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	<title>réserves &#8211; DecryptEco | RDC &amp; Afrique</title>
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	<description>Comprendre pour mieux décider.</description>
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	<title>réserves &#8211; DecryptEco | RDC &amp; Afrique</title>
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		<title>RDC : André Wameso mise sur la coordination monétaire et budgétaire pour consolider la stabilité économique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 17 May 2026 21:08:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Finance]]></category>
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					<description><![CDATA[La Banque centrale du Congo estime que la stabilité macroéconomique continue de se renforcer, avec une inflation retombée à 2,56 % en glissement annuel et une appréciation progressive du franc congolais sur les marchés de change. Le Comité permanent de cadrage macroéconomique projette désormais une croissance de 6,2 % en 2026, portée principalement par le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<ul>
<li><strong>La Banque centrale du Congo estime que la stabilité macroéconomique continue de se renforcer, avec une inflation retombée à 2,56 % en glissement annuel et une appréciation progressive du franc congolais sur les marchés de change.</strong></li>
<li><strong>Le Comité permanent de cadrage macroéconomique projette désormais une croissance de 6,2 % en 2026, portée principalement par le secteur minier et par l’assouplissement progressif de la politique monétaire engagé par la Banque centrale depuis janvier.</strong></li>
</ul>
<p>Invité à la 89e réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 15 mai 2026, André Wameso a présenté l’évolution récente de la conjoncture économique nationale, mettant en avant la poursuite de la stabilité macroéconomique observée depuis plusieurs mois en République démocratique du Congo.</p>
<p>Selon le gouverneur de la Banque centrale du Congo, cette amélioration se traduit notamment par le ralentissement progressif de l’inflation, la stabilité relative du taux de change ainsi que par la résilience persistante de l’activité économique.</p>
<p>Au 8 mai 2026, le taux d’inflation hebdomadaire s’est établi à 0,16 %, contre 0,19 % une semaine auparavant. Le cumul annuel atteint désormais 3,51 %, contre 3,06 % à la même période en 2025.</p>
<p>En glissement annuel, l’inflation est revenue à 2,56 %, contre 9,83 % un an plus tôt, illustrant le net ralentissement des tensions inflationnistes observées depuis plusieurs trimestres.</p>
<p>Pour la Banque centrale, cette évolution reflète les effets combinés d’une politique monétaire prudente et d’une meilleure stabilité du marché des changes.</p>
<p>Le franc congolais a également poursuivi son appréciation sur les différents segments du marché de change. Par rapport au 30 avril 2026, la monnaie nationale s’est appréciée de 4,59 % sur le marché indicatif et de 0,47 % sur le marché parallèle.</p>
<p>Au 7 mai, le taux de change s’établissait à 2 200,65 francs congolais pour un dollar américain sur le marché interbancaire, contre 2 331,26 francs sur le marché parallèle.</p>
<p>Dans le même temps, les projections du Comité permanent de cadrage macroéconomique (CPCM) tablent désormais sur une croissance économique de 6,2 % en 2026, contre 5,8 % en 2025.</p>
<p>Cette progression devrait être principalement soutenue par le dynamisme du secteur extractif, alors que les prix internationaux du cuivre, de l’or et du cobalt demeurent globalement favorables sur les marchés mondiaux.</p>
<p>Cette amélioration macroéconomique intervient dans un contexte d’assouplissement progressif de la politique monétaire de la BCC.</p>
<p>Réuni le 9 avril 2026, le Comité de politique monétaire avait abaissé le taux directeur de 15 % à 13,5 %, soit une réduction de 150 points de base.</p>
<p>Cette décision faisait suite à une première baisse intervenue en janvier 2026, lorsque le taux directeur était passé de 17,5 % à 15 %. En trois mois, la détente monétaire cumulée atteint ainsi 400 points de base.</p>
<p>La Banque centrale justifie cette orientation par le ralentissement marqué de l’inflation et par la résilience de l’économie congolaise malgré les risques sécuritaires et les incertitudes internationales.</p>
