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De la dématérialisation aux contrôles miniers, les premières actions associent simplification administrative, vérification des prestataires et accompagnement des PME.
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Les rapprochements avec l’ARPTC, la FEC, l’ARMP et le FPI visent à rendre les marchés plus accessibles et à renforcer les capacités des entreprises congolaises.
Ted Beleshayi a présenté, le jeudi 1er octobre 2026, le bilan de ses 100 premiers jours à la tête de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP). Lors d’une conférence de presse convoquée, le 01 octobre 2026 à Kertel Suites, à Gombe, le directeur général a détaillé les réformes engagées, les contrôles réalisés et les collaborations institutionnelles amorcées.
Juin-juillet : simplifier les démarches administratives
Engagée fin juin, la dématérialisation a franchi une étape le 4 juillet avec la remise des premières attestations numériques. Dorénavant les entreprises peuvent introduire leurs demandes à distance et recevoir un document doté d’une signature électronique et d’un QR code permettant d’en vérifier l’authenticité. La validité des attestations passe de trois à cinq ans. Le délai de délivrance visé est de sept jours, puis de 72 heures.

Pour les entrepreneurs, cette réforme doit réduire les déplacements, les attentes et les renouvellements. Le délai de trois jours demeure toutefois une cible annoncée.
Août : contrôler sur le terrain et faciliter le financement
La reprise des contrôles s’est matérialisée par des descentes dans les entreprises minières de l’espace katangais. En août, les missions ont notamment concerné Kipushi Corporation, Boss Mining, Ruashi Mining et SOMIKA.
Elles visaient à vérifier la conformité des pratiques de sous-traitance et les conditions de participation des entreprises congolaises.
Le 17 août, l’ARSP a participé au lancement de Vunga, aux côtés du FOGEC, de Rawbank et de Rawsur. Le mécanisme prévoit des financements de 10 000 à un million USD, couvrant jusqu’à 50 % de la valeur des contrats éligibles.
Il répond à une difficulté concrète : une PME peut obtenir un marché sans disposer de la trésorerie nécessaire pour l’exécuter. Ces montants décrivent l’offre proposée, sans constituer un bilan des décaissements.
À la même période, un communiqué commun avec l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) a rappelé l’obligation de publier les appels d’offres de sous-traitance sur le portail de l’ARSP. Cette mesure concerne les postes, les télécommunications et les technologies de l’information. Elle doit rendre les opportunités plus visibles aux entreprises éligibles.
Septembre : renforcer les contrôles et la concertation
Le 11 septembre, les échanges avec la Fédération des entreprises du Congo (FEC) ont porté sur l’accès aux marchés, les contrôles et la sécurité juridique. Le patronat a demandé un cadre permanent de concertation pour anticiper les difficultés d’application des règles.
Ce même mois, les injonctions se sont multipliées. Chez Kamoto Copper Company, 955 prestataires sur 1 427, soit 66,9 %, sont déclarés non éligibles. Chez Mutanda Mining, ils sont 585 sur 1 133, soit 51,6 %. Ces proportions mesurent des effectifs, et non la valeur des marchés concernés.

Le 22 septembre, Ted Beleshayi a rencontré Claude Kayembe Mbayi, directeur général de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP).
Les deux institutions ont engagé une coordination sur les textes d’application du contenu local. Une commission d’harmonisation est annoncée pour rendre les dispositions cohérentes et compréhensibles, chacune intervenant dans son champ de compétence.
Le 25 septembre, l’ARSP a proposé au Fonds de promotion de l’industrie (FPI) d’étudier un financement adapté aux sous-traitants. L’objectif est de soutenir leurs équipements, leurs investissements et leur capacité à exécuter les contrats.
Au 28 septembre, cinq injonctions concernaient onze donneurs d’ordre, pour 1 836 inscriptions de prestataires non éligibles, dont les cas recensés chez ERG, Ivanhoe et Sicomines. Ce cumul additionne des listes : il ne prouve néanmoins pas encore que toutes les ruptures sont exécutées ni que les marchés sont déjà réattribués.
Mesurer les retombées pour les entreprises
La lecture économique défendue par la FEC apporte un critère d’évaluation : la sous-traitance devrait faire émerger des entreprises nationales solides, capables d’investir et de créer des emplois. Cela exige des compétences techniques, des financements et des règles prévisibles.

Le bilan gagnera donc à suivre trois résultats : la valeur des marchés effectivement obtenus par les entreprises éligibles, les crédits mobilisés et les emplois durables créés. Ces indicateurs permettront de mesurer la traduction des réformes dans l’activité économique.
DecryptEco | RDC & Afrique
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