Le gouvernement congolais met fin à la riposte contre l’épidémie de Mpox et redirige désormais ses efforts vers le choléra, dont l’évolution reste sous surveillance. C’est ce qu’a annoncé le ministre de la Santé, Hygiène et Prévention sociale, Dr Roger Kamba, lors de la 85e réunion du Conseil des ministres, tenue le 03 avril 2026.
Sur le plan épidémiologique, la 12ᵉ semaine de l’année 2026 marque une nouvelle progression des cas suspects de choléra. Le nombre est passé de 1 109 à 1 158 cas, avec cinq décès, soit une létalité de 0,5 %, en baisse par rapport à la semaine précédente (0,9 %). Malgré cette amélioration relative du taux de létalité, le niveau global des cas reste élevé, avec plus de 1 000 cas hebdomadaires.
La province du Sud-Kivu demeure l’épicentre de l’épidémie, enregistrant 191 nouveaux cas suspects et un décès. Cette concentration confirme la persistance de foyers actifs dans l’Est du pays, où les conditions d’hygiène et d’accès à l’eau potable continuent de favoriser la transmission.
À Kinshasa, la situation évolue différemment selon les sites. À la prison centrale de Makala, aucun nouveau cas suspect ni hospitalisation n’a été signalé depuis plus de dix jours, traduisant un contrôle effectif de la situation sanitaire. En revanche, la prison de Mbanza-Ngungu reste un point de vigilance. Au 1er avril 2026, elle cumulait 148 cas suspects et 14 décès. Deux pavillons sur onze sont actuellement touchés, et des interventions de riposte sont en cours pour contenir la propagation.
Ce tableau met en évidence une dynamique contrastée. D’un côté, des signaux encourageants apparaissent dans certaines zones, avec une baisse de la létalité et une stabilisation ponctuelle des cas. De l’autre, la persistance d’un nombre élevé de cas et la présence de foyers actifs dans plusieurs provinces indiquent que l’épidémie n’est pas encore maîtrisée.
La situation appelle une vigilance soutenue, notamment dans les zones à risque, ainsi qu’un renforcement des mesures d’hygiène, de surveillance et d’accès aux soins. L’évolution dans les prochaines semaines dépendra de la capacité des autorités sanitaires à contenir les foyers actifs et à limiter la propagation dans les zones les plus exposées.
DecryptEco
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