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Du 26 au 28 octobre, Kinshasa réunit décideurs, investisseurs et opérateurs autour du financement des infrastructures et du développement des corridors logistiques.
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Selon la Banque africaine de développement (BAD), moins de 2 % des quelque 152 400 kilomètres de routes congolaises sont revêtus.
Le Vice-Premier ministre chargé des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a lancé, le lundi 26 octobre 2026 à Kinshasa, la troisième édition du RDC Transport Infrastructure & Logistics Investment Forum (RIF 2026).
Organisée par le think tank RDC Stratégie, cette rencontre de trois jours réunit responsables publics, investisseurs privés, partenaires financiers et professionnels du secteur pour examiner les moyens d’améliorer les liaisons de transport à l’intérieur du pays et avec les États voisins.

Placée sous le thème « Corridors stratégiques, souveraineté logistique et intégration régionale : bâtir la puissance infrastructurelle de l’Afrique centrale », cette édition privilégie le développement de réseaux capables de soutenir la production nationale et les échanges commerciaux.
Un corridor logistique désigne un ensemble coordonné de routes, voies ferrées, ports et plateformes permettant d’acheminer les marchandises depuis les zones de production jusqu’aux marchés.
Dans son intervention, Jean-Pierre Bemba a notamment appelé à relier les bassins agricoles et miniers aux centres de transformation et de consommation.
Il a également insisté sur la simplification des formalités douanières, la numérisation des procédures et la coordination entre administrations afin de réduire les obstacles à la circulation des marchandises.
Cette ambition se heurte néanmoins à un important déficit infrastructurel.
Selon les données de référence sur le réseau routier congolais, reprises notamment dans les diagnostics sectoriels de la Banque africaine de développement (BAD), la RDC dispose d’environ 152 400 kilomètres de routes, dont moins de 2 % sont revêtus.

Sur quelque 58 125 kilomètres de routes d’intérêt général, comprenant les routes nationales et provinciales, seulement 19,5 % sont considérés comme étant en bon état.
Cette faiblesse allonge les délais de livraison, renchérit le transport des produits agricoles et industriels et réduit la compétitivité des entreprises éloignées des principaux centres économiques.
Elle souligne également l’importance de mieux articuler les réseaux routier, ferroviaire et fluvial, plutôt que de multiplier les infrastructures isolées.
Le RIF 2026, dont les travaux se poursuivent jusqu’au 28 octobre, entend notamment favoriser la préparation de projets susceptibles d’attirer des capitaux publics et privés.
Pour les experts, l’enjeu consiste désormais à transformer ces perspectives d’investissement en infrastructures fonctionnelles et durablement entretenues, capables de réduire les coûts logistiques, de faciliter les échanges commerciaux et de mieux intégrer les différentes provinces aux circuits économiques nationaux et régionaux.
DécryptEco | RDC & Afrique
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