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La Première ministre a achevé son séjour autour d’un dîner offert par Donald Trump, après avoir représenté Félix Tshisekedi à la 81ᵉ Assemblée générale de l’ONU.
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Les échanges ont associé financement sanitaire, transformation minière et infrastructures, avec des engagements à traduire en interventions et en investissements.
Judith Suminwa Tuluka a clôturé sa mission à New York autour d’un dîner offert par le président américain Donald Trump aux dirigeants présents. Arrivée le 21 septembre, la Première ministre représentait Félix Tshisekedi aux rencontres de haut niveau des Nations unies.
Son déplacement a concentré plusieurs priorités congolaises : la paix, la riposte à Ebola et la mobilisation des investissements.
L’urgence sanitaire a donné lieu à une annonce américaine de 267 millions USD supplémentaires, le 23 septembre. Cette aide doit soutenir notamment les traitements, le diagnostic et les équipes sanitaires.

Elle s’inscrit dans une mobilisation internationale dont l’objectif initial était de réunir 2 milliards USD contre l’épidémie.
Africa CDC chiffre ensuite à environ 2,9 milliards USD les engagements internationaux, en argent et en nature. Son communiqué du 24 septembre distingue cette enveloppe des décaissements effectifs.
Son directeur général, Jean Kaseya, demande de suivre les ressources jusqu’aux dépenses et aux services rendus. Financer des centres ne suffit pas : » il faut aussi rémunérer les équipes, acheminer les équipements et atteindre les communautés. « , a-t-il indiqué.

La sécurité conditionne directement cette réponse. Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, souligne que les conflits et les déplacements compliquent l’accès aux malades et le suivi des personnes exposées.
La diplomatie sanitaire rejoint ainsi les discussions sur la stabilisation de l’Est : l’insécurité réduit l’efficacité des moyens mobilisés.
Sur le terrain industriel, l’USTDA, agence américaine pour le commerce et le développement, a annoncé un accord avec Buenassa Resources pour financer l’étude de préfaisabilité d’une raffinerie de cuivre et de cobalt au Lualaba.

L’étude précisera les approvisionnements, les choix techniques et les paramètres financiers. Elle prépare l’investissement, sans couvrir à ce stade la construction de l’usine.
Louis Watum a également évoqué deux dossiers : Chemaf, repris notamment par l’américain Virtus Minerals, et KoBold Metals. Le premier concerne la relance d’actifs de cuivre et de cobalt ; le second porte sur l’exploration.
Ces activités illustrent des étapes différentes, entre recherche de gisements et préparation de la production.
Le corridor de Lobito complète cette architecture en reliant les bassins miniers aux marchés atlantiques. À New York, le ministre des Mines a défendu l’installation d’activités industrielles autour du rail.

Ainsi, Washington cherche à sécuriser ses approvisionnements stratégiques ; Kinshasa veut développer la transformation et les emplois locaux. La valeur conservée dans le pays se mesure aussi aux usines, aux fournisseurs congolais et aux compétences développées autour de ces investissements.
DecryptEco | RDC & Afrique
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