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RDC : la ZES de Maluku accueille Altech pour développer les énergies propres et la mobilité électrique

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  • L’Agence des zones économiques spéciales (AZES) et l’entreprise congolaise Altech ont signé, mardi 20 octobre 2026 à Kinshasa, une convention d’occupation permettant à cette dernière de s’implanter dans la Zone économique spéciale (ZES) de Maluku et d’accéder aux avantages fiscaux et douaniers prévus par la réglementation.

  • Spécialisée dans l’énergie solaire, les équipements de cuisson et la mobilité électrique, Altech revendique plus de 550 motos électriques et 30 tricycles en circulation dans cinq villes congolaises.

La Zone économique spéciale (ZES) de Maluku, située dans la partie orientale de Kinshasa, poursuit l’intégration de nouveaux opérateurs économiques.

L’Agence des zones économiques spéciales (AZES) a signé, mardi 20 octobre 2026, une convention d’occupation avec Altech, une entreprise congolaise spécialisée dans les solutions énergétiques décentralisées et la mobilité électrique.

L’accord a été conclu au siège de l’AZES entre son directeur général, Auguy Bolanda, et le cofondateur et associé gérant d’Altech, Iongwa Mashangao.

Il autorise l’entreprise à engager son implantation dans cet espace industriel et à bénéficier, selon l’AZES, du régime incitatif réservé aux entreprises agréées.

Concrètement, les zones économiques spéciales offrent un environnement réglementaire destiné à réduire certaines charges supportées par les investisseurs.

En RDC, le décret n°20/004 du 5 mars 2020 prévoit notamment, pour les entreprises éligibles, une exonération de certains impôts pendant cinq ans, renouvelable après évaluation, ainsi que des facilités douanières sur l’importation d’équipements industriels.

L’objectif consiste à alléger les coûts d’installation et à favoriser le développement d’activités productives sur le territoire national. Pour Altech, créée en 2013, cette implantation accompagne une stratégie de diversification déjà engagée.

L’entreprise commercialise des kits solaires domestiques, des générateurs solaires, des foyers améliorés et des cuisinières électriques à induction. Elle développe parallèlement des solutions de transport électrique.

D’après les données communiquées par l’AZES, plus de 550 motos électriques et 30 tricycles circulent déjà à Kinshasa, Lubumbashi, Kolwezi, Kisangani et Goma.

L’entreprise envisage également d’étendre ses activités aux voitures, aux poids lourds et aux embarcations électriques.

Ces projets demeurent toutefois des perspectives de développement, sans calendrier industriel communiqué.

Sur le plan social, Altech s’appuie sur un réseau revendiqué de plus de 5 000 jeunes Congolais. Le développement de l’entreprise bénéficie déjà d’un accompagnement financier extérieur.

En septembre 2023, le fonds Beyond the Grid Fund for Africa (BGFA), administré par Nefco, avait conclu un accord avec Altech pour soutenir l’électrification hors réseau et l’expansion des infrastructures de recharge.

Ce partenariat fixait notamment un objectif de 1 000 motos électriques proposées à la location d’ici au milieu de l’année 2027. L’analyse économique du projet dépasse cependant la seule question des avantages fiscaux.

Dans une évaluation publiée en mai 2026, Kari Hämekoski, gestionnaire du fonds BGFA chez Nefco, soulignait l’importance d’associer les financements incitatifs à une assistance technique et à la vérification effective des services énergétiques fournis.

Cette approche met en évidence la différence entre l’octroi d’un avantage réglementaire et la réalisation d’un investissement productif.

À Maluku, ces considérations rejoignent des difficultés déjà reconnues par le Gouvernement. En décembre 2025, celui-ci signalait des retards liés à l’application des exonérations fiscales et au coût élevé de l’électricité dans la zone industrielle.

Pour Altech, la prochaine étape consistera donc à préciser la nature de ses installations : assemblage local, fabrication d’équipements, stockage ou distribution.

À ce stade, ni le montant de l’investissement envisagé, ni les capacités de production, ni le nombre d’emplois industriels attendus à Maluku n’ont été rendus publics.

DécryptEco | RDC & Afrique

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