L’activité bancaire en République démocratique du Congo poursuit son élan en ce début d’année. À fin janvier 2026, l’encours global des dépôts bancaires a progressé de 4,03 % en rythme mensuel pour atteindre 16.923,54 milliards de dollars américains, soit une hausse annuelle de 13,2 %. Une évolution solide, dans un environnement pourtant peu lisible. Ces chiffres ressortent de la note de conjoncture économique de la Banque centrale.
Dans le détail, renseigne la source, la structure des dépôts apporte un éclairage décisif. Le système bancaire reste largement porté par les ménages (34,8 %) et les entreprises privées (34,0 %), qui constituent à eux seuls près de 70 % des ressources collectées. Cette configuration traduit une base relativement diversifiée, mais encore peu tirée par l’investissement public ou les grandes institutions.
À cela s’ajoute une caractéristique persistante : la prédominance écrasante des devises. Avec 87,6 % des dépôts libellés en monnaies étrangères, la dollarisation demeure le socle du système. La monnaie nationale, malgré une légère progression en valeur, voit sa part reculer à 12,39 %, confirmant une confiance encore prudente.
La lecture sectorielle affine davantage le diagnostic. Les dépôts proviennent majoritairement des « autres secteurs » hors administration publique (39,2 %), suivis du commerce (21,7 %) et de l’industrie extractive (14,5 %). Une structure qui reflète l’ossature réelle de l’économie congolaise : tertiarisée, commerçante et adossée aux ressources naturelles.
Sur le plan géographique, la concentration reste marquée. Kinshasa domine largement avec plus de 65 % des dépôts, loin devant le Haut-Katanga. Cette polarisation souligne à la fois le poids économique de la capitale et les marges encore importantes en matière d’inclusion financière dans les autres provinces.
En toile de fond, a-t-on constaté, la dynamique du crédit accompagne cette progression. Les financements augmentent, soutenus par les entreprises privées et l’administration publique centrale, tandis que les PME reculent, un signal discret mais révélateur d’un accès au financement plus sélectif.
Au total, le système bancaire congolais affiche une vigueur indéniable. Les dépôts croissent, la liquidité circule et les fondamentaux immédiats tiennent. Mais cette solidité repose sur des équilibres spécifiques : forte dollarisation, concentration géographique et dépendance à certains secteurs.
Rien, à ce stade, ne laisse présager une rupture. Au contraire, la dynamique se maintient. Mais derrière cette stabilité apparente, le défi reste le même : transformer cette croissance en profondeur, et non seulement en volume.
À cela s’ajoute une caractéristique persistante : la prédominance écrasante des devises. Avec 87,6 % des dépôts libellés en monnaies étrangères, la dollarisation demeure le socle du système. La monnaie nationale, malgré une légère progression en valeur, voit sa part reculer à 12,39 %, confirmant une confiance encore prudente.
La lecture sectorielle affine davantage le diagnostic. Les dépôts proviennent majoritairement des « autres secteurs » hors administration publique (39,2 %), suivis du commerce (21,7 %) et de l’industrie extractive (14,5 %). Une structure qui reflète l’ossature réelle de l’économie congolaise : tertiarisée, commerçante et adossée aux ressources naturelles.
Sur le plan géographique, la concentration reste marquée. Kinshasa domine largement avec plus de 65 % des dépôts, loin devant le Haut-Katanga. Cette polarisation souligne à la fois le poids économique de la capitale et les marges encore importantes en matière d’inclusion financière dans les autres provinces.
En toile de fond, a-t-on constaté, la dynamique du crédit accompagne cette progression. Les financements augmentent, soutenus par les entreprises privées et l’administration publique centrale, tandis que les PME reculent, un signal discret mais révélateur d’un accès au financement plus sélectif.
Au total, le système bancaire congolais affiche une vigueur indéniable. Les dépôts croissent, la liquidité circule et les fondamentaux immédiats tiennent. Mais cette solidité repose sur des équilibres spécifiques : forte dollarisation, concentration géographique et dépendance à certains secteurs.
Rien, à ce stade, ne laisse présager une rupture. Au contraire, la dynamique se maintient. Mais derrière cette stabilité apparente, le défi reste le même : transformer cette croissance en profondeur, et non seulement en volume.