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L’IGF-RDC échange avec l’Inspection des finances de Belgique pour accompagner sa réforme du contrôle public, inscrite dans le plan 2026-2028.
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Ce programme, estimé à 39 millions USD, vise à mieux exploiter les données pour détecter les anomalies et prévenir les pertes de ressources publiques.
L’Inspection générale des finances de la RDC cherche à renforcer les outils nécessaires à la surveillance des deniers publics. Dans cette perspective, une séance de travail organisée le 3 octobre 2026 à Bruxelles a réuni Christophe Bitasimwa Bahii, son chef de service, et Erwin Moeyaert, chef du Corps interfédéral de l’Inspection des finances de Belgique. Au centre des échanges : les méthodes de contrôle, la formation et les solutions numériques.
La démarche accompagne le passage vers le contrôle systémique. Cette approche consiste à rapprocher les informations provenant de plusieurs circuits financiers pour repérer les incohérences et orienter les vérifications. L’objectif est de détecter plus tôt les risques et de corriger les failles qui permettent aux irrégularités de se répéter.

Concrètement, l’interconnexion envisagée concerne notamment les systèmes fiscaux, douaniers, de paie et de marchés publics. Le croisement des données doit permettre aux inspecteurs de mieux cibler leurs interventions.
Lors de la présentation de la réforme, l’IGF avait relevé plusieurs limites de la patrouille financière : mobilisation importante de personnel, lourdeur des opérations et reprise des malversations après le retrait des équipes.
À Bruxelles, Erwin Moeyaert a encouragé la consultation d’autres institutions spécialisées dans l’audit, la digitalisation et le contrôle financier. Les compétences informatiques du Service public fédéral Finances ont notamment été évoquées. Il s’agit d’identifier les outils et les expertises adaptés aux besoins congolais.
Ces échanges prolongent les discussions engagées avec la Direction générale des partenariats internationaux de l’Union européenne. L’IGF y avait présenté sa réforme et sollicité un accompagnement. Des possibilités d’assistance technique et de partage d’expériences avaient été évoquées.
Mais le cadre financier précède cette démarche européenne. Présenté le 20 mai 2026, le programme de transformation de l’IGF pour 2026-2028 était évalué à 39 millions USD sur trois ans. Les financements alors identifiés atteignaient 22 millions USD, soit 56,4 % des besoins.
Les 17 millions restants représentaient donc 43,6 % du coût total, près de quatre dollars sur dix encore à mobiliser. Cette distinction compte : les 22 millions USD identifiés ne constituaient pas une enveloppe déjà versée par un partenaire.
Dans une clarification publiée en août, Christophe Bitasimwa expliquait que ces ressources devaient provenir des dotations publiques de l’institution. Des crédits d’investissement supplémentaires étaient également sollicités auprès de l’État.
L’apport recherché en Belgique porte donc d’abord sur les compétences et les méthodes. Leur utilisation suppose des données fiables, des administrations capables de les partager et des inspecteurs formés à leur analyse.
Pour les finances publiques, le résultat attendu est concret : repérer une dépense incohérente suffisamment tôt pour éviter qu’elle ne devienne une perte pour le Trésor.
DecryptEco | RDC & Afrique
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