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L’Inspection générale des finances (IGF) a ouvert, mercredi 21 octobre 2026 à Kinshasa, un séminaire de deux jours destiné à soumettre son Plan stratégique 2026-2028 à l’expertise des universitaires et chercheurs.
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Cette démarche s’inscrit dans une réforme visant à instaurer un contrôle numérique, permanent et préventif des finances publiques, dont le coût global est estimé à 39 millions USD.
L’Inspection générale des finances (IGF) entend associer le monde scientifique à la modernisation du contrôle des ressources publiques en République démocratique du Congo (RDC).
À cet effet, l’institution a ouvert, le mercredi 21 octobre 2026, au Pullman Hôtel de Kinshasa, un séminaire de deux jours consacré à l’examen de son Plan stratégique triennal 2026-2028 par des universitaires, chercheurs et spécialistes de la gouvernance publique.
Après les rencontres organisées avec les médias, les mandataires publics et les responsables administratifs, cette nouvelle étape vise à confronter les orientations de la réforme à l’expertise académique.
Dans son discours d’ouverture, l’inspecteur général des finances-chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii, a précisé que le contrôle systémique ne supprimait pas les mécanismes classiques de vérification.
« Cette nouvelle approche ne remplace pas les contrôles classiques, elle les intègre dans une vision globale », a-t-il déclaré.
À travers cette orientation, l’IGF souhaite dépasser la simple vérification de la régularité des opérations financières pour examiner les mécanismes qui favorisent les irrégularités.
Le dispositif envisagé repose sur l’interconnexion des systèmes informatiques publics, le croisement automatisé des données et l’identification précoce des risques de fraude ou de mauvaise gestion.
À titre d’illustration, la comparaison des informations relatives aux marchés publics, aux paiements et aux bénéficiaires pourrait permettre de détecter des facturations répétées ou des écarts nécessitant une investigation.
Le séminaire prévoit six exposés portant notamment sur la transformation numérique, l’audit interne et l’interopérabilité des systèmes publics.
L’IGF souhaite également obtenir une évaluation scientifique de sa stratégie et contribuer à la formation des futurs gestionnaires publics. Cette orientation nécessite toutefois des investissements technologiques.
En effet, le 14 octobre 2026, l’IGF a lancé le recrutement d’un cabinet spécialisé dans la conception d’un Hub national de données financières. La mission est prévue sur douze mois, avec une clôture des candidatures fixée au 30 octobre 2026.
Sur le plan financier, le programme 2026-2028 est évalué à 39 millions USD, soit une moyenne annuelle de 13 millions USD.Les financements identifiés atteignent 22 millions USD, représentant 56,4 % des besoins.
Le déficit de financement s’établit ainsi à 17 millions USD, soit 43,6 % du coût total. Ces ressources identifiées ne correspondent pas nécessairement à des décaissements déjà effectués.
Les résultats des contrôles antérieurs permettent de mesurer les enjeux financiers de cette transformation. En mai 2026, l’IGF faisait état de 38 597 agents fictifs et 1 007 doublons détectés dans les fichiers de paie, pour un impact financier mensuel estimé à 15,786 milliards de francs congolais.
Sur douze mois, un montant mensuel constant représenterait 189,432 milliards de CDF. Cette extrapolation ne constitue cependant pas une économie effectivement réalisée par le Trésor public.
Cette réforme rejoint certaines recommandations du Fonds monétaire international (FMI). En mai 2026, la mission conduite par Calixte Ahokpossi préconisait notamment un meilleur encadrement des dépenses d’urgence et l’achèvement du compte unique du Trésor.
Ces recommandations montrent que la digitalisation doit s’accompagner de procédures budgétaires fiables et de mécanismes permettant de corriger les anomalies détectées.
À l’horizon 2028, l’efficacité du nouveau modèle pourra notamment être appréciée à travers le nombre de systèmes publics interconnectés, les irrégularités effectivement corrigées et les ressources financières sécurisées.
DécryptEco | RDC & Afrique
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