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RDC : la DGI s’allie à l’ENA pour renforcer les compétences de ses agents fiscaux

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  • La Direction générale des impôts (DGI) et l’École nationale d’administration (ENA-RDC) ont signé, mardi 20 octobre 2026 à Kinshasa, un protocole d’accord destiné à renforcer les compétences techniques, managériales et stratégiques du personnel fiscal.

  • Ce partenariat vise à accompagner la modernisation de l’administration fiscale congolaise, avec des effets attendus sur la qualité des services aux contribuables, l’efficacité des contrôles et la mobilisation des recettes publiques.

La Direction générale des impôts (DGI) et l’École nationale d’administration (ENA-RDC) ont conclu, mardi 20 octobre 2026, un accord de coopération portant sur la formation et le perfectionnement professionnel des cadres et agents de l’administration fiscale congolaise.

Signé au Pullman Grand Hôtel de Kinshasa, ce protocole repose sur deux principaux axes : le développement des compétences techniques, managériales et stratégiques du personnel de la DGI et l’accompagnement des réformes engagées dans la modernisation de cette régie financière.

Pour le directeur général de la DGI, Barnabé Muakadi Muamba, l’amélioration des performances de l’administration fiscale passe notamment par un investissement durable dans les ressources humaines.

Il a ainsi réaffirmé la volonté de son institution de privilégier la formation continue afin de disposer d’agents mieux préparés aux exigences de gestion fiscale et capables d’améliorer les services rendus aux contribuables.

De son côté, le directeur général de l’ENA-RDC, Tombola Muke, a insisté sur la portée de cette coopération, notamment en matière de partage d’expériences, de transfert de compétences et de professionnalisation de l’administration publique.

Sur le plan opérationnel, une telle formation pourrait permettre aux agents fiscaux de mieux maîtriser les procédures d’imposition, les techniques de contrôle, les mécanismes de recouvrement et les outils numériques utilisés dans la gestion des obligations fiscales.

Pour les contribuables, les effets attendus concernent notamment une meilleure compréhension des procédures, une réduction des erreurs administratives et un traitement plus efficace des dossiers fiscaux.

Les travaux d’économistes spécialisés dans les finances publiques, publiés par le Fonds monétaire international (FMI) en septembre 2023, établissent un lien entre l’amélioration des capacités administratives et la mobilisation des recettes fiscales.

Ces spécialistes mettent particulièrement l’accent sur la professionnalisation des agents, la gestion des risques de non-conformité et l’exploitation des données pour améliorer l’efficacité des administrations fiscales.

Leurs analyses montrent toutefois que les résultats nécessitent également des réformes institutionnelles et une application cohérente de la législation.

Dans la même perspective, des spécialistes de la transformation numérique des administrations fiscales, dont les travaux sont documentés par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), soulignent l’importance de l’adaptation des compétences aux nouvelles technologies.

Selon un rapport publié en juin 2025, la modernisation des administrations fiscales exige notamment des qualifications en analyse des données, en gestion des systèmes informatiques et en cybersécurité.

Ces compétences permettent d’accompagner la dématérialisation des procédures et d’améliorer les capacités de traitement des informations fiscales.

Pour la RDC, ce partenariat intervient alors que la DGI poursuit plusieurs réformes, notamment la généralisation des procédures numériques, la facture normalisée et la modernisation de la fiscalité directe. L’efficacité de ces dispositifs suppose une maîtrise suffisante des nouveaux outils par les agents chargés de leur application.

Toutefois, les informations rendues publiques sur cet accord ne précisent pas encore le nombre d’agents concernés, le calendrier des formations ni les ressources financières prévues pour leur organisation.

Au-delà de la signature du protocole, les résultats de cette coopération pourront être appréciés à travers le nombre d’agents effectivement formés, l’amélioration des délais de traitement des dossiers, la qualité des contrôles fiscaux et l’évolution des performances de recouvrement.

DécryptEco | RDC & Afrique

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