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Le Nigeria Distributed Renewable Energy Fund, doté d’un objectif de 300 millions USD, est passé de sa phase de structuration au déploiement commercial de capitaux dans les mini-réseaux et autres solutions renouvelables distribuées.
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La Banque mondiale apporte une première contribution de 25 millions USD via l’IDA. Le financement intervient dans un pays où le programme DARES vise déjà à fournir de l’électricité à 17,5 millions de personnes et à remplacer plus de 250 000 groupes électrogènes diesel.
Le Nigeria cherche à faire du financement privé un maillon plus important de son électrification. La Nigeria Sovereign Investment Authority, Africa50 et Sustainable Energy for All ont lancé commercialement un fonds de 300 millions USD consacré aux solutions d’énergie renouvelable distribuée.
L’opération fait passer le véhicule de la structuration à la recherche et au financement effectif de projets.
Le dispositif vise notamment les mini-réseaux et les systèmes solaires autonomes, deux solutions qui permettent d’électrifier des ménages ou des entreprises sans attendre l’extension du réseau national.
Dans les zones où la demande est dispersée ou où les infrastructures conventionnelles coûtent cher, ces installations peuvent réduire le coût du dernier kilomètre.
La Banque mondiale participe au montage avec une contribution initiale de 25 millions USD via l’Association internationale de développement.
Cette somme représente un peu plus de 8 % de la taille annoncée du fonds. Les communications disponibles ne détaillent toutefois pas encore la totalité des engagements permettant d’atteindre les 300 millions USD : le lancement commercial ne doit donc pas être confondu avec un décaissement intégral de l’enveloppe.
L’échelle du besoin explique le recours à ce type de financement. La Banque mondiale estime que 560 millions de personnes restaient privées d’électricité en Afrique subsaharienne en 2024.
Sa Mission 300, menée avec la Banque africaine de développement, vise 300 millions de nouvelles personnes raccordées d’ici 2030.
Le Nigeria occupe une place importante dans cette stratégie. Le programme DARES de la Banque mondiale doit à lui seul permettre à 17,5 millions de Nigérians d’accéder à une électricité plus propre et remplacer plus de 250 000 générateurs diesel.
L’intérêt économique dépasse donc l’éclairage des ménages : l’électricité conditionne aussi la durée d’ouverture des commerces, la conservation des produits, l’irrigation, les télécommunications et les coûts de production des petites entreprises.
Le fonds de 300 millions USD cherche précisément à transformer ces besoins en projets finançables par des investisseurs.
Pour le Nigeria, la question n’est plus seulement d’ajouter des mégawatts au réseau national, mais de financer des solutions capables d’atteindre les clients que ce réseau dessert mal ou pas du tout.
DecryptEco | RDC & Afrique
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