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RDC : 20 milliards CDF levés, le marché des titres publics sous pression

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En mars 2026, le marché des titres publics en République démocratique du Congo peine à suivre les ambitions de l’État. Au 10 mars, seulement 20,0 milliards de CDF ont été levés en monnaie nationale, sur une prévision de 600,0 milliards. Un écart massif qui traduit un manque d’attractivité du marché domestique.

Ces chiffres émanant de la banque centrale du Congo, via sa note de conjoncture économique.

En parallèle, les émissions en devises suscitent davantage d’intérêt, sans pour autant atteindre les objectifs. Lors d’une adjudication annoncée le 19 mars 2025, des Bons du Trésor en dollars, d’une maturité de 6 mois et d’une valeur de 50,0 millions USD, ont enregistré des souscriptions de 254,1 millions USD, en deçà des 400 millions USD attendus.

Malgré ces performances contrastées, l’encours global des titres publics continue de progresser, atteignant 5.686,2 milliards de CDF au 18 mars 2026, contre 5.616,5 milliards une semaine plus tôt.

Pour les experts, cette situation révèle une fragilité structurelle. « Le faible niveau de souscription en monnaie locale traduit un déficit de confiance et une liquidité limitée du système financier », explique un analyste. Un autre souligne que « les investisseurs privilégient les instruments en devises, jugés moins risqués dans un contexte d’incertitude ».

En toile de fond, la pression budgétaire reste forte. Sur des recettes attendues de 2.281,2 milliards de CDF, l’État n’a mobilisé que 1.224,0 milliards au 19 mars, alors que les dépenses prévues culminent à 2.960,1 milliards.

Résultat : le recours au financement par titres publics, censé soutenir la trésorerie, montre ses limites. Pour les spécialistes, sans réforme du marché domestique et sans amélioration de la crédibilité budgétaire, la marge de manœuvre de l’État pourrait continuer à se réduire.

DecryptEco 

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