<p>Sous la direction d’André Wameso, la stratégie monétaire de la BCC ne repose toutefois pas uniquement sur le taux directeur. L’institution poursuit également un encadrement plus strict de la liquidité bancaire ainsi qu’un renforcement des réserves de change, notamment à travers l’accumulation d’or monétaire, dans l’objectif de consolider progressivement la confiance dans le franc congolais et dans la stabilité macroéconomique du pays.</p>
<p>Pour plusieurs analystes, l’amélioration des indicateurs macroéconomiques constitue un signal positif pour la crédibilité financière de la RDC et pour la confiance des investisseurs.</p>
<p>Des économistes saluent notamment le renforcement de la coordination entre les politiques budgétaire et monétaire, estimant que cette discipline contribue à stabiliser progressivement le franc congolais et à restaurer la confiance sur les marchés.</p>
<p>Certains experts estiment également que cette séquence favorable offre désormais au gouvernement une marge de manœuvre plus importante pour mobiliser des ressources sur le marché domestique à travers de nouvelles adjudications de titres publics, sans exercer une pression excessive sur le marché des changes.</p>
<p>Selon eux, la consolidation actuelle du cadre macroéconomique pourrait permettre au Trésor congolais de financer davantage d’investissements publics en monnaie locale, à condition de maintenir une discipline budgétaire rigoureuse et une coordination étroite avec la Banque centrale.</p>
<p>Tout en saluant les progrès observés, André Wameso a néanmoins insisté sur la nécessité de renforcer davantage l’articulation entre politique monétaire et politique budgétaire afin de consolider durablement la stabilité économique du pays.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<title>Conclusions de la récente revue des programmes FEC et FRD  » : « La RDC tient, mais des fragilités profondes démeurent », analyse Caleb Bonyi dans un entretien accordé à DecryptEco.</title>
		<link>https://decrypt-eco.net/2026/05/13/consultations-article-iv-du-fmi-la-rdc-tient-mais-des-fragilites-profondes-demeurent-analyse-caleb-bonyi-dans-un-entretien-accorde-a-decrypteco/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 16:40:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Finance]]></category>
		<category><![CDATA[Agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[Article IV]]></category>
		<category><![CDATA[Caleb Bonyi]]></category>
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					<description><![CDATA[À la suite de sa réflexion publiée après la récente conclusion de la récente revue des programmes FEC et FRD du Fonds monétaire international (FMI), l’économiste et statisticien congolais Caleb Bonyi Mukadi Mukandila a accordé, le lundi 11 Mai 2026, un entretien à DecryptEco dans lequel il livre une lecture plus approfondie des conclusions préliminaires [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><em>À la suite de sa réflexion publiée après la récente conclusion de la récente revue des programmes FEC et FRD du </em><em>Fonds monétaire international (FMI), l’économiste et statisticien congolais Caleb Bonyi Mukadi Mukandila a accordé, le lundi 11 Mai 2026, un entretien à DecryptEco dans lequel il livre une lecture plus approfondie des conclusions préliminaires de la mission du FMI en République démocratique du Congo.</em></h3>
<p>Pour lui, les indicateurs macroéconomiques actuels traduisent effectivement une résilience certaine de l’économie congolaise.</p>
<p>La croissance reste supérieure à 5 %, l’inflation a été contenue sous les 2,5 % et les réserves de change ont atteint 8,8 milliards de dollars.</p>
<p>« Ce sont de vrais acquis qu’il faut reconnaître », explique-t-il. Mais derrière ces performances, l’économiste estime que plusieurs fragilités structurelles continuent de peser sur l’économie nationale.</p>
<p>Dans cet entretien accordé à DecryptEco, Caleb Bonyi rappelle que la principale question reste celle de l’impact de cette croissance sur les conditions de vie de la population. « La RDC affiche des indicateurs macroéconomiques au vert, mais une grande partie de la population continue de vivre dans une forte précarité », souligne-t-il.</p>
<p>L’économiste s’attarde notamment sur la structure actuelle de la croissance. Il relève que le FMI évoque un ralentissement du secteur extractif compensé par les BTP, les services et l’agriculture. Une évolution qu’il juge intéressante, mais qui demande davantage de prudence dans l’interprétation.</p>
