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À Paris, Kinshasa et Washington ont examiné les mécanismes de mobilisation des capitaux, le partage des risques et les conditions de viabilité économique du Grand Inga.
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Malgré un potentiel hydroélectrique estimé à plus de 40 000 MW, le Grand Inga reste confronté à des défis de financement, dans un pays où seulement 21 % de la population avait accès à l’électricité en 2025.
La République démocratique du Congo (RDC) et les États-Unis ont engagé, le lundi 26 octobre 2026 à Paris, une nouvelle étape dans la préparation du projet hydroélectrique Grand Inga, avec un accent particulier sur son financement et son organisation institutionnelle.
La réunion inaugurale du Comité de coordination et de gouvernance a été coprésidée par le Vice-Premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, et Jeremy Wiggins, responsable de la politique de financement du développement au Trésor américain, en présence d’Anna Bjerde, Directrice générale des opérations de la Banque mondiale.
Institué conformément à l’article X de l’accord stratégique signé le 4 décembre 2025, ce comité doit coordonner les interventions des deux pays et des partenaires financiers.

Les discussions ont notamment porté sur la mobilisation des investissements publics et privés, le partage des risques financiers et les infrastructures nécessaires au transport de l’électricité.
Pour attirer des investisseurs, un projet de cette ampleur doit présenter des coûts maîtrisés, des perspectives de recettes suffisantes et des engagements crédibles d’achat de l’électricité produite.
Situé sur le fleuve Congo, dans le Kongo Central, Grand Inga représente un potentiel hydroélectrique estimé à plus de 40 000 mégawatts. Son développement est envisagé progressivement, avec Inga 3 comme prochaine grande étape.
Sur le plan financier, la Banque mondiale a approuvé, en juin 2025, une première enveloppe de 250 millions USD, dans le cadre d’un programme de développement d’Inga 3 évalué à un milliard USD.

Ce financement concerne notamment les études préparatoires, le renforcement institutionnel et les investissements en faveur des communautés locales.
Cette distinction reste importante dans un pays où seulement 21 % de la population avait accès à l’électricité en 2025, selon la Banque mondiale.
Du point de vue de l’expertise sectorielle, la crédibilité financière du projet repose également sur l’identification d’acheteurs solvables, la rentabilité des investissements et la maîtrise des risques environnementaux.
Ces paramètres figurent parmi les exigences techniques établies pour la préparation d’Inga 3.
La réunion de Paris constitue ainsi une avancée dans la coordination institutionnelle, sans annoncer de bouclage financier.

Pour la RDC, le principal défi consiste désormais à convertir cette coopération en financements contractualisés, en infrastructures opérationnelles et, surtout, en électricité accessible aux ménages et aux industries nationales.
DécryptEco | RDC & Afrique
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