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	<title>urbanisation &#8211; DecryptEco | RDC &amp; Afrique</title>
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	<title>urbanisation &#8211; DecryptEco | RDC &amp; Afrique</title>
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		<title>RDC : « Kinshasa La Belle », un programme de 250 millions USD pour transformer l’assainissement de la capitale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 May 2026 23:53:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[Le gouvernement congolais a présenté le projet « Kinshasa La Belle », une initiative destinée à moderniser la gestion des déchets et améliorer durablement l’assainissement de la capitale congolaise. Financé à hauteur de 250 millions USD par la Banque mondiale pour sa première phase, le programme prévoit notamment la création d’emplois pour les jeunes ainsi [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<ul>
<li><strong>Le gouvernement congolais a présenté le projet « Kinshasa La Belle », une initiative destinée à moderniser la gestion des déchets et améliorer durablement l’assainissement de la capitale congolaise.</strong></li>
<li><strong>Financé à hauteur de 250 millions USD par la Banque mondiale pour sa première phase, le programme prévoit notamment la création d’emplois pour les jeunes ainsi que le renforcement des infrastructures urbaines liées à la salubrité.</strong></li>
</ul>
<p>Le gouvernement congolais veut désormais faire de l’insalubrité urbaine une priorité économique et sociale. Lors du Conseil des ministres du vendredi 22 mai 2026, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, a présenté le projet « Kinshasa La Belle », conçu pour accompagner la transformation environnementale de la capitale congolaise.</p>
<p>Porté par le ministère des Finances au nom du gouvernement central, ce programme vise principalement l’assainissement de la ville, la gestion durable des déchets ainsi que l’amélioration du cadre de vie des habitants de Kinshasa, confrontés depuis plusieurs années à une dégradation croissante des infrastructures urbaines et des services de collecte.</p>
<p>Selon les informations présentées au Conseil des ministres, la première phase du projet bénéficiera d’un financement de 250 millions de dollars américains avec l’appui du Groupe de la Banque mondiale. Les autorités congolaises ambitionnent également de créer des emplois, notamment pour les jeunes, à travers les activités liées à la collecte, au traitement et à la valorisation des déchets.</p>
<p>Au-delà de l’aspect environnemental, plusieurs experts considèrent ce programme comme un test important pour la gouvernance urbaine à Kinshasa. Pour eux, la réussite du projet dépendra moins de l’annonce financière que de la capacité des autorités à structurer une chaîne durable de gestion des déchets, à coordonner les communes et à garantir la transparence dans l’exécution des fonds mobilisés.</p>
<p>Des analystes urbains rappellent également que l’insalubrité représente aujourd’hui un coût économique important pour Kinshasa, notamment à travers les inondations, les risques sanitaires, la dégradation des routes et la baisse de productivité dans plusieurs zones de la capitale. Dans cette logique, « Kinshasa La Belle » pourrait progressivement devenir un levier de modernisation urbaine si les investissements annoncés se traduisent concrètement sur le terrain.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<title>RDC : Judith Suminwa accélère le suivi des grands chantiers et prépare une réunion de crise sur les embouteillages à Kinshasa</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2026 17:24:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La Première ministre a inspecté l’avancement des rocades sud-est et sud-ouest de Kinshasa, un projet routier de 73 kilomètres évalué à près de 395 millions USD et destiné à désengorger durablement la capitale congolaise.  Face à l’aggravation des embouteillages sur la Route nationale numéro 1, Judith Suminwa annonce la convocation prochaine d’une réunion de crise [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<ul>
<li><strong>La Première ministre a inspecté l’avancement des rocades sud-est et sud-ouest de Kinshasa, un projet routier de 73 kilomètres évalué à près de 395 millions USD et destiné à désengorger durablement la capitale congolaise.</strong></li>
<li><strong> Face à l’aggravation des embouteillages sur la Route nationale numéro 1, Judith Suminwa annonce la convocation prochaine d’une réunion de crise réunissant autorités publiques, transporteurs et acteurs économiques afin d’identifier des solutions urgentes.</strong></li>