<p>Selon lui, cette dynamique peut traduire un début de diversification économique, mais aussi refléter des effets temporaires liés aux dépenses publiques d’infrastructures ou encore aux conséquences sécuritaires dans certaines zones minières de l’Est du pays.</p>
<p>« La vraie question est de savoir si cette croissance crée suffisamment d’activités productives et d’emplois durables », insiste-t-il.</p>
<p>Caleb Bonyi revient également sur la récente baisse du taux directeur de la Banque centrale du Congo, passé de 17,5 % à 13,5 % en quatre mois. Si cette décision peut se justifier par le recul de l’inflation, il estime néanmoins que le FMI reste prudent face auxt risques liés aux tensions géopolitiques internationales et à la hausse des prix pétroliers.</p>
<p>« Dans une économie fortement dépendante des importations de carburant, une hausse durable des prix du pétrole finit toujours par produire des effets inflationnistes », explique-t-il.</p>
<p>Sur le plan budgétaire, l’économiste considère que la hausse du déficit public illustre surtout le poids croissant des dépenses sécuritaires liées au conflit dans l’Est du pays. « La guerre ne coûte pas seulement en vies humaines. Elle coûte aussi en croissance, en recettes fiscales et en services publics », affirme-t-il.</p>
<p>Interrogé sur l’émission du premier Eurobond de la RDC, Caleb Bonyi parle d’une avancée importante pour la crédibilité financière du pays, tout en rappelant que le véritable enjeu sera l’utilisation efficace des ressources mobilisées.</p>
<p>Pour lui, les réformes économiques engagées commencent à produire certains résultats visibles, mais le défi majeur reste désormais de transformer la stabilité macroéconomique en croissance réellement inclusive au bénéfice des populations congolaises.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<title>Mozambique : Maputo envisage de convertir 1,4 milliard USD de dette chinoise en yuan pour réduire la pression financière</title>
		<link>https://decrypt-eco.net/2026/05/07/mozambique-maputo-envisage-de-convertir-14-milliard-usd-de-dette-chinoise-en-yuan-pour-reduire-la-pression-financiere/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 15:56:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le Mozambique envisage de convertir environ 1,4 milliard de dollars de dette contractée auprès de la Chine en prêts libellés en yuan, dans un contexte marqué par une montée des tensions budgétaires et des inquiétudes croissantes autour de la soutenabilité de sa dette. Cette orientation a été révélée le 5 mai 2026 par plusieurs médias [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><em>Le Mozambique envisage de convertir environ 1,4 milliard de dollars de dette contractée auprès de la Chine en prêts libellés en yuan, dans un contexte marqué par une montée des tensions budgétaires et des inquiétudes croissantes autour de la soutenabilité de sa dette.</em></h3>
<p>Cette orientation a été révélée le 5 mai 2026 par plusieurs médias financiers internationaux, alors que le pays fait face à des avertissements du Fonds monétaire international (FMI) et à une accumulation d’arriérés de paiement qui alimentent les craintes d’un risque de défaut.</p>
<p>Selon des informations relayées par Bloomberg, les discussions portent sur une conversion d’une partie de la dette mozambicaine envers Pékin en financements libellés en renminbi, la monnaie chinoise. Le ministère mozambicain des Finances a indiqué que cette option avait été évoquée dans le cadre des échanges avec le principal créancier bilatéral du pays.</p>
<p>À travers cette stratégie, les autorités mozambicaines cherchent notamment à réduire leur dépendance au dollar américain, dont l’appréciation augmente fortement les coûts de remboursement pour plusieurs économies africaines endettées en devises étrangères.</p>
<p>Pour les analystes financiers, une conversion vers le yuan pourrait offrir un certain répit à court terme en réduisant les pressions sur les réserves en dollars et en améliorant la gestion du service de la dette extérieure.</p>
<p>Cette démarche intervient dans un contexte économique particulièrement sensible pour le Mozambique. Le FMI a récemment reclassé la dette du pays comme “non soutenable”, tandis que l’agence Fitch a abaissé la note souveraine du pays en évoquant un risque élevé de restructuration ou de défaut.</p>
