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Le Président de la République appelle à construire des ouvrages qui facilitent les échanges économiques et l’accès aux services essentiels.
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Il insiste sur le respect des normes pour protéger les vies humaines et préserver les investissements.
Une infrastructure devrait améliorer concrètement la vie des populations. C’est le message porté par Félix Tshisekedi, le mercredi 07 octobre 2026, à l’ouverture de la 12e édition d’ExpoBéton RDC. Placée sous le thème « Kinshasa, locomotive de la transformation des villes de la RDC », cette rencontre met en lumière les enjeux de construction et de modernisation urbaine.
Dans son discours, le Chef de l’État a lié l’utilité des ouvrages à leur contribution au développement local.
« Une route prend toute sa valeur lorsqu’elle permet à un agriculteur d’acheminer sa récolte, à une entreprise de recevoir ses équipements et à une famille d’accéder plus facilement à l’école ou aux soins », a-t-il déclaré.
Félix Tshisekedi a également insisté sur la durabilité des ouvrages. Face aux réparations de fortune, il a demandé aux ingénieurs et aux architectes de respecter strictement les normes de construction.

« Le respect des règles de l’art est un devoir envers la collectivité. Il protège des vies, préserve les investissements et fonde la confiance dans vos professions », a-t-il souligné.
Ces orientations accompagnent la modernisation des voiries, des rocades et des aéroports, ainsi que le Programme de développement local des 145 territoires, pour renforcer les connexions et soutenir l’activité économique.
À Kinshasa, l’enjeu est considérable. La Banque mondiale évoque plus de 17 millions d’habitants en avril 2026. En 2024, elle estimait la croissance démographique à environ 2 000 personnes par jour, soit l’équivalent de 730 000 habitants supplémentaires par an.
Cette progression accroît les besoins en logements, transports et assainissement.
À Gombe, l’essor des immeubles haut de gamme illustre le dynamisme immobilier. Il ne suffit toutefois pas à résoudre la question du logement abordable ni celle des équipements collectifs nécessaires à l’expansion urbaine.
Les spécialistes mobilisés par la Banque mondiale relèvent les risques liés aux constructions sur des sols instables et à l’extension de quartiers dépourvus de drainage. Leur diagnostic souligne la nécessité de planifier ensemble bâtiments et réseaux.
L’enjeu est donc aussi budgétaire : des ouvrages prématurément dégradés imposent des réparations répétées.
Pour la capitale, construire durablement signifie anticiper les besoins démographiques, sécuriser les terrains et financer l’entretien, afin que l’investissement améliore réellement les conditions de vie.
DecryptEco | RDC & Afrique
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