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Afrique : Yvon Sana Bangui à la présidence transitoire de l’IMA pour préparer une future banque centrale continentale

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  • Le gouverneur de la BEAC prend la présidence du conseil d’administration de l’Institut monétaire africain.

  • Cette étape prolonge les préparatifs d’une intégration monétaire qui exige encore de rapprocher les économies du continent.

Le projet de Banque centrale africaine avance dans l’organisation de ses institutions. Yvon Sana Bangui, gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), a été désigné président, à titre transitoire, du conseil d’administration de l’Institut monétaire africain (IMA).

La BEAC confirme cette décision intervenue lors des réunions annuelles de l’Association des banques centrales africaines, organisées du 13 au 18 septembre 2026 à Nairobi, au Kenya.

Cette responsabilité intervient à l’achèvement de son mandat 2025-2026 à la tête de l’Association. Elle donne une continuité institutionnelle aux travaux engagés pour préparer une future Banque centrale africaine et, à terme, une monnaie unique.

Une étape avait précédé cette désignation. Dans une communication du 15 avril 2026, l’Union africaine rappelait que les chefs d’État et de gouvernement avaient récemment adopté la création de l’IMA. Elle présentait alors sa mise en fonctionnement comme une priorité, avec trois axes : renforcer la coopération monétaire, harmoniser les politiques et rapprocher les performances économiques.

La décision de Nairobi fait ainsi progresser l’organisation de sa gouvernance.

L’Institut constitue une structure préparatoire. Son rôle consiste à construire les bases d’une intégration monétaire plus poussée. La présidence de son conseil d’administration doit donc être distinguée de la direction d’une banque centrale continentale déjà opérationnelle.

L’intérêt économique du projet est concret. Une monnaie commune pourrait réduire les frais de conversion, faciliter la comparaison des prix et limiter les incertitudes de change entre pays participants.

L’Union africaine inscrit cette ambition dans le soutien aux échanges et aux investissements transfrontaliers, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine.

Mais partager une monnaie implique aussi de partager des contraintes. Une même politique de taux peut convenir à une économie où l’inflation accélère et freiner une autre qui manque de croissance. Le rapprochement des situations économiques devient donc une condition de cohérence du projet.

La portée de cette nomination est d’abord institutionnelle. Le travail préparatoire devra rendre crédible une politique monétaire commune, grâce à des règles comprises, des données comparables et une coordination durable entre États. C’est sur ces résultats que pourra se mesurer l’avancée vers une banque centrale continentale.

DecryptEco | RDC & Afrique

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