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Le Botswana ne prévoit plus qu’un déficit de 9,26 milliards de pulas, soit 3,1 % du PIB, pour l’exercice se terminant en mars 2027, contre 26,35 milliards de pulas et 8,9 % du PIB annoncés en février.
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L’écart représente une réduction de près de 17,1 milliards de pulas, soit environ 65 %. Mais l’amélioration repose en partie sur une recette exceptionnelle plus élevée provenant de la Banque du Botswana, dans une économie toujours fortement exposée au diamant.
Le Botswana a fortement réduit sa prévision de déficit budgétaire pour l’exercice 2026-2027. Le gouvernement table désormais sur un solde négatif de 9,26 milliards de pulas, environ 646 millions USD, contre 26,35 milliards de pulas inscrits dans le budget présenté en février. Le déficit passerait ainsi de 8,9 % à 3,1 % du PIB.
En valeur, l’écart atteint 17,09 milliards de pulas. La nouvelle estimation réduit donc d’environ 65 % le besoin budgétaire initialement anticipé.
Une part importante de cette amélioration provient des recettes : le gouvernement a relevé leur prévision de 8,1 milliards de pulas, principalement grâce à un transfert de la Banque du Botswana supérieur aux attentes.
Ce seul ajustement représente près de la moitié de la réduction du déficit.
Le reste repose notamment sur la maîtrise des dépenses. Le ministre des Finances Ndaba Gaolathe a toutefois précisé que le résultat final resterait fonction de la capacité du gouvernement à contenir effectivement ces dépenses.
Autrement dit, la nouvelle prévision améliore la photographie budgétaire mais ne constitue pas encore un résultat d’exécution.
Cette distinction compte particulièrement pour le Botswana. En février, le gouvernement anticipait encore un ratio dette/PIB de 44,66 % en mars 2027, supérieur au plafond légal de 40 %.
Le budget initial de 26,35 milliards de pulas reflétait ainsi un niveau de dépenses supérieur aux ressources immédiatement mobilisables.
La fragilité reste liée au diamant. Cette industrie fournit traditionnellement environ un tiers des recettes publiques et trois quarts des revenus en devises du pays.
La baisse prolongée de la demande mondiale, combinée à la progression des diamants de laboratoire, a donc touché simultanément les exportations, les réserves de change et les recettes de l’État.
Après deux années consécutives de contraction, l’économie a néanmoins progressé de 3,5 % sur un an au premier trimestre 2026.
Le redressement budgétaire offre ainsi davantage de marge qu’anticipé en début d’année, sans supprimer le problème structurel : lorsqu’un produit fournit environ un tiers des recettes publiques et trois quarts des devises, la trajectoire budgétaire reste étroitement liée à son cycle mondial.
DecryptEco | RDC & Afrique
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