<p>Les experts de la finance internationale estiment que cette initiative reflète également une évolution plus large observée sur le continent africain. Face à la domination du dollar dans les échanges internationaux, plusieurs États cherchent progressivement à diversifier les monnaies utilisées dans leurs financements extérieurs, notamment à travers un recours accru au yuan chinois.</p>
<p>Les spécialistes rappellent toutefois que le changement de devise ne résout pas les déséquilibres structurels des finances publiques. Selon eux, la capacité du Mozambique à restaurer durablement la confiance des marchés dépendra surtout de la relance de la croissance, de l’amélioration des recettes publiques et de la stabilité politique et sécuritaire.</p>
<p>Pour plusieurs observateurs, cette séquence illustre surtout la montée en puissance financière de la Chine en Afrique, à un moment où plusieurs économies du continent cherchent de nouvelles marges de manœuvre face à la pression du dollar et au durcissement des conditions de financement internationales.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<title>RDC : le FMI valide la 3e revue de la FEC et la 2e revue de la FRD avant l’examen final de juin</title>
		<link>https://decrypt-eco.net/2026/05/07/rdc-le-fmi-valide-la-3e-revue-de-la-fec-et-la-2e-revue-de-la-frd-avant-lexamen-final-de-juin/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 08:00:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La République démocratique du Congo consolide son programme économique avec le Fonds monétaire international (FMI). Les services de l’institution et les autorités congolaises sont parvenus à un accord au niveau des services sur la troisième revue du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) ainsi que sur la deuxième revue de la Facilité [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><em>La République démocratique du Congo consolide son programme économique avec le Fonds monétaire international (FMI). Les services de l’institution et les autorités congolaises sont parvenus à un accord au niveau des services sur la troisième revue du programme soutenu par la Facilité élargie de crédit (FEC) ainsi que sur la deuxième revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD).</em></h3>
<p>L’annonce a été faite ce mercredi 6 mai, à l’issue d’une mission conduite à Kinshasa du 23 avril au 6 mai par Calixte Ahokpossi. Cet accord doit encore être validé par la direction du FMI et son Conseil d’administration, dont l’examen est prévu en juin 2026.</p>
<p>Dans son communiqué, le FMI indique que « les services du FMI et les autorités sont parvenus à un accord au niveau des services concernant le troisième examen au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC) et le deuxième examen au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) ». L’institution ajoute que « l’économie reste résiliente, malgré l’impact du conflit armé persistant dans la partie orientale du pays et les répercussions de la guerre au Moyen-Orient ».</p>
<p>Le FMI relève que la croissance économique est demeurée supérieure à 5,5 % en 2025 et devrait conserver un rythme similaire en 2026. Cette dynamique est soutenue principalement par la construction, les services et l’agriculture, dans un contexte où le secteur extractif connaît un léger ralentissement.</p>
<p>L’institution note également une amélioration du cadre macroéconomique. « L’inflation annuelle est restée à 2,5 % ou moins depuis octobre 2025 », souligne le communiqué, soit un niveau largement inférieur à l’objectif de 7 % fixé par la Banque centrale du Congo (BCC). Dans le même temps, les réserves internationales ont atteint 8,8 milliards de dollars à fin mars 2026.</p>
<p>La revue du programme a toutefois mis en évidence des tensions persistantes sur les finances publiques. Selon le FMI, la détérioration de la situation sécuritaire dans l’Est, aggravée par la prise d’Uvira par les rebelles de l’AFC/M23 en décembre 2025, a entraîné un dépassement du plafond du déficit budgétaire intérieur de 0,6 point de PIB à fin 2025.</p>
<p>Pour corriger ces déséquilibres, les autorités congolaises prévoient plusieurs ajustements dans le budget rectificatif 2026, notamment à travers un renforcement de la mobilisation des recettes intérieures et une rationalisation des dépenses non prioritaires.</p>
