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RDC : le gouvernement accélère les préparatifs du tramway de Kinshasa, estimé à 9 milliards USD

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  • À Bruxelles, John Banza Lunda a réuni les entreprises du consortium belgo-international pour avancer sur les derniers aspects techniques et administratifs du projet de tramway destiné à Kinshasa et Lubumbashi. Le coût annoncé atteint 9 milliards USD.

  • À Kinshasa, sept lignes interconnectées sont envisagées. Leur intérêt économique tient autant aux trajets qu’elles pourraient raccourcir qu’à leur capacité à rester accessibles pendant les fortes pluies.

Le gouvernement congolais poursuit les préparatifs du tramway de Kinshasa et Lubumbashi. Lors d’une rencontre à Bruxelles, tenue, le 26 septembre 2026, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a réuni les entreprises du consortium belgo-international chargé du projet.

Les discussions portent sur les conditions techniques et administratives à remplir avant le lancement des travaux. L’investissement est évalué à 9 milliards USD, sans ventilation publique entre les deux villes ni calendrier détaillé de décaissement.

À Kinshasa, le réseau projeté comprend sept lignes interconnectées desservant notamment la Gombe, N’djili, Kintambo, Matete, l’Université de Kinshasa, Selembao et Mont-Ngafula.

Le dispositif annoncé associe des tronçons souterrains, une gestion des eaux pluviales et une alimentation électrique propre au réseau.

Ces équipements comptent dans une ville où une voie inondée ou une coupure de courant peut interrompre bien plus qu’un seul trajet.

Le coût de la congestion se mesure aussi en emplois devenus difficiles à atteindre. Dans une étude fondée sur des données de déplacements antérieures, la Banque mondiale estimait qu’en période de pluie, la proportion moyenne d’emplois accessibles en une heure à Kinshasa passait de 20 % à 15 %. Elle évaluait à au moins 1,2 million USD par jour d’inondation les pertes liées aux retards des voyageurs.

Ce chiffre mesure un problème existant ; il ne représente pas les économies que produirait automatiquement le tramway.

Cette lecture éclaire les choix techniques présentés à Bruxelles. Protéger les voies contre l’eau et garantir leur alimentation électrique permettrait de préserver la régularité du service.

Pour un salarié, cela signifie pouvoir atteindre davantage de lieux de travail ; pour une entreprise, disposer d’un bassin de recrutement moins limité par les temps de trajet. Encore faut-il que les stations soient reliées aux quartiers par des accès praticables et aux transports déjà utilisés par les Kinois.

John Banza avait annoncé, lors d’un briefing gouvernemental le 9 juin, une première ligne à l’horizon 2027. La rencontre de Bruxelles précise l’ambition du réseau et son coût estimé, mais elle ne constitue pas un lancement de chantier.

Le montant de 9 milliards USD reste celui d’un projet annoncé : les informations publiées ne détaillent ni les financements effectivement mobilisés, ni la part consacrée à la première ligne, ni le tarif futur pour les voyageurs.

À cette échelle, la question décisive pour les ménages sera simple : combien de temps et d’argent gagneront-ils sur un trajet quotidien ? Les études de tracé, le financement de chaque phase et le prix du billet devront apporter une réponse concrète aux habitants des communes que les sept lignes promettent de relier, estime un expert du secteur.

DecryptEco | RDC & Afrique

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