</ul>
<p>La Première ministre Judith Suminwa Tuluka intensifie le suivi des grands travaux engagés à Kinshasa, avec un accent particulier sur les rocades sud-est et sud-ouest, présentées comme l’un des projets routiers les plus stratégiques du Programme d’action du Gouvernement 2024-2028.</p>
<p>Lors de la 89e réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 16 mai 2026, la Cheffe du Gouvernement est revenue sur sa visite d’inspection effectuée le 12 mai sur les différents tronçons de ce vaste chantier destiné à désengorger durablement la capitale congolaise.</p>
<p>Accompagnée du ministre de l’Aménagement du territoire, de la ministre déléguée en charge de la Politique de la ville, du gouverneur de Kinshasa ainsi que des responsables de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), Judith Suminwa a parcouru plusieurs sections des rocades afin d’évaluer personnellement l’état réel d’avancement des travaux.</p>
<p>Pour cette phase sud, le projet porte sur un linéaire de 73 kilomètres de routes reliant l’est et l’ouest de Kinshasa, de Ndjoku à Lutendele, avec des travaux de terrassement, de revêtement et la construction de plusieurs ouvrages d’art.</p>
<p>Le chantier comprend notamment trois ponts majeurs dont la portée varie entre 90 et 180 mètres, ainsi qu’un échangeur à trois niveaux à Mitendi destiné à fluidifier la connexion avec la Route nationale numéro 1.</p>
<p>Selon les données présentées par l’ACGT, le taux d’exécution global du projet dépasse désormais 40 %, tandis que près de 3 000 propriétés sont concernées par les opérations d’expropriation et d’indemnisation nécessaires à la poursuite des travaux.</p>
<p>Évalué à près de 395 millions de dollars américains dans le cadre du partenariat sino-congolais SICOMINES, ce projet lancé en juin 2024 devrait s’achever à l’horizon 2027.</p>
<p>Face aux membres du Gouvernement, Judith Suminwa a insisté sur l’obligation d’accélérer l’exécution des projets prioritaires.</p>
<blockquote><p>« Notre peuple attend de nous des résultats concrets, visibles et durables. Face aux défis multiples qui se dressent, nous ne pouvons pas nous permettre de relâcher nos efforts », a déclaré la Première ministre.</p></blockquote>
<p>Elle a également rappelé que l’action gouvernementale devait rester centrée sur les résultats conformément à la vision du président Félix Tshisekedi.</p>
<blockquote><p>« Notre Gouvernement doit être un Gouvernement d’action et de résultats. Ce n’est pas simplement une ambition, mais une obligation morale envers notre peuple », a-t-elle insisté<strong>.</strong></p></blockquote>
<p>Au-delà des rocades, la Cheffe du Gouvernement a évoqué la crise persistante des embouteillages sur la Route nationale numéro 1, devenue l’un des principaux points de congestion de la capitale. Chaque jour, plusieurs milliers d’usagers passent des heures dans les bouchons, certains conducteurs étant même contraints d’y passer une partie de la nuit.</p>
<p>Selon Judith Suminwa, cette situation résulte à la fois de contraintes structurelles, de l’insuffisance des infrastructures routières et de comportements inadaptés observés sur les principaux axes de circulation.</p>
<p>Pour tenter d’apporter des solutions rapides, la Première ministre a annoncé la convocation prochaine d’une réunion de crise réunissant les ministères concernés, les gouverneurs de Kinshasa et du Kongo Central, la Police nationale, la Fédération des entreprises du Congo (FEC), les transporteurs, les concessionnaires routiers ainsi que l’Agence congolaise des grands travaux.</p>
<p>À travers cette initiative, le Gouvernement entend identifier des mesures urgentes pour fluidifier la circulation sur la RN1, axe vital reliant Kinshasa au Kongo Central et principal corridor d’approvisionnement de la capitale.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<title>RDC : Judith Suminwa Tuluka palpe du doigt les défis des rocades de Kinshasa</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 May 2026 22:42:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, le mardi 12 mai 2026, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, dans un contexte où le gouvernement cherche à accélérer plusieurs projets d’infrastructures considérés comme prioritaires pour la transformation urbaine de la capitale. Cette descente sur terrain intervient alors que [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><em>La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a effectué, le mardi 12 mai 2026, une visite d’inspection sur les chantiers des rocades Sud-Est et Sud-Ouest de Kinshasa, dans un contexte où le gouvernement cherche à accélérer plusieurs projets d’infrastructures considérés comme prioritaires pour la transformation urbaine de la capitale.</em></h3>