<p>Le Fonds a par ailleurs salué certaines réformes engagées dans la gestion des finances publiques. Le communiqué cite notamment « la mise en place de la Direction générale du Trésor et du Compte public (DGTCP) » depuis février 2026 ainsi que la décentralisation de l’autorisation des dépenses vers quatre ministères pilotes. Le FMI appelle cependant à accélérer le déploiement du compte unique du Trésor et la rationalisation des fonds spéciaux.</p>
<p>Les experts du secteur estiment que cette troisième revue validée au niveau technique constitue bien plus qu’une étape procédurale. Pour plusieurs économistes, elle représente un indicateur de confiance dans la capacité de la RDC à maintenir un cadre macroéconomique relativement stable malgré les chocs sécuritaires et géopolitiques.</p>
<p>Selon les analystes financiers, la combinaison d’une croissance maintenue au-dessus de 5 %, d’une inflation fortement maîtrisée et d’un niveau de réserves extérieures renforcé améliore progressivement le profil de risque du pays sur les marchés internationaux. Cette perception a notamment été renforcée par la récente émission d’euro-obligations, saluée par le FMI comme un signal d’ouverture financière et de crédibilité accrue.</p>
<p>Les experts rappellent toutefois que la solidité de cette trajectoire dépendra de plusieurs facteurs sensibles : la capacité du gouvernement à accroître durablement les recettes fiscales, le contrôle des dépenses liées au contexte sécuritaire et la poursuite des réformes de gouvernance budgétaire.</p>
<p>Ils soulignent également que la baisse progressive du taux directeur de la BCC, ramené à 13,5 % en avril 2026, pourrait soutenir davantage l’activité économique et le financement du secteur privé. Mais dans un environnement marqué par la hausse des prix mondiaux de l’énergie et les tensions au Moyen-Orient, le maintien d’une politique monétaire prudente restera déterminant pour éviter le retour des pressions inflationnistes.</p>
<p>Pour plusieurs observateurs, l’approbation attendue du Conseil d’administration du FMI en juin constituera un signal important pour les partenaires techniques, les investisseurs et les marchés financiers, dans la mesure où elle pourrait consolider davantage la crédibilité financière internationale de la RDC et soutenir la poursuite des réformes économiques engagées.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<item>
		<title>RDC : Félix Tshisekedi défend son bilan économique et insiste sur les infrastructures, l’agriculture et l’emploi</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 May 2026 23:31:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le président Félix Tshisekedi a mis en avant plusieurs indicateurs macroéconomiques pour défendre l’évolution de l’économie congolaise et répondre aux préoccupations liées à la redistribution de la richesse en République démocratique du Congo. Le Chef de l’État s’ est exprimé en ces termes le mercredi 06 mai 2026 à Kinshasa, lors d’une conférence de presse [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><em>Le président Félix Tshisekedi a mis en avant plusieurs indicateurs macroéconomiques pour défendre l’évolution de l’économie congolaise et répondre aux préoccupations liées à la redistribution de la richesse en République démocratique du Congo.</em></h3>
<p>Le Chef de l’État s’ est exprimé en ces termes le mercredi 06 mai 2026 à Kinshasa, lors d’une conférence de presse organisée à la Cité de l’Union africaine.</p>
<p>Pour illustrer les transformations engagées, Félix Tshisekedi a évoqué l’évolution de plusieurs indicateurs clés. Il a notamment indiqué que le budget national, qui tournait autour de 300 millions de dollars dans les années 1960, atteint aujourd’hui près de 22 milliards de dollars. Le Président Tshisekedi a également souligné que l’inflation se situe autour de 3 %, tandis que les réserves internationales sont passées de 800 millions à près de 7 milliards de dollars.</p>
<p>Le Chef de l’État a toutefois rappelé que le contexte sécuritaire continue de peser fortement sur les finances publiques. Selon lui, près de 30 % du budget national est actuellement consacré à l’effort de guerre.</p>
<p>Dans son intervention, Félix Tshisekedi a également insisté sur les investissements jugés prioritaires pour soutenir l’économie. Il a cité les infrastructures, l’agriculture, l’énergie, les hôpitaux ainsi que les projets de transformation locale, présentés comme des leviers capables de stimuler l’activité économique et de créer des emplois pour la jeunesse.</p>
<p>Sur le plan énergétique, le Président a mis en avant l’évolution du taux d’électrification, passé de 9 % à 22 %, estimant que l’accès à l’électricité reste indispensable pour accélérer l’industrialisation et soutenir les activités productives.</p>
