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Kananga : Aimé Molendo Sakombi lance un projet de 164 millions USD pour desservir 1,5 million d’habitants en eau potable

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  • Les travaux doivent porter la capacité de production à 125 000 m³ d’eau par jour, pour une durée d’exécution de 24 mois.

  • Rapportée à la population ciblée, cette production représente théoriquement 83 litres par habitant et par jour.

Un investissement de 164 millions de dollars est engagé à Kananga pour renforcer l’accès à l’eau potable de près de 1,5 million d’habitants.

Le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, représentant personnel du président Félix Tshisekedi, a posé, le lundi 5 octobre 2026, la première pierre des travaux d’alimentation en eau potable de la capitale du Kasaï-Central.

Financé avec l’appui de la Banque mondiale, le projet prévoit la construction d’une nouvelle usine de traitement d’eau à Lulua, la réhabilitation et l’extension de l’usine de Kanyuka, ainsi que le renforcement du réseau de distribution.

À terme, la capacité de production devrait atteindre 125 000 mètres cubes par jour. L’objectif est d’améliorer la desserte d’une ville où une partie importante de la population reste confrontée aux difficultés d’accès régulier à l’eau courante.

Rapportée aux 1,5 million d’habitants ciblés, cette capacité équivaut théoriquement à environ 83 litres par personne et par jour. Cette valeur se situe dans la fourchette de 50 à 100 litres par personne et par jour associée par les Nations Unies aux besoins personnels et domestiques.

Elle reste toutefois une capacité théorique : le volume effectivement disponible pour les ménages tient notamment compte des pertes du réseau, de la continuité du service et des autres usages.

« Traduire en actes la vision du Chef de l’État : faire du droit d’accès à l’eau potable une réalité concrète et durable », a déclaré Aimé Sakombi Molendo lors du lancement.

Le chantier intervient dans un contexte national encore marqué par un déficit important d’infrastructures. Selon les données les récentes de la Banque mondiale, 36 % de la population congolaise disposait en 2024 d’au moins un service de base d’eau potable. Pour l’électricité, le taux d’accès atteignait 22,5 % la même année.

Le projet de Kananga s’inscrit ainsi dans une série d’interventions engagées avec l’appui de la Banque mondiale dans les secteurs de l’eau et de l’électricité. Le projet AGREE, doté de 600 millions USD, cible l’amélioration de ces deux services dans plusieurs villes congolaises.

La Banque mondiale indique notamment une enveloppe de 180 millions USD pour l’eau et l’assainissement à Kananga et Goma, tandis que la première phase du PASEA mobilise 400 millions USD dans plusieurs provinces, dont le Kasaï-Central.

À Kinshasa, cette dynamique s’est notamment matérialisée par les investissements dans le complexe de traitement d’eau de Binza Ozone, dont la capacité totale a été portée à 330 000 m³ par jour, parallèlement aux travaux sur les réseaux de stockage et de distribution.

À Kananga, l’enjeu sera désormais de convertir les 164 millions USD mobilisés en capacité réellement disponible au robinet. Pour les spécialistes des infrastructures hydrauliques, l’augmentation de la production doit aller de pair avec l’extension du réseau, la réduction des pertes et la régularité de la distribution.

DecryptEco | RDC & Afrique

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