<p>Cette descente sur terrain intervient alors que les autorités congolaises veulent faire des rocades l’un des principaux instruments de décongestion routière et de réorganisation des flux économiques autour de Kinshasa.</p>
<p>Le projet prévoit l’aménagement de 73 kilomètres de routes périphériques reliant plusieurs zones stratégiques de la capitale, notamment Kimbanseke, Mitendi, Kinsuka et la Route nationale numéro 1.</p>
<p>À terme, ces infrastructures devraient améliorer la circulation des personnes et des marchandises entre Kinshasa, le Kongo Central, le Bandundu ainsi qu’une partie de l’Est de la ville vers N’djili.</p>
<p>Sur place, Judith Suminwa Tuluka a inspecté les travaux de terrassement ainsi que le chantier de l’échangeur de Mitendi, présenté comme l’un des points techniques majeurs du projet.</p>
<p>« Rien ne remplace le constat de visu », a déclaré la cheffe du gouvernement, insistant sur la nécessité de suivre de près l’évolution des travaux et les contraintes observées sur le terrain.</p>
<p>Derrière l’enjeu routier, le gouvernement mise également sur les retombées économiques du projet. Les autorités estiment que ces rocades pourraient contribuer à réduire les pertes économiques liées aux embouteillages chroniques dans la capitale, améliorer la mobilité urbaine et renforcer les échanges commerciaux sur les principaux corridors reliant Kinshasa à l’ouest du pays.</p>
<p>Le projet est financé à hauteur de 395 millions de dollars américains grâce aux ressources issues de la revisitation du contrat sino-congolais avec la Sicomines.</p>
<p>Cette révision des accords miniers, portée notamment par l’Inspection générale des finances (IGF) sous la conduite de Jules Alingete, avait permis de réorienter une partie des engagements vers le financement des infrastructures.</p>
<p>Les autorités congolaises visent une livraison des travaux à l’horizon septembre 2027.</p>
<p>Cependant, malgré l’évolution des chantiers, la question des indemnisations reste aujourd’hui l’un des principaux points de tension. Plusieurs tronçons demeurent confrontés à des difficultés liées aux expropriations et à la compensation des populations affectées par les travaux.</p>
<p>La Première ministre a ainsi demandé l’accélération des discussions avec le partenaire chinois afin de limiter les retards susceptibles d’affecter le calendrier d’exécution du projet.</p>
<p>Pour plusieurs analystes urbains, les rocades constituent aujourd’hui un test important pour la capacité de l’État à conduire simultanément de grands travaux d’infrastructures, la gestion foncière et le dialogue avec les populations concernées.</p>
<p>Il sied de rappeler que cette question avait déjà été évoquée lors du dernier Conseil des ministres. À cette occasion, le président de la République Félix Tshisekedi avait instruit le gouvernement d’accélérer les travaux des rocades tout en veillant au strict respect des droits des populations concernées, notamment à travers les procédures d’indemnisation et d’expropriation prévues par la loi.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<title>RDC : le gouvernement appelé à mieux encadrer les démolitions et les travaux des rocades</title>
		<link>https://decrypt-eco.net/2026/05/11/rdc-le-gouvernement-appele-a-mieux-encadrer-les-demolitions-et-les-travaux-des-rocades/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 23:02:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
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					<description><![CDATA[Le président de la République, Félix Tshisekedi, a demandé au gouvernement d’accélérer les travaux d’aménagement et de modernisation de la ville de Kinshasa tout en veillant au strict respect des procédures légales et des droits des populations concernées. Cette question a été abordée lors de la 88e réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><em>Le président de la République, Félix Tshisekedi, a demandé au gouvernement d’accélérer les travaux d’aménagement et de modernisation de la ville de Kinshasa tout en veillant au strict respect des procédures légales et des droits des populations concernées.</em></h3>
<p>Cette question a été abordée lors de la 88e réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 8 mai 2026. Dans sa communication, le chef de l’État est revenu sur les travaux urbains en cours dans la capitale, notamment les travaux des rocades et certaines opérations de voirie interne.</p>
