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Barrick chiffre à 1,1 milliard USD la contribution économique de Kibali en RDC en 2025, entre fiscalité, salaires, dividendes et achats locaux.
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Ce montant traduit plusieurs circuits de redistribution des revenus miniers, dont bénéficient l’État, les travailleurs et les fournisseurs.
Kibali Gold Mine a généré près de 1,1 milliard de dollars de retombées économiques en République démocratique du Congo en 2025, indique Barrick dans une publication du 9 septembre 2026 consacrée à son rapport de contribution fiscale. Ce chiffre regroupe les impôts, les redevances, les dividendes, les salaires et les dépenses auprès des fournisseurs locaux.
Cette précision permet de comprendre ce que représente la somme annoncée. L’ensemble du montant ne revient pas au Trésor public. Il correspond à différents paiements liés à l’activité de la mine, répartis entre plusieurs catégories de bénéficiaires.
Les impôts et les redevances alimentent les recettes publiques. Les salaires rémunèrent les travailleurs et soutiennent les dépenses de leurs ménages.
Les commandes de biens et de services procurent, quant à elles, des revenus aux entreprises qui approvisionnent le site. Chaque circuit traduit une forme distincte de contribution à l’économie.
Implantée dans le Haut-Uélé, au nord-est du pays, Kibali est exploitée par Barrick. Son capital est détenu à hauteur de 45 % par Barrick, de 45 % par AngloGold Ashanti et de 10 % par la Société minière de Kilo-Moto, la SOKIMO. Le milliard de dollars annoncé concerne donc les retombées de l’exploitation, et non un bénéfice revenant exclusivement à Barrick.
À l’échelle mondiale, le groupe déclare une contribution économique de 15,8 milliards de dollars en 2025, contre 12,4 milliards en 2024. Il fait notamment état de 5 milliards de dollars d’impôts et de redevances, ainsi que de 7,1 milliards d’achats auprès de plus de 7 400 fournisseurs des pays d’implantation.
Ces données concernent l’ensemble de ses opérations. Les achats locaux constituent un levier concret de diffusion des revenus miniers. Pour une entreprise fournisseur, les commandes peuvent financer des équipements, rémunérer du personnel et développer des compétences.
Leur effet sur l’économie nationale varie toutefois avec la part des biens et services effectivement produits dans le pays.
Cependant, le total communiqué pour Kibali ne détaille pas la répartition entre fiscalité, rémunérations et approvisionnement. Il donne une mesure globale des flux économiques associés à la mine.
Pour les entreprises congolaises, des retombées durables passent notamment par des contrats qui renforcent leurs capacités de production et leur permettent ensuite de servir d’autres clients.
DecryptEco | RDC & Afrique
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