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Les entrées atteignent 49,8 milliards de rands, contre 20,3 milliards au premier trimestre.
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Cette hausse s’explique notamment par un financement intragroupe dans les télécommunications.
Les entrées d’investissements directs étrangers en Afrique du Sud ont plus que doublé au deuxième trimestre 2026. Elles atteignent 49,8 milliards de rands, soit environ 3,03 milliards USD, contre 20,3 milliards de rands entre janvier et mars.
Ces données, publiées le 29 septembre 2026 par la Banque de réserve sud-africaine et relayées par Reuters, représentent une progression trimestrielle de 145,3 %.
En trois mois, les flux entrants ont ainsi augmenté de 29,5 milliards de rands. Cette progression repose notamment sur un financement par endettement accordé à une entreprise sud-africaine de télécommunications par sa société mère étrangère. L’identité de ladite entreprise n’a pas été dévoilée, l’opération n’étant pas publique.
Cette précision permet de comprendre ce que mesure le chiffre. Les investissements directs étrangers comprennent des apports au capital, des bénéfices réinvestis et certains prêts entre sociétés d’un même groupe. Une entreprise étrangère peut donc financer sa filiale sud-africaine sans construire immédiatement une nouvelle usine ou ouvrir un établissement.
Pour l’entreprise bénéficiaire, ces ressources peuvent servir à acheter des équipements, soutenir la trésorerie ou refinancer des engagements existants.
Leur effet sur la production et l’emploi varie avec leur utilisation. Les informations publiées ne permettent pas de déterminer précisément l’affectation du financement reçu dans les télécommunications.
Le bulletin de la banque centrale apporte un éclairage complémentaire. L’investissement fixe réel, qui mesure notamment les dépenses en bâtiments et en équipements après correction des variations de prix, a légèrement reculé au deuxième trimestre.
Sur l’ensemble du premier semestre, il reste néanmoins supérieur de 0,8 % à son niveau de la même période de 2025.
Ces évolutions peuvent coexister : l’arrivée de capitaux et leur transformation en investissements productifs ne suivent pas nécessairement le même calendrier. Un financement peut être enregistré avant l’achat de machines, ou servir à une opération qui n’accroît pas directement les capacités de production.
La hausse de 145 % traduit donc une forte augmentation des financements étrangers enregistrés sur le trimestre.
Pour mesurer ses retombées concrètes, il faut pouvoir relier ces capitaux aux dépenses des entreprises : extension des réseaux, équipements supplémentaires et services effectivement produits.
DecryptEco | RDC & Afrique
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