<p>Selon le compte rendu dudit conseil, le président de la République a constaté des retards persistants dans l’exécution des travaux des rocades. Ces lenteurs seraient principalement liées à l’absence d’expropriations effectives et d’indemnisations préalables sur plusieurs tronçons concernés.</p>
<p>Félix Tshisekedi a estimé que cette situation ralentit des projets jugés essentiels pour améliorer la circulation routière et contribuer à la décongestion de Kinshasa.</p>
<p>Le chef de l’État a également exprimé ses préoccupations face à certaines opérations de démolition ayant touché des compatriotes disposant de titres de propriété régulièrement établis. Il a relevé que certaines évacuations auraient été menées sans préparation ni sensibilisation suffisantes.</p>
<p>Le président de la République a notamment souligné que certaines démolitions seraient intervenues pendant la saison des pluies et durant la période scolaire, exposant plusieurs familles à des difficultés sociales importantes.</p>
<p>Tout en réaffirmant la nécessité de poursuivre les travaux de modernisation de Kinshasa, Félix Tshisekedi a insisté sur le fait que ces projets ne peuvent être réalisés « en dehors du cadre légal ni au détriment de la dignité des citoyens ».</p>
<p>Le chef de l’État a rappelé que l’État devait demeurer exemplaire dans le respect des procédures d’expropriation ainsi que des droits des populations affectées.</p>
<p>À cet effet, il a instruit le ministre des Infrastructures et Travaux publics, la ministre des Affaires foncières ainsi que les services concernés d’accélérer les opérations d’identification, d’indemnisation et de libération des emprises afin de permettre l’exécution effective des travaux des rocades.</p>
<p>Concernant les travaux exécutés sous la coordination de la ville de Kinshasa, le président de la République a demandé à l’Hôtel de ville de faire preuve de davantage de rigueur administrative et de discernement dans les opérations de démolition et de délocalisation.</p>
<p>Il a insisté sur la vérification préalable des titres de propriété, l’octroi de préavis raisonnables aux populations concernées ainsi que l’aménagement de sites de réinstallation disposant notamment d’eau, d’électricité, de voies d’accès et d’infrastructures sociales essentielles.</p>
<p>Le chef de l’État attend par ailleurs un rapport circonstancié sur l’état d’avancement de l’ensemble de ces mesures dans un délai de vingt jours.</p>
<p>Pour plusieurs urbanistes et spécialistes des politiques publiques, cette séquence illustre surtout les difficultés structurelles auxquelles fait face Kinshasa dans la conduite des grands projets urbains. Entre pression démographique, désordre foncier et faiblesse des mécanismes d’anticipation, les travaux de modernisation se heurtent souvent à des tensions sociales liées aux expropriations et aux indemnisations. Plusieurs experts estiment ainsi que l’efficacité des projets de rocades dépendra autant de la qualité des infrastructures réalisées que de la capacité des autorités à instaurer un cadre transparent, prévisible et humain dans la gestion des déplacements de populations.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<title>Kinshasa face au défi des motos-taxis : entre désordre urbain et naissance d’une économie de la mobilité</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 May 2026 12:20:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[À Kintambo Magasin, le bruit des klaxons couvre à peine celui des moteurs. Entre les taxis-bus immobilisés, les vendeurs ambulants et les piétons qui tentent de se frayer un passage, les motos-taxis traversent les files de véhicules comme si elles formaient désormais le véritable système circulatoire de la capitale congolaise. Dans cette partie de Kinshasa, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><em>À Kintambo Magasin, le bruit des klaxons couvre à peine celui des moteurs. Entre les taxis-bus immobilisés, les vendeurs ambulants et les piétons qui tentent de se frayer un passage, les motos-taxis traversent les files de véhicules comme si elles formaient désormais le véritable système circulatoire de la capitale congolaise.</em></h3>
<p>Dans cette partie de Kinshasa, la récente décision des autorités provinciales de limiter les stationnements anarchiques des motos n’a pas seulement relancé le débat sur la circulation. Elle a surtout remis au centre une question devenue stratégique pour l’avenir de la ville : Kinshasa peut-elle encore fonctionner sans les motos-taxis ?</p>