<p>D’après plusieurs économistes, les indicateurs avancés reflètent une consolidation progressive de certains fondamentaux macroéconomiques, notamment la stabilité monétaire, l’amélioration des réserves de change et la montée en puissance des capacités budgétaires de l’État.</p>
<p>Le maintien d’une inflation relativement contenue est perçu comme un facteur important pour préserver le pouvoir d’achat et renforcer la confiance économique.</p>
<p>Cependant, de nombreux analystes soulignent que l’enjeu principal demeure la capacité à transformer ces avancées macroéconomiques en effets visibles pour la population. La progression des agrégats financiers et des recettes publiques ne produit pas automatiquement une amélioration immédiate des conditions de vie, particulièrement dans un contexte marqué par les défis sécuritaires, énergétiques et sociaux.</p>
<p>Pour les spécialistes du développement, la prochaine étape consistera surtout à convertir cette stabilité économique en croissance créatrice d’emplois. Cela passe notamment par l’accélération des investissements dans les infrastructures, l’énergie, l’agriculture et les chaînes de transformation locale, considérées comme essentielles pour élargir durablement la base productive de l’économie congolaise.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<title>RDC : les marchés financiers projettent désormais un horizon d’investissement au-delà de cinq ans</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Apr 2026 13:28:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En marge des Assemblées de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM) à Washington, le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso, a accordé une interview à Jeune Afrique, dans laquelle il met en lumière la reconfiguration en cours du paysage macrofinancier congolais. Il y propose une lecture [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>En marge des Assemblées de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM) à Washington, le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso, a accordé une interview à Jeune Afrique, dans laquelle il met en lumière la reconfiguration en cours du paysage macrofinancier congolais. Il y propose une lecture structurée de la trajectoire économique du pays, à la croisée de l’accès aux marchés internationaux, de la stabilisation monétaire et de la recomposition du système financier.</h3>
<p>Le point d’inflexion tient à l’émission inaugurale de l’eurobond souverain, véritable test de crédibilité externe. La sursouscription observée ne relève pas d’un simple effet de cycle, mais traduit une requalification du risque souverain congolais. « Le marché financier se projette désormais avec la RDC sur un horizon supérieur à cinq ans », souligne André Wameso. Les investisseurs pricent ainsi une trajectoire à moyen-long terme, intégrant la continuité programmatique avec le FMI et une amélioration graduelle des fondamentaux macroéconomiques.</p>
<p>Cette revalorisation s’inscrit dans un cadre macroéconomique en phase de normalisation avancée. La désinflation, de 11,7 % fin 2024 à environ 2,2 % début 2026, s’accompagne d’une stabilisation du taux de change et d’un rétablissement progressif du pouvoir d’achat en francs congolais. Ce triptyque reflète un pilotage monétaire plus fin, articulé autour d’une gestion active de la liquidité et d’un allongement des maturités des instruments, contribuant à ancrer les anticipations inflationnistes.</p>
<p>Sur le plan microstructurel, la réforme du circuit des devises constitue un levier déterminant. « Nous avons un système qui ne favorise pas la transparence », admet André Wameso, évoquant l’asymétrie persistante entre les volumes de cash en circulation et leur intermédiation bancaire. La perspective, à l’horizon 2027, d’une substitution graduelle des paiements en espèces en dollars par des transactions électroniques vise à renforcer la traçabilité des flux, à formaliser davantage l’économie et à améliorer la transmission de la politique monétaire.</p>
<p>Parallèlement, la stratégie de consolidation des réserves internationales se densifie. L’accumulation d’or monétaire s’inscrit dans une logique de diversification des actifs de réserve et de renforcement des marges de sécurité face aux chocs exogènes, dans un environnement global marqué par une volatilité accrue.</p>
