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La Task Force du 12 octobre examinera les dossiers Lobito, Inga et les actifs stratégiques.
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Le ministre des Finances dispose de 30 jours pour présenter un rapport sur la réforme fiscale.
La République démocratique du Congo entend accélérer la mise en œuvre de son partenariat stratégique avec les États-Unis. La Première ministre Judith Suminwa présidera, le lundi 12 octobre 2026, à Kinshasa, la deuxième réunion de la Task Force RDC–USA.
L’information a été livrée lors du Conseil des ministres du 9 octobre.
Cette instance de coordination examinera l’assistance technique américaine, l’avancement des travaux relatifs au corridor de Lobito et la liste initiale des actifs stratégiques soumise à Washington. Elle suivra également le processus de sélection des projets prioritaires.
L’enjeu est de traduire les engagements bilatéraux en investissements concrets. Le corridor de Lobito, destiné à améliorer les liaisons logistiques entre les zones minières et l’Atlantique, illustre cette exigence. Sa modernisation pourrait réduire les coûts de transport et faciliter les exportations congolaises.
Le Gouvernement préparera également la prochaine réunion du Comité de pilotage conjoint et les discussions sur le programme Inga, prévues à Paris du 25 au 27 octobre, en présence de représentants du Trésor américain et de la haute hiérarchie de la Banque mondiale.
Ce volet énergétique est essentiel pour soutenir l’industrialisation, dont le développement reste tributaire d’un approvisionnement électrique fiable.
Sur le plan institutionnel, Kinshasa s’est engagé à réaliser, dans un délai maximal de douze mois, les adaptations législatives et réglementaires nécessaires à la création d’une Autorité fiscale centralisée.
Cette réforme prévoit une meilleure intégration des administrations financières, l’interconnexion de leurs systèmes informatiques et la simplification des procédures fiscales.
Concrètement, elle pourrait réduire la fragmentation des démarches administratives, améliorer le suivi des contribuables et renforcer la traçabilité des recettes publiques.
Pour engager ce chantier, le ministre des Finances devra présenter, sous trente jours, un rapport sur les travaux préparatoires, menés avec les ministères et administrations concernés.
Les données économiques éclairent les enjeux de ce partenariat. Selon l’Institut américain d’études géologiques (USGS), le secteur minier représentait environ 95 % de la valeur des exportations congolaises de biens et services en 2024. En 2025, la RDC assurait près de 73 % de la production minière mondiale de cobalt.
Ces proportions soulignent le poids stratégique du pays, mais aussi sa dépendance aux ressources extractives.
Pour Kinshasa, l’enjeu sera donc de transformer cette position minière en investissements productifs, en infrastructures énergétiques et en recettes publiques supplémentaires, tout en favorisant la transformation locale des minerais.
DecryptEco | RDC & Afrique
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