<p>Le Vendredi 08 Mai 2026, la Fédération nationale des associations de motocyclistes taximen du Congo (Fenamo-RDC) a demandé au gouvernement provincial d’établir une cartographie officielle des parkings et points de stationnement des motos à travers la capitale. Derrière cette revendication se dessine une réalité plus profonde : l’émergence progressive d’un secteur économique devenu indispensable au fonctionnement quotidien de Kinshasa.</p>
<p>Dans une métropole confrontée à une croissance démographique rapide, à des infrastructures routières saturées et à un système de transport public largement insuffisant, les motos se sont imposées comme l’un des principaux leviers de mobilité urbaine. Elles transportent chaque jour travailleurs, étudiants, commerçants, agents administratifs et petits colis dans des zones parfois difficilement accessibles aux véhicules classiques.</p>
<p>Selon plusieurs estimations issues des associations professionnelles et des acteurs du secteur, Kinshasa compterait aujourd’hui plusieurs dizaines de milliers de motos-taxis en circulation, certains opérateurs avançant même des chiffres dépassant les 100 000 unités dans l’ensemble de la ville-province. Si ces données restent difficiles à confirmer officiellement en raison du poids de l’informel, elles illustrent néanmoins l’ampleur prise par cette activité au cours des dernières années.</p>
<p>Pour de nombreux Kinois, la moto n’est plus un simple moyen de transport alternatif. Elle est devenue un outil de survie économique dans une ville où les embouteillages paralysent quotidiennement l’activité.</p>
<p>À certaines heures de pointe, un trajet censé durer entre 30 et 45 minutes peut désormais prendre entre deux et quatre heures selon les axes traversés, notamment entre l’ouest et le centre-ville. Cette congestion prolongée entraîne des pertes économiques considérables : baisse de productivité, retards logistiques, consommation excessive de carburant, perturbation des activités commerciales et fatigue accrue des travailleurs.</p>
<p>Dans ce contexte, les motos permettent à une partie de l’économie urbaine de continuer à fonctionner malgré les limites structurelles du réseau routier.</p>
<p>Assis devant son magasin de pièces détachées à proximité de Kintambo, un commerçant observe cependant la volonté des autorités avec prudence.</p>
<p>« Kinshasa veut organiser un secteur qu’elle n’a jamais réellement contrôlé », explique-t-il. « Chaque avenue possède déjà son parking improvisé, ses règles informelles et parfois ses prélèvements non officiels. Faire une cartographie est une bonne chose, mais cela ne suffira pas si l’État ne met pas en place un véritable système d’encadrement. »</p>
<p>Son analyse reflète une réalité visible dans plusieurs communes de la capitale. La croissance des motos-taxis s’est construite dans un vide institutionnel alimenté par le chômage massif des jeunes et l’insuffisance des transports collectifs. Des milliers de conducteurs se sont progressivement installés dans les rues sans véritable planification urbaine.</p>
<p>Le résultat est désormais connu : occupation désordonnée de l’espace public, multiplication des points de stationnement sauvages, concurrence anarchique, accidents fréquents et tensions récurrentes avec les automobilistes et les riverains.</p>
<p>Mais derrière le désordre apparent, certains acteurs économiques voient aussi la naissance d’un marché urbain à fort potentiel.</p>
<p>Dans les bureaux d’une entreprise de logistique installée à Gombe, un entrepreneur estime que Kinshasa entre progressivement dans une phase de formalisation économique inévitable.</p>
<p>« Beaucoup regardent seulement les embouteillages et le chaos », explique-t-il. « Pourtant, les motos représentent déjà une véritable économie de services. Dès que les parkings seront officiellement identifiés, il sera possible de développer tout un écosystème autour : paiement numérique, assurance, sécurité, maintenance, crédit, publicité, livraison rapide ou encore financement des motos. »</p>
<p>Selon lui, la démarche engagée par les autorités provinciales pourrait constituer un premier pas vers l’intégration du secteur dans une économie urbaine plus structurée.</p>
<p>L’enjeu reste toutefois particulièrement sensible sur le plan social. Des milliers de familles dépendent directement ou indirectement des revenus générés par les motos-taxis. Conducteurs, mécaniciens, vendeurs de carburant, réparateurs de pneus, commerçants de pièces détachées ou encore petits restaurateurs installés autour des parkings vivent désormais de cette activité.</p>
<p>Une régulation brutale pourrait donc produire des effets économiques et sociaux importants.</p>
<p>« Si la réforme est mal conduite, le désordre ne disparaîtra pas », avertit le commerçant de Kintambo. « Il sera simplement déplacé vers d’autres quartiers. »</p>
