Sous le thème évocateur : « La banque en quête de renouveau », l’événement intervient à un moment charnière. Entre pression réglementaire, révolution numérique et mutation des usages, le secteur bancaire africain est sommé de se réinventer.
Organisé par One Africa Forums, l’ABF 2026 réunira banques, régulateurs, fintechs, investisseurs et experts autour des défis majeurs : inclusion financière, financement de l’économie réelle, cybersécurité, gouvernance et transformation digitale.
Mais au-delà du cadre continental, c’est la réalité congolaise qui interpelle.
Aujourd’hui, près de 88 % des dépôts bancaires du pays sont concentrés entre Kinshasa et Lubumbashi. Une hypercentralisation qui révèle un système à deux vitesses, laissant une large partie du territoire en marge des circuits financiers.
Le contraste est encore plus frappant côté crédit : environ 2 milliards de dollars de crédit distribués à l’échelle nationale en 2025, soit à peine 20 dollars de crédit pour 100 millions d’habitants. Un chiffre qui résume, à lui seul, l’ampleur du défi : financer une économie réelle encore largement sous-bancarisée.
Dans ce contexte, l’ABF 2026 dépasse le simple cadre d’un forum. Il devient un laboratoire d’idées, un espace où décideurs et think tanks pourront interroger les modèles actuels, repenser l’allocation du crédit et esquisser une bancarisation plus inclusive.
Pourquoi Kinshasa ? Parce que la RDC incarne ce paradoxe africain : un potentiel immense, mais encore sous-exploité. Une jeunesse connectée, des besoins massifs en financement, et un secteur bancaire appelé à sortir de sa zone de confort.
Sur cet aspect des choses, assènent les experts, sans rééquilibrage géographique, sans innovation audacieuse et sans coopération renforcée, le renouveau bancaire restera un slogan.
À Kinshasa, glissent-ils, pendant trois jours, l’Afrique bancaire n’aura pas droit à l’erreur.
DecryptEco
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