs de la RDC ont atteint 5,85 milliards USD en 2023, en baisse de 20,64 % par rapport à 2022, selon l’ITIE.

  • Avec un score de 85,5 sur 100 en 2022, la RDC aborde la Validation 2026 avec des avancées et plusieurs exigences de transparence à satisfaire.

La République démocratique du Congo entend renforcer la transparence de ses ressources naturelles pour améliorer leur contribution au développement économique et social.

Cette ambition a été portée par Guylain Nyembo, ministre d’État chargé du Plan et de la Coordination de l’Aide au Développement, lors de la 10ᵉ Conférence internationale de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), ouverte le 8 octobre 2026 à Bruxelles, en Belgique.

Représentant le Président Félix Tshisekedi, il a défendu une exploitation des richesses naturelles davantage orientée vers la transformation locale, l’industrialisation et la création d’emplois durables.

Cette orientation intervient alors que les données de l’ITIE permettent de mieux apprécier les recettes générées par les industries extractives congolaises.

Selon le rapport ITIE 2023, publié en décembre 2025, ces revenus se sont établis à 5,85 milliards USD, contre 7,37 milliards USD en 2022, soit un recul de 20,64 %. Les activités minières représentaient près de 96 % des recettes déclarées.

Sur ce montant, environ 801,7 millions USD ont été affectés au niveau infranational, dont 165,1 millions aux entités territoriales décentralisées et 103,9 millions aux dotations destinées au développement communautaire.

Ces chiffres permettent d’identifier les ressources attribuées aux territoires producteurs, sans toutefois renseigner à eux seuls sur les réalisations effectivement financées.

Sur le plan institutionnel, la RDC a également étoffé ses mécanismes de publication.

Les informations disponibles couvrent notamment les contrats extractifs, les paiements des entreprises, les recettes publiques et certaines transactions des entreprises d’État. Des études sur les obligations sociales et environnementales ont été publiées en 2025, suivies en 2026 d’une modélisation fiscale de quatre projets miniers.

Ces acquis constituent des éléments importants pour la Validation 2026.

Lors de l’évaluation de 2022, la RDC avait obtenu 85,5 points sur 100, dont 95,5 pour les résultats et l’impact, mais 78 pour la transparence. Les exigences encore examinées concernent notamment l’identification des propriétaires effectifs, la fiabilité des données et la divulgation des dépenses sociales.

En marge de la conférence, Guylain Nyembo s’est entretenu avec Maria van der Hoeven, présidente du Conseil d’administration de l’ITIE, sur la poursuite de ces réformes.

L’enjeu est désormais de consolider les progrès documentaires et de permettre un meilleur suivi de l’utilisation des revenus extractifs, afin que la transparence contribue davantage à une prospérité partagée.

DecryptEco | RDC & Afrique

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