<p>Néanmoins, la matrice productive demeure largement tributaire du secteur extractif. Si des signaux d’émergence du segment non minier apparaissent, ils restent à ce stade embryonnaires, soulignant les limites d’une diversification encore inaboutie.</p>
<p>L’appréciation du franc congolais, de près de 2 800 à environ 2 200 CDF pour un dollar américain, induit un effet de valorisation mécanique du PIB en devise.</p>
<p>Les projections du FMI tablent sur une croissance réelle de 5,9 % en 2026, tandis que le PIB en dollars progresserait d’environ 33 %, illustrant l’ampleur des effets de change dans la dynamique nominale.</p>
<p>En filigrane, renseignent plusieurs profils économiques, la soutenabilité de cette trajectoire repose sur un arbitrage délicat entre discipline budgétaire, crédibilité monétaire et transformation structurelle. À défaut d’une consolidation rigoureuse des finances publiques et d’une diffusion plus inclusive de la croissance, le risque demeure celui d’un découplage persistant entre performance macroéconomique et amélioration tangible des conditions de vie, une préoccupation également soulignée par la Banque mondiale.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<title>RDC : fin du cash en dollars d&#8217;ici 2027, inflation maîtrisée et stratégie or, André Wameso décrypte les leviers de stabilisation</title>
		<link>https://decrypt-eco.net/2026/04/24/rdc-fin-du-cash-en-dollars-dici-2027-inflation-maitrisee-et-strategie-or-andre-wameso-decrypte-les-leviers-de-stabilisation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 15:39:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En marge des Assemblées de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso, a dévoilé, lors d&#8217;une interview accordée à Bloomberg, une feuille de route monétaire ambitieuse, articulée autour de trois axes : réduction de l’usage du dollar en espèces, consolidation [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>En marge des Assemblées de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso, a dévoilé, lors d&rsquo;une interview accordée à Bloomberg, une feuille de route monétaire ambitieuse, articulée autour de trois axes : réduction de l’usage du dollar en espèces, consolidation de la stabilité des prix et constitution de réserves stratégiques en or.</h3>
<p>« Les dollars que nous importons ne restent pas dans l’économie formelle », a-t-il déclaré, pointant un problème structurel de traçabilité des flux dans une économie encore largement informelle. La mesure phare consiste à mettre fin aux transactions en espèces en dollars dès 2027, au profit de paiements électroniques. Les comptes en devises seront maintenus, mais les flux devront transiter par le système bancaire.</p>
<p><strong>Une réforme monétaire à visée systémique</strong></p>
<p>L’objectif est de renforcer la lutte contre le blanchiment et redonner au franc congolais sa fonction de monnaie de référence. Cette orientation s’inscrit dans la volonté de la RDC de sortir de la liste grise du Groupe d&rsquo;action financière (GAFI), un facteur déterminant pour l’accès aux financements internationaux.</p>
<p>Pour les analystes, cette réforme marque un tournant. Alexander Venter estime qu’elle « renforce l’efficacité de la politique monétaire », tout en rappelant que son succès dépendra de la capacité à formaliser une économie encore dominée par le cash.</p>
<p><strong>Inflation contenue, mais vigilance externe</strong></p>
<p>Sur le front des prix, la Banque centrale revendique une inflation maîtrisée autour de 2,3 % à 2,4 %, bien en dessous de sa cible de 7 %. Une performance notable dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques.</p>
<p>« Si la crise au Moyen-Orient se prolonge, nous pourrions faire face à une hausse des coûts d’importation et à une baisse des recettes d’exportation », a averti le gouverneur, évoquant notamment l’impact sur les industries minières dépendantes du carburant.</p>
<p><strong>Vers une souveraineté financière accrue</strong></p>
<p>Autre chantier stratégique : la constitution de réserves en or à partir de la production locale. En partenariat avec DRC Gold Trading SA, la Banque centrale veut sécuriser des approvisionnements certifiés et renforcer ses actifs de réserve.</p>
<p>Parallèlement, la digitalisation financière s’accélère, avec l’entrée de fintechs et des partenariats structurants avec Visa et Mastercard. Une dynamique qui soutient la transition vers une économie moins dépendante du cash.</p>