<p>Le véritable défi pour Kinshasa semble ainsi résider dans sa capacité à encadrer le secteur sans casser l’équilibre fragile qui permet encore à la ville de maintenir une certaine fluidité économique.</p>
<p>Car malgré les critiques, peu d’acteurs imaginent aujourd’hui une capitale fonctionnant sans motos-taxis. Dans plusieurs quartiers périphériques ou fortement congestionnés, elles constituent parfois le seul moyen de déplacement rapide pour des milliers d’habitants.</p>
<p>Pour les spécialistes de la mobilité urbaine, la solution ne réside donc plus dans une lutte contre les motos, mais dans leur intégration progressive dans une politique globale de transport.</p>
<p>Cela suppose notamment :</p>
<p>l’identification officielle des parkings ;</p>
<p>l’enregistrement systématique des conducteurs ;</p>
<p>la mise en place d’assurances et de contrôles techniques ;</p>
<p>la formation des motards au code de la route ;</p>
<p>l’organisation des couloirs de circulation ;</p>
<p>ainsi qu’une meilleure coordination avec les autres moyens de transport urbain.</p>
<p>Plus largement, la situation révèle les difficultés de Kinshasa à gérer sa propre expansion. Avec une population en croissance rapide et une urbanisation souvent désordonnée, la capitale congolaise évolue progressivement vers le statut de mégapole africaine, où l’économie repose de plus en plus sur des réseaux informels que les autorités cherchent désormais à structurer.</p>
<p>Dans cette transition, les motos-taxis apparaissent à la fois comme le symbole d’un désordre urbain persistant et celui d’une nouvelle économie populaire devenue incontournable.</p>
<p>Car à Kinshasa, les motos ne transportent plus seulement des passagers. Elles transportent désormais une partie essentielle de l’activité économique de la ville.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<title>Afrique : Addis-Abeba sonne l’alerte sur les ODD et appelle à un tournant d’exécution</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 May 2026 21:32:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Addis-Abeba]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[Agenda 2063]]></category>
		<category><![CDATA[architecture financière internationale]]></category>
		<category><![CDATA[Commission économique pour l’Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[dette africaine]]></category>
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		<category><![CDATA[énergie Afrique]]></category>
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		<category><![CDATA[politiques publiques Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[UNECA]]></category>
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					<description><![CDATA[Réunis à Addis-Abeba du 28 au 30 avril 2026, gouvernements, institutions et acteurs du développement ont adopté une feuille de route plus offensive pour relancer les Objectifs de développement durable et l’Agenda 2063. Derrière l’affichage d’unité, le constat est sévère avec des retards persistants, des contraintes de financement et la nécessité d’un changement d’échelle dans [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><em>Réunis à Addis-Abeba du 28 au 30 avril 2026, gouvernements, institutions et acteurs du développement ont adopté une feuille de route plus offensive pour relancer les Objectifs de développement durable et l’Agenda 2063. Derrière l’affichage d’unité, le constat est sévère avec des retards persistants, des contraintes de financement et la nécessité d’un changement d’échelle dans les politiques publiques.</em></h3>
<p>À l’issue du Forum régional africain pour le développement durable tenu du 28 au 30 avril 2026, organisé par la Commission économique pour l’Afrique, les décideurs africains ont entériné la « Déclaration d’Addis-Abeba », un texte qui marque un infléchissement vers une logique d’exécution. Le diagnostic est désormais largement partagé. Le continent n’est pas sur la trajectoire des Objectifs de développement durable, avec des progrès insuffisants sur la majorité des indicateurs et des reculs sur plusieurs d’entre eux.</p>
<p>Le nœud du problème reste financier. Le déficit annuel de financement des ODD est estimé entre 670 et 848 milliards de dollars, un écart qui limite la capacité des États à investir dans les infrastructures, l’énergie ou les services sociaux. Dans ce contexte, les appels à une réforme de l’architecture financière internationale se multiplient, tout comme les efforts pour mobiliser davantage de ressources domestiques et développer des marchés de capitaux en monnaie locale.</p>
