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RDC : les réserves internationales reculent à 7,65 milliards USD au 1er octobre 2026.

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  • Les réserves internationales s’établissent à 7,65 milliards USD au 1er octobre 2026, en baisse de 2,1 % sur une semaine et de 2,9 % depuis fin 2025.

  • Le recul des cours du cobalt et le renchérissement du pétrole accentuent les risques extérieurs, malgré une progression des réserves de 3,5 % sur un an.

La République démocratique du Congo enregistre une nouvelle contraction de ses réserves internationales. Au 1er octobre 2026, les avoirs extérieurs détenus par la Banque centrale du Congo (BCC) se sont établis à 7,65 milliards de dollars américains, contre environ 7,82 milliards une semaine auparavant.

Cette évolution représente une diminution estimée à 164 millions USD en sept jours, soit 2,1 % du stock précédent.

Selon la note de conjoncture économique de la BCC, publiée le 2 octobre 2026, les réserves affichent également un recul de 2,9 % depuis décembre 2025. Elles conservent néanmoins une progression annuelle de 3,5 %.

Au-delà de ces variations, leur niveau constitue un indicateur essentiel de la capacité du pays à absorber les chocs extérieurs.

Avec 2,92 mois d’importations de biens et services couverts, la RDC demeure légèrement en dessous du seuil conventionnel de trois mois, généralement retenu comme référence pour apprécier la solidité des réserves.

Plusieurs facteurs économiques peuvent expliquer ces fluctuations.

Les mouvements de réserves dépendent notamment du calendrier des encaissements extérieurs, des sorties de devises et des opérations financières.

Toutefois, les données publiées ne permettent pas d’isoler la contribution exacte de chaque facteur au recul hebdomadaire. Les cours des matières premières constituent un autre élément de vigilance.

D’après la BCC, le cobalt a perdu 25 % de sa valeur depuis fin 2025, tandis que le cuivre affiche une progression de 13,8 % sur la même période.

Parallèlement, le pétrole Brent s’est renchéri de 69,1 %, accentuant potentiellement le coût des importations énergétiques.

Cette évolution contrastée peut peser sur la balance extérieure congolaise : la baisse du cobalt fragilise les perspectives de recettes minières, tandis que la hausse du pétrole alourdit la facture des importations.

Ces pressions ne constituent cependant pas une explication chiffrée de la diminution observée.

Dans ses analyses économiques de juin 2026, le Fonds monétaire international (FMI) insiste précisément sur la nécessité de poursuivre l’accumulation des réserves afin de renforcer la résistance de l’économie congolaise aux chocs extérieurs.

Pour la RDC, la consolidation des réserves dépendra durablement des recettes d’exportation, de la maîtrise des déséquilibres extérieurs et de la diversification économique.

Le maintien d’une couverture proche de trois mois offre une certaine marge de sécurité. Mais sa progression reste déterminante pour réduire la vulnérabilité d’une économie fortement dépendante des exportations minières et des importations de produits essentiels.

DecryptEco | RDC & Afrique

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