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Frivao : Guillaume Ngefa annonce 120 millions USD pour les réparations collectives dans quatre provinces

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  • Le ministre de la Justice associe les élus de la Grande Orientale à la mise en œuvre des projets, avec 30 millions USD prévus par province.

  • Santé, éducation et eau potable figurent parmi les priorités, avec une exigence : transformer les fonds en services durables pour les victimes.

Le ministre d’État à la Justice, Guillaume Ngefa, a confirmé, mercredi 30 septembre 2026 à Kinshasa, une enveloppe de 120 millions USD pour les réparations collectives dans l’Ituri, la Tshopo, le Haut-Uélé et le Bas-Uélé. Devant les députés nationaux et sénateurs du Caucus de la Grande Orientale, il a sollicité leur accompagnement pour définir les priorités et suivre les projets.

Cette dotation, annoncée dès le 9 septembre, prévoit 30 millions USD par province. Elle doit financer des infrastructures sanitaires et scolaires, l’accès à l’eau potable et le relèvement économique. La concertation avec les élus prolonge donc un dispositif déjà annoncé, dont les effets concrets restent à matérialiser.

Le processus s’inscrit dans l’exécution de l’arrêt du 9 février 2022 de la Cour internationale de Justice, qui a fixé à 325 millions USD les réparations dues par l’Ouganda à la RDC. Les 120 millions destinés aux projets collectifs représentent environ 37 % de ce montant judiciaire total. Ce ratio mesure l’ampleur de l’enveloppe, sans établir son niveau de décaissement.

Un centre de santé accessible peut réduire les déplacements coûteux des ménages ; un réseau d’eau fonctionnel peut limiter le temps consacré à l’approvisionnement. Ces équipements peuvent ainsi soutenir la reprise des activités, à condition de disposer de personnel, de fournitures et de moyens d’entretien.

Les travaux du Centre international pour la justice transitionnelle apportent un éclairage utile. L’organisation souligne que les victimes ont des besoins différents et doivent participer à la conception comme à l’exécution des réparations.

Appliquée au programme congolais, cette approche invite à distinguer égalité des enveloppes et équité des interventions : une même somme par province ne garantit pas une réponse proportionnée aux préjudices et aux besoins.

Le FRIVAO conservera la gestion et l’affectation des fonds. Les élus sont appelés à contribuer à la sensibilisation, au suivi des priorités et au contrôle des projets. Les réparations collectives doivent également accompagner les indemnisations individuelles, dont la poursuite à Kisangani reste liée au nettoyage du fichier des victimes.

Le calendrier des chantiers et les montants déjà décaissés restent à préciser. Publier les projets retenus, leurs coûts et leur état d’avancement permettrait de rendre la traçabilité vérifiable. Pour les communautés, la réparation prendra une dimension durable lorsque les infrastructures financées fourniront effectivement des soins, de l’eau et des services éducatifs.

DecryptEco | RDC & Afrique

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