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RDC : Aimé Boji met en avant le rôle international du pays et ses enjeux économiques

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La République démocratique du Congo entend désormais compter davantage dans les équilibres internationaux. C’est le message qu’a voulu faire passer Aimé Boji Sangara, président de l’Assemblée nationale, lundi à Palais du Peuple, le lundi 16 mars 2026, lors de l’ouverture de la session parlementaire de mars.

Dans son discours, le patron de la Chambre basse a souligné ce qu’il considère comme une reconnaissance du poids croissant de la République démocratique du Congo sur la scène internationale.  » Le pays siège aujourd’hui à la fois au Conseil de sécurité des Nations Unies et au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, tout en participant aux travaux de la Commission de paix et de sécurité de l’Union africaine. », a-t-il souligné.

Pour Kinshasa, ces positions diplomatiques traduisent, selon lui, « la confiance que la communauté internationale place dans le rôle du Congo ». Mais au-delà du prestige institutionnel, les observateurs y voient aussi une responsabilité accrue dans un contexte international particulièrement instable.

Le monde traverse en effet une phase de tensions géopolitiques marquées, notamment avec l’escalade militaire entre Iran et Israël, qui alimente les incertitudes sur les marchés de l’énergie, les chaînes d’approvisionnement et les flux financiers mondiaux. Dans ce climat, les États appelés à participer aux grandes instances internationales sont attendus autant sur leurs positions diplomatiques que sur leur crédibilité économique.

Pour la RDC, l’enjeu en filigrane est double. Sur le plan politique, ces responsabilités internationales offrent une tribune et renforcent l’image d’un pays appelé à jouer un rôle stabilisateur en Afrique. Mais sur le plan économique, elles rappellent surtout l’urgence de consolider les fondamentaux internes : gouvernance des ressources naturelles, climat des affaires, diversification de l’économie et crédibilité budgétaire.

Car si la diplomatie peut renforcer le rayonnement d’un État, les experts insistent que la solidité économique demeure le véritable socle de son influence. Ainsi donc, à Kinshasa, les prochains mois de la session parlementaire devraient ainsi être scrutés de près, notamment sur les dossiers sensibles touchant à l’investissement, à la gestion minière et aux équilibres budgétaires.

Autrement dit, la visibilité internationale du Congo progresse. Reste désormais à transformer cette reconnaissance diplomatique en levier concret pour l’économie nationale.

DecryptEco

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