<p>La déclaration identifie cinq priorités opérationnelles. Il s’agit de l’accès à l’eau et à l’assainissement, de l’énergie, de l’industrialisation, de l’urbanisation et des partenariats. Sur l’énergie, l’accent est mis sur les solutions décentralisées et les renouvelables, alors que près de 600 millions d’Africains restent sans accès fiable à l’électricité. Sur le front industriel, les pays sont invités à intégrer les grandes mutations en cours comme l’intelligence artificielle, la transition climatique et la recomposition des chaînes de valeur dans leurs stratégies de développement.</p>
<p>L’enjeu urbain s’impose également comme un pivot de transformation. La croissance rapide des villes africaines est perçue à la fois comme un risque avec une pression accrue sur les infrastructures et une expansion des quartiers informels, et comme une opportunité de création de valeur à condition d’investir dans le logement, les infrastructures et la planification.</p>
<p>Au-delà des priorités sectorielles, la Déclaration introduit une dimension institutionnelle plus marquée. Elle plaide pour des mécanismes de financement innovants comme les financements mixtes, des solutions d’endettement et la constitution de portefeuilles de projets prêts à l’investissement, ainsi que pour l’opérationnalisation d’une agence africaine de notation afin de réduire le coût du capital et améliorer la perception du risque.</p>
<p>En creux, le message est clair. Sans changement de méthode, les engagements resteront déclaratifs. La Déclaration d’Addis-Abeba vise ainsi à repositionner l’Afrique dans les grandes négociations internationales à venir tout en préparant l’après 2030.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<title>Afrique : plus de 300 000 cas de choléra et 7 000 décès, l’OMS appelle à une riposte d’urgence structurée</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2026 12:26:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
		<category><![CDATA[assainissement]]></category>
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					<description><![CDATA[L’Afrique fait face en 2026 à l’une des plus graves flambées de choléra de ces dernières décennies. Selon les données consolidées de l’Organisation mondiale de la santé et du Centre africain de contrôle des maladies, le continent a dépassé le seuil des 300 000 cas et 7 000 décès en 2026 , confirmant une pression [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>L’Afrique fait face en 2026 à l’une des plus graves flambées de choléra de ces dernières décennies. Selon les données consolidées de l’Organisation mondiale de la santé et du Centre africain de contrôle des maladies, le continent a dépassé le seuil des 300 000 cas et 7 000 décès en 2026 , confirmant une pression sanitaire persistante dans plusieurs régions.</h3>
<p>Les pays les plus touchés incluent la République démocratique du Congo, l’Angola, le Nigeria ou encore le Soudan. En RDC, considérée comme un épicentre, des milliers de cas continuent d’être signalés chaque semaine, avec des foyers actifs dans les grandes agglomérations et les zones en crise humanitaire.</p>
<p>Si, dans certaines zones, une baisse relative des contaminations est observée, les autorités sanitaires s’inquiètent d’un taux de létalité en hausse, signe d’un accès encore insuffisant aux soins précoces et aux infrastructures adaptées. Le choléra, maladie hydrique, reste étroitement lié aux conditions d’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène.</p>
<p>Face à cette situation, l’Organisation mondiale de la santé recommande une riposte structurée autour de plusieurs axes prioritaires. Il s’agit notamment de renforcer l’accès à l’eau potable, à travers la chloration et la sécurisation des sources, mais aussi d’intensifier les campagnes de vaccination orale contre le choléra dans les zones à haut risque.</p>
<p>L’organisation préconise également le déploiement d’équipes d’intervention rapide, capables d’agir directement dans les communautés affectées, avec des stratégies dites « maison par maison » pour identifier précocement les cas. La prise en charge rapide des patients, avec des solutions de réhydratation et des traitements adaptés, constitue un autre pilier essentiel pour réduire la mortalité.</p>
<p>Par ailleurs, l’OMS insiste sur la nécessité de renforcer la surveillance épidémiologique, afin de mieux anticiper les flambées et d’améliorer la coordination entre les États, les partenaires techniques et les acteurs humanitaires.</p>
<p>Pour les spécialistes en santé publique, cette crise dépasse le cadre strictement médical. « Le choléra est avant tout une maladie de l’inégalité. Là où l’eau potable manque, l’épidémie prospère », souligne un expert africain en épidémiologie.</p>
