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Les opérateurs sont appelés à acquérir des péniches métalliques avant l’échéance du 15 novembre 2026.
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Aucun moratoire ne sera accordé, prévient le ministre des Transports.
Les armateurs congolais doivent préparer le remplacement de leurs baleinières en bois. Le mercredi 07 octobre 2026, à Kinshasa, le vice-Premier ministre chargé des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a réuni les représentants des Armateurs du Congo, de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) et d’autres organisations du transport fluvial et lacustre.
Objectif : rappeler l’interdiction de navigation qui entrera en vigueur le 15 novembre prochain.

Cette rencontre intervient au lendemain de la décision annoncée le 6 octobre, en réponse à la recrudescence des accidents mortels et des naufrages. La mesure concerne le fleuve Congo, ses affluents, les autres cours d’eau ainsi que les lacs du pays. Sa portée est donc nationale.
Lors de cette première étape, le secrétaire général aux Transports avait été chargé de prendre les dispositions nécessaires à son application.
Le concours de la Police nationale congolaise et de la Force navale avait également été sollicité pour faire respecter l’interdiction, avec la possibilité d’intercepter et de saisir les embarcations contrevenantes.
L’Office national des transports (ONATRA) avait, pour sa part, reçu instruction de mobiliser sa flotte afin de maintenir le transport des personnes et des marchandises. Avec la réunion du 7 octobre, Jean-Pierre Bemba porte désormais cette décision directement auprès des opérateurs concernés.
Il les appelle à engager rapidement la transformation de leur flotte et à acquérir des péniches métalliques pour poursuivre leurs activités. Le calendrier laisse peu de temps aux armateurs. Entre cette rencontre et l’entrée en vigueur de l’interdiction, l’intervalle est de 39 jours, soit moins de six semaines.
Ce délai doit leur permettre de préparer une transition qui implique l’acquisition de nouvelles embarcations et l’organisation de leur exploitation. Le ministre a toutefois fermé la porte à un report : aucun moratoire ne sera accordé.
La continuité des déplacements et de l’acheminement des marchandises dépendra aussi de la capacité de transport effectivement disponible à cette date. L’appel à mobiliser la flotte de l’ONATRA répond à cette préoccupation.
Les informations communiquées ne précisent cependant ni le nombre de baleinières concernées, ni celui des péniches métalliques disponibles, ni le coût de cette conversion. Ces données permettront de mesurer l’ampleur de l’effort demandé aux armateurs et la capacité du secteur à respecter l’échéance.
DecryptEco | RDC & Afrique
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