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RDC : le gouvernement envisage de souscrire à un financement d’urgence pouvant atteindre 500 millions USD

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  • Le mécanisme Cat DDO prévoit un financement d’urgence pouvant atteindre 500 millions USD.

  • Son activation nécessite des réformes en matière de prévention des catastrophes et de gestion des urgences.

La République démocratique du Congo envisage de souscrire à un mécanisme de financement d’urgence de la Banque mondiale, dont le plafond peut atteindre 500 millions USD.

Cette option a été actée et présentée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba, lors de la réunion du Conseil des ministres, tenue le vendredi 09 octobre 2026 à Kinshasa.

Dénommé « Catastrophe Deferred Drawdown Option » (Cat DDO), cet instrument permet à un État de disposer d’une ligne de financement préalablement approuvée, mobilisable rapidement lorsqu’une catastrophe naturelle ou une urgence sanitaire répond aux conditions convenues.

Son intérêt réside dans l’anticipation. Plutôt que de rechercher des financements après chaque catastrophe, le gouvernement pourrait disposer de ressources dont les modalités d’accès auraient déjà été négociées.

Cette formule réduit les délais de mobilisation et facilite les premières interventions.

Pour la RDC, régulièrement confrontée aux inondations, aux épidémies et aux conséquences des perturbations climatiques, ce mécanisme présente un intérêt budgétaire.

Les dépenses imprévues liées aux secours, à la prise en charge des populations et à la réhabilitation des infrastructures peuvent rapidement exercer une pression sur le Trésor public. Disposer de liquidités mobilisables permettrait ainsi de limiter les réaffectations précipitées de crédits destinés à d’autres priorités.

Sur le plan financier, les 500 millions USD constituent toutefois un plafond, et non un montant déjà accordé à Kinshasa. Les règles de la Banque mondiale prévoient également une limite correspondant à 1 % du PIB, lorsque celle-ci est inférieure.

Le dispositif peut être complété par une réaffectation pouvant atteindre 10 % des financements non encore décaissés de certains projets du portefeuille de la Banque mondiale. Son activation reste néanmoins conditionnée à des réformes.

Pour y arriver, le ministre des Finances a présenté quatre mesures stratégiques potentielles concernant notamment la résilience urbaine, la préparation aux catastrophes et l’organisation des interventions d’urgence.

Ces exigences visent à améliorer la prévention et à garantir une utilisation efficace des ressources mobilisées. L’enjeu sera également de maîtriser les implications financières de cet instrument, qui constitue un financement remboursable et non une subvention automatique.

DecryptEco | RDC & Afrique

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