<p>D’autres analystes mettent en avant le lien entre urbanisation rapide et vulnérabilité sanitaire, notamment dans des villes comme Kinshasa, où la croissance démographique dépasse les capacités d’infrastructures.</p>
<p>Les experts convergent sur un point :  » sans investissements massifs dans les services de base ; eau, assainissement, santé primaire, les réponses d’urgence resteront insuffisantes. »</p>
<p>La lutte contre le choléra apparaît ainsi comme un test de résilience pour les systèmes de santé africains.</p>
<p>Dans ce contexte, l’enjeu pour les gouvernements africains n’est plus seulement de contenir l’épidémie, mais de transformer durablement les conditions sanitaires qui en favorisent la propagation.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<title>Afrique : l’immense marché attire les convoitises mondiales</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 08:41:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Finance]]></category>
		<category><![CDATA[Afrique]]></category>
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					<description><![CDATA[Avec une démographie galopante et une urbanisation rapide, l’Afrique s’impose comme l’un des derniers grands relais de croissance mondiale. Les projections consultées par DecryptEco indiquent que la consommation des ménages africains pourrait dépasser les 2 000 milliards de dollars dans les prochaines années, portée par une population de plus de 1,4 milliard d’habitants, appelée à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>Avec une démographie galopante et une urbanisation rapide, l’Afrique s’impose comme l’un des derniers grands relais de croissance mondiale.</h3>
<p>Les projections consultées par DecryptEco indiquent que la consommation des ménages africains pourrait dépasser les 2 000 milliards de dollars dans les prochaines années, portée par une population de plus de 1,4 milliard d’habitants, appelée à doubler d’ici 2050 selon les Nations unies. Sur cet aspect de choses, les analyses de McKinsey &amp; Company évoquent même la plus grande opportunité de consommation du siècle, tirée par la demande interne.</p>
<p>Cette attractivité se confirme dans plusieurs secteurs, notamment la banque, dont les revenus ont dépassé les 100 milliards de dollars en 2025, avec une rentabilité supérieure à la moyenne mondiale. Le cabinet Boston Consulting Group souligne également que le secteur financier africain affiche des rendements parmi les plus élevés des marchés émergents, malgré un environnement plus risqué.</p>
<p>Les experts identifient plusieurs moteurs structurels. La croissance démographique reste centrale, mais elle s’accompagne d’une urbanisation rapide : d’ici 2030, plus de 50 % des Africains vivront en ville. À cela s’ajoute une transformation numérique accélérée. Selon la Banque mondiale, plus de 45 % de la population adulte en Afrique subsaharienne a désormais accès à des services financiers formels, contre moins de 25 % il y a une décennie. L’Afrique se distingue ainsi en « sautant des étapes », notamment dans la fintech et les paiements mobiles, avec des leaders mondiaux du mobile money.</p>
<p>Cependant, des analyses plus prudentes rappellent que ce marché reste complexe. Dans ses perspectives économiques, le Fonds monétaire international (FMI) souligne que la croissance africaine, autour de 3 à 4 %, demeure en deçà de son potentiel en raison de contraintes structurelles. Les entreprises internationales ont parfois surestimé ce marché, confrontées à des défis tels que la faiblesse du pouvoir d’achat, la volatilité des monnaies et la fragmentation des marchés.</p>
<p>Par ailleurs, le continent présente un paradoxe : un fort dynamisme entrepreneurial, mais encore peu de grandes entreprises capables de structurer durablement les marchés. Selon la Banque africaine de développement, l’Afrique devra mobiliser plus de 130 à 170 milliards de dollars par an pour combler son déficit en infrastructures, condition essentielle pour transformer son potentiel en croissance réelle.</p>
<p>Malgré ces contraintes, la tendance reste positive. Entre croissance démographique, urbanisation et transformation numérique, l’Afrique s’impose progressivement comme un acteur central de l’économie mondiale.</p>
<p>Le véritable enjeu n’est plus de reconnaître son potentiel, mais de savoir comment le transformer en performance durable, estime un analyste du secteur.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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