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À Francfort, la délégation congolaise a examiné des technologies susceptibles d’accompagner le futur Hub national des données financières de l’État.
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Le projet vise à centraliser les informations pour mieux repérer les anomalies et anticiper les risques dans la gestion publique.
L’Inspection générale des finances (IGF) poursuit en Allemagne sa recherche de solutions technologiques pour moderniser le contrôle des finances publiques. Après une étape en Belgique, sa délégation, conduite par l’Inspecteur général des finances–chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii, a rencontré à Francfort, une entreprise allemande spécialisée dans le génie logiciel.

Au centre des échanges : les outils nécessaires à la construction du futur Hub national des données financières de l’État.
Cette plateforme doit occuper une place centrale dans le dispositif de contrôle systémique porté par l’IGF. L’ambition est de faciliter la collecte, la centralisation et l’exploitation des données financières publiques pour améliorer la détection des risques.
Concrètement, il s’agit de pouvoir rapprocher des informations provenant de plusieurs services afin de repérer plus rapidement les incohérences et d’orienter les vérifications. Pendant plus de quatre heures, les participants ont examiné les possibilités techniques offertes par cette démarche.
L’entreprise allemande a présenté une solution développée pour ses clients, en détaillant ses fonctionnalités, son architecture et les technologies utilisées. L’IGF a, de son côté, exposé les grandes lignes de son projet de transformation numérique.
Les discussions ont notamment porté sur l’intégration des systèmes, l’interconnexion des données et leur exploitation. Ces questions touchent au fonctionnement même du futur dispositif : pour croiser les informations, les outils des différentes administrations doivent pouvoir communiquer et produire des données comparables.

Une plateforme peut rassembler de nombreux fichiers sans offrir une lecture fiable des opérations financières. Son utilité suppose des informations complètes, régulièrement actualisées et suffisamment harmonisées pour être rapprochées.
Une dépense enregistrée par un service doit, par exemple, pouvoir être reliée aux pièces et aux opérations correspondantes dans les autres systèmes concernés. Cette organisation des données peut aider les inspecteurs à mieux cibler leurs interventions.
Des écarts inhabituels ou des opérations présentant des incohérences peuvent déclencher une vérification. Toutefois, une alerte informatique constitue un signal à examiner : elle ne suffit pas, à elle seule, à établir une irrégularité.
La centralisation soulève également des exigences de sécurité. Définir les droits d’accès, protéger les informations sensibles et conserver la trace des consultations comme des modifications sera nécessaire pour préserver la fiabilité du dispositif.
À ce stade, les éléments présentés décrivent une démarche d’exploration technologique. Ils ne font état ni d’un fournisseur retenu ni d’un calendrier de déploiement.
L’étape de Francfort contribue ainsi à préciser les choix techniques du projet. Le passage à un outil opérationnel exigera aussi une coopération organisée entre les administrations appelées à alimenter le Hub et l’IGF chargée d’en exploiter les données.
DecryptEco | RDC & Afrique
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