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Corridor multimodal Walvis Bay-Ndola : le gouvernement congolais veut renforcer l’axe vers Lubumbashi

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  • La RDC et la Namibie veulent renforcer l’utilisation du corridor Walvis Bay-Ndola-Lubumbashi, un axe de plus de 2 500 km reliant le port namibien à la Copperbelt congolaise via la Zambie. De Walvis Bay à Lubumbashi, le trajet atteint 2 615 km pour un temps de transit indicatif de six à sept jours.

  • Pour Kinshasa, cet axe offre une voie supplémentaire d’accès à l’Atlantique pour les importations et les exportations du sud-est minier. Les discussions portent aussi sur un port sec attribué à la RDC par la Namibie, dont les modalités opérationnelles n’ont pas été précisées.

Le gouvernement congolais veut renforcer l’utilisation du corridor multimodal Walvis Bay-Ndola-Lubumbashi comme voie d’accès maritime pour le sud-est de la République démocratique du Congo. Le vice-Premier ministre chargé des Transports, Jean-Pierre Bemba, a échangé jeudi 24 septembre 2026 à Kinshasa avec l’ambassadeur de Namibie en RDC, Sipapela Cletius Sipapela, autour de l’optimisation de cet axe et du développement d’un port sec destiné au fret congolais.

Le corridor relie le port de Walvis Bay à la Zambie puis au sud de la RDC. Il s’étend sur plus de 2 500 kilomètres.

Le Walvis Bay Corridor Group estime précisément la distance à 2 525 km jusqu’à Kasumbalesa et à 2 615 km jusqu’à Lubumbashi. Le temps de transit indicatif est compris entre quatre et sept jours vers Kasumbalesa et entre six et sept jours vers Lubumbashi.

Ces chiffres donnent une dimension économique à la coopération discutée à Kinshasa. Pour une économie enclavée comme celle du Haut-Katanga et du Lualaba, l’accès à Walvis Bay permet de disposer d’un débouché supplémentaire pour les intrants industriels, les équipements miniers et certaines exportations, en complément des autres corridors régionaux.

Le port de Walvis Bay dispose d’une capacité annuelle de traitement de 750 000 conteneurs équivalents vingt pieds (EVP) et manutentionne environ 8 millions de tonnes de marchandises par an, d’après l’autorité portuaire namibienne.

Il est directement connecté aux marchés de la RDC et de la Zambie par le corridor Walvis Bay-Ndola-Lubumbashi.

Le trafic régional passant par les corridors namibiens progresse également. Le Walvis Bay Corridor Group indique que les volumes de fret transfrontalier transitant par les ports de Walvis Bay et Lüderitz ont atteint un record de 2,5 millions de tonnes durant l’exercice 2024-2025.

Ce total couvre plusieurs marchés régionaux, dont la RDC, la Zambie, l’Angola, le Botswana et l’Afrique du Sud, et ne correspond donc pas au seul axe vers Lubumbashi.

La RDC, la Namibie et la Zambie disposent déjà d’un cadre institutionnel commun pour ce corridor depuis un mémorandum signé en 2010.

En mars 2026, les trois pays ont encore travaillé sur son fonctionnement, notamment la gouvernance permanente et la réduction des obstacles au transport transfrontalier.

La discussion du 24 septembre remet surtout le port sec destiné à la RDC dans cette architecture logistique. Un tel dispositif peut permettre de regrouper les marchandises, faciliter certaines opérations douanières et organiser leur acheminement vers l’intérieur du continent.

Pour la RDC, l’intérêt économique réside donc moins dans l’existence d’un corridor supplémentaire que dans sa capacité à offrir aux opérateurs du cuivre et du cobalt une chaîne logistique régulière entre la Copperbelt et l’Atlantique.

DecryptEco | RDC & Afrique

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