À Kolwezi, le site de Kasulo s’invite dans le débat mondial sur les minerais stratégiques. Le 25 mars 2026, à Shanghai, Entreprise Générale du Cobalt (EGC) et Mercuria Energy Trading ont scellé un protocole d’accord destiné à encadrer l’exploitation artisanale du cobalt et à structurer une chaîne d’approvisionnement longtemps décriée dudit site minier.
Au cœur du projet : remettre de l’ordre dans un secteur essentiel mais fragile. La République démocratique du Congo concentre une part majeure des réserves mondiales de cobalt, métal clé des batteries et de la transition énergétique. Pourtant, son extraction artisanale reste associée à des conditions de travail précaires, des risques sanitaires élevés et une traçabilité insuffisante.
Le partenariat propose une réponse structurée. Normes de sécurité renforcées, respect des droits humains, suivi environnemental et traçabilité intégrale du minerai : autant de piliers destinés à transformer Kasulo en modèle. « Ce partenariat marque une étape supplémentaire dans la structuration d’une filière artisanale responsable en République Démocratique du Congo. L’accès au financement […] permet de sécuriser la production, d’améliorer durablement les conditions de travail des exploitants artisanaux et de bâtir des chaînes d’approvisionnement traçables, transparentes et créatrices de valeur pour les communautés congolaises », affirme Eric Kalala, Directeur Général de l’EGC.
Le financement apparaît en effet comme la clé de voûte du dispositif. Il doit stabiliser les activités des creuseurs, souvent soumis à l’instabilité des prix et à l’absence d’encadrement. L’approche se veut collective : coopératives, Gécamines et autorités publiques sont appelées à participer à cette réorganisation.
Du côté de Mercuria, l’objectif dépasse le cadre local. « Ce partenariat reflète notre engagement à construire des chaînes d’approvisionnement pleinement transparentes et responsables pour les minerais critiques », souligne Kostas Bintas, head of Metals and Minerals chez Mercuria, qui évoque la volonté de faire de Kasulo une référence internationale.
Pour les experts du secteur, l’initiative s’inscrit dans une tendance de fond : la pression croissante des marchés et des régulateurs pour des minerais « propres ». « Les acheteurs internationaux exigent désormais des garanties strictes. Sans traçabilité ni standards sociaux, le cobalt devient difficile à commercialiser », explique un analyste des matières premières basé à Londres. D’autres soulignent toutefois que la réussite dépendra de l’application concrète sur le terrain : contrôle effectif des sites, adhésion des creuseurs et lutte contre les circuits parallèles.
Kasulo devient ainsi un test grandeur nature. Si le modèle tient ses promesses, il pourrait redéfinir les règles du jeu pour l’exploitation artisanale en Afrique centrale.
Le partenariat propose une réponse structurée. Normes de sécurité renforcées, respect des droits humains, suivi environnemental et traçabilité intégrale du minerai : autant de piliers destinés à transformer Kasulo en modèle. « Ce partenariat marque une étape supplémentaire dans la structuration d’une filière artisanale responsable en République Démocratique du Congo. L’accès au financement […] permet de sécuriser la production, d’améliorer durablement les conditions de travail des exploitants artisanaux et de bâtir des chaînes d’approvisionnement traçables, transparentes et créatrices de valeur pour les communautés congolaises », affirme Eric Kalala, Directeur Général de l’EGC.
Le financement apparaît en effet comme la clé de voûte du dispositif. Il doit stabiliser les activités des creuseurs, souvent soumis à l’instabilité des prix et à l’absence d’encadrement. L’approche se veut collective : coopératives, Gécamines et autorités publiques sont appelées à participer à cette réorganisation.
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Du côté de Mercuria, l’objectif dépasse le cadre local. « Ce partenariat reflète notre engagement à construire des chaînes d’approvisionnement pleinement transparentes et responsables pour les minerais critiques », souligne Kostas Bintas, head of Metals and Minerals chez Mercuria, qui évoque la volonté de faire de Kasulo une référence internationale.
Pour les experts du secteur, l’initiative s’inscrit dans une tendance de fond : la pression croissante des marchés et des régulateurs pour des minerais « propres ». « Les acheteurs internationaux exigent désormais des garanties strictes. Sans traçabilité ni standards sociaux, le cobalt devient difficile à commercialiser », explique un analyste des matières premières basé à Londres. D’autres soulignent toutefois que la réussite dépendra de l’application concrète sur le terrain : contrôle effectif des sites, adhésion des creuseurs et lutte contre les circuits parallèles.
Kasulo devient ainsi un test grandeur nature. Si le modèle tient ses promesses, il pourrait redéfinir les règles du jeu pour l’exploitation artisanale en Afrique centrale.