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L’ambassadeur chinois Zhao Bin annonce plus de 19,2 milliards USD d’échanges entre janvier et juillet 2026, avec un excédent de près de 10,6 milliards pour la RDC.
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Pékin souhaite élargir la coopération à l’agriculture et à l’industrie, dans une relation commerciale encore fortement concentrée sur les ressources minières.
La RDC vend davantage à la Chine qu’elle ne lui achète. Entre janvier et juillet 2026, les échanges commerciaux entre les deux pays ont dépassé 19,2 milliards USD, a annoncé l’ambassadeur chinois Zhao Bin lors d’une conférence de presse, tenue le mardi 29 septembre 2026 à Kinshasa. Le diplomate avance un excédent commercial de près de 10,6 milliards USD en faveur du Congo.
Ce montant de 19,2 milliards additionne les marchandises vendues et achetées entre les deux économies. Une publication du Projet Afrique-Chine, datée du 26 août, présentait déjà ce total : 14,9 milliards USD d’exportations congolaises vers la Chine, contre 4,3 milliards d’importations en provenance du marché chinois. La différence correspond à l’excédent annoncé par l’ambassadeur.
Mais cette balance favorable repose sur une gamme étroite de produits. Le Projet Afrique-Chine chiffre à 14 milliards USD les ventes de cuivre et de ses dérivés sur cette période. Rapporté aux 14,9 milliards d’exportations congolaises recensées, cela représente environ 94 %, calcul effectué à partir des montants arrondis publiés.
Le cuivre domine donc largement les recettes commerciales tirées du marché chinois.
Dans l’autre sens, les marchandises chinoises comprennent notamment des équipements électriques, des engins de chantier et des camions. Une partie de ces achats équipe les activités qui produisent les minerais ensuite exportés.
Cette structure entretient une relation étroite entre les besoins des mines congolaises et les débouchés industriels chinois.
Pékin affiche désormais sa volonté d’élargir la coopération. Zhao Bin cite notamment l’agriculture, la transformation des minerais, les infrastructures, les énergies propres et la formation professionnelle.
Ces orientations constituent des domaines de coopération annoncés, sans que l’article précise les financements ou les calendriers correspondants.
Développer des exportations agricoles et des activités de transformation permettrait de multiplier les entreprises bénéficiant du commerce avec la Chine. Cela exige toutefois une production régulière, des équipements et une logistique capables d’acheminer les produits à un coût compétitif.
L’excédent commercial mesure l’écart entre les ventes et les achats extérieurs. Il ne correspond pas aux recettes encaissées par le Trésor public. Les retombées locales passent notamment par les salaires, les impôts et les commandes aux fournisseurs.
Avec une telle concentration sur le cuivre, une baisse de son prix peut réduire les recettes d’exportation, même si les volumes vendus restent stables.
DecryptEco | RDC & Afrique
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