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La Banque centrale du Congo (BCC) intensifie les préparatifs de modernisation de l’Hôtel des monnaies. Son gouverneur, André Wameso, a effectué, les 19 et 20 octobre 2026, une mission industrielle en Allemagne auprès du groupe Giesecke+Devrient, spécialisé dans la fabrication et la sécurisation des billets de banque.
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Cette démarche intervient à moins de six mois de l’entrée en vigueur de la mesure réservant les transactions en espèces au franc congolais.
La Banque centrale du Congo (BCC) prépare la modernisation de son outil national de production fiduciaire, dans la perspective de la réforme des transactions en espèces prévue pour le 9 avril 2027.
Dans cette optique, son gouverneur, André Wameso, s’est rendu, les 19 et 20 octobre 2026, sur les sites industriels de Giesecke+Devrient (G+D), à Gmund am Tegernsee et à Leipzig, en Allemagne.

Cette mission a donné lieu à des échanges sur les technologies d’impression, les dispositifs de sécurité des billets et les possibilités de modernisation de l’Hôtel des monnaies de Kinshasa.
La réforme monétaire annoncée par la BCC modifiera les modalités d’utilisation des devises étrangères dans les transactions domestiques, en réservant les paiements en numéraire à la monnaie nationale.
Sur le plan opérationnel, cette orientation impose d’évaluer les besoins supplémentaires en billets congolais, leur disponibilité dans les différentes provinces et les capacités de renouvellement des coupures usées.
La qualité des billets constitue également un paramètre économique. Un papier plus résistant, associé à des dispositifs de sécurité adaptés, permet de prolonger leur durée de circulation et de réduire les besoins de remplacement.
Dans ses publications techniques, Giesecke+Devrient souligne précisément l’importance de combiner résistance physique, protection contre la contrefaçon et maîtrise des coûts sur l’ensemble du cycle de vie des billets.
La coopération envisagée repose, par ailleurs, sur un partenariat industriel ancien.
Selon les archives de la BCC, Giesecke & Devrient fournissait déjà des billets à l’institut d’émission dès 1971. L’entreprise allemande avait ensuite participé au transfert de technologies ayant permis le développement de l’Hôtel des monnaies.
Entre 1987 et 2020, cette infrastructure a produit localement près de 5,4 milliards de billets, toutes monnaies nationales confondues, d’après les statistiques de la Banque centrale.
La démarche engagée par André Wameso vise ainsi un changement d’échelle industrielle. Ce saut qualitatif consisterait à passer d’une modernisation ponctuelle des équipements à une amélioration intégrée de la production, du contrôle de qualité et des compétences techniques nationales.
La concrétisation du projet pourra être appréciée à travers les investissements réalisés, les capacités effectivement installées et l’amélioration de l’approvisionnement du territoire en signes monétaires.
Pour rappel, le 9 avril 2026, le Comité de politique monétaire de la BCC avait annoncé qu’à compter du 9 avril 2027, les personnes physiques et morales ne pourraient plus effectuer de transactions en espèces en devises étrangères, quel qu’en soit le montant.
Les opérations en monnaies étrangères devront emprunter les circuits scripturaux, notamment bancaires et électroniques.
La même décision prévoit de réserver à la BCC l’exclusivité de l’importation physique des billets en devises, jusqu’alors également assurée par les banques commerciales.
Cette disposition vise notamment à améliorer la traçabilité des flux financiers et à renforcer la lutte contre le blanchiment de capitaux.
DécryptEco | RDC & Afrique
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