<p><strong>Signaux de crédibilité sur les marchés</strong></p>
<p>Les récentes émissions d’obligations en francs congolais ; dont 75 % des 100 milliards proposés ont été souscrits, traduisent, selon André Wameso, « une anticipation de stabilité par les acteurs économiques ». Cette confiance a été renforcée par le succès du premier eurobond du pays (1,25 milliard USD).</p>
<p>Au-delà des réformes monétaires, la trajectoire macroéconomique repositionne la RDC dans le paysage africain. Selon les projections du Fonds monétaire international (FMI), le pays devrait atteindre un PIB d’environ 123 milliards USD en 2026, dépassant l’Éthiopie ( 122 milliards USD) et intégrant le top 5 des économies en Afrique subsaharienne.</p>
<p>Cette progression repose sur deux moteurs principaux :</p>
<p>La hausse des prix des matières premières, notamment le cuivre et le cobalt, qui soutiennent les exportations</p>
<p>L’appréciation du franc congolais, passé d’environ 2.800 CDF à près de 2.200 CDF pour 1 USD, renforçant mécaniquement le PIB en dollars</p>
<p>Dans ce contexte, la politique monétaire menée sous l’ère Wameso apparaît cohérente. La réduction du taux directeur, combinée à une gestion prudente de la liquidité, a contribué à stabiliser les anticipations et à soutenir l’activité.</p>
<p><strong>Une trajectoire crédible, mais exigeante</strong></p>
<p>L’ensemble de ces mesures dessine une stratégie claire : reprendre le contrôle de la monnaie, formaliser les flux financiers et les activités économique et renforcer la crédibilité internationale.</p>
<p>Mais leur applicabilité reste le véritable test. Dans une économie où le cash domine et où la confiance dans la monnaie locale a été historiquement fragilisée, la réussite dépendra, selon les experts, de trois facteurs :</p>
<p><strong>Primo</strong>, l’inclusion financière réelle des populations ;</p>
<p><strong>Secundo</strong>, la robustesse des infrastructures numériques ;</p>
<p><strong>Tertio</strong>, la constance des politiques publiques.</p>
<p>En creux, poursuivent-ils, le pari de la Banque centrale est ambitieux : transformer une économie dollarisée en un système monétaire souverain et crédible. Un basculement qui, s’il se concrétise, pourrait redéfinir durablement la trajectoire économique de la RDC.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<title>Assemblées FMI–BM : fin du cash en dollars d&#8217;ici 2027, inflation maîtrisée et stratégie or, André Wameso décrypte les leviers de stabilisation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 08:56:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En marge des Assemblées de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso, a dévoilé, lors d&#8217;une interview accordée à Bloomberg, une feuille de route monétaire ambitieuse, articulée autour de trois axes : réduction de l’usage du dollar en espèces, consolidation [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>En marge des Assemblées de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso, a dévoilé, lors d&rsquo;une interview accordée à Bloomberg, une feuille de route monétaire ambitieuse, articulée autour de trois axes : réduction de l’usage du dollar en espèces, consolidation de la stabilité des prix et constitution de réserves stratégiques en or.</h3>
<p>« Les dollars que nous importons ne restent pas dans l’économie formelle », a-t-il déclaré, pointant un problème structurel de traçabilité des flux dans une économie encore largement informelle. La mesure phare consiste à mettre fin aux transactions en espèces en dollars dès 2027, au profit de paiements électroniques. Les comptes en devises seront maintenus, mais les flux devront transiter par le système bancaire.</p>
<p><strong>Une réforme monétaire à visée systémique</strong></p>
<p>L’objectif est de renforcer la lutte contre le blanchiment et redonner au franc congolais sa fonction de monnaie de référence. Cette orientation s’inscrit dans la volonté de la RDC de sortir de la liste grise du Groupe d&rsquo;action financière (GAFI), un facteur déterminant pour l’accès aux financements internationaux.</p>
<p>Pour les analystes, cette réforme marque un tournant. Alexander Venter estime qu’elle « renforce l’efficacité de la politique monétaire », tout en rappelant que son succès dépendra de la capacité à formaliser une économie encore dominée par le cash.</p>
<p><strong>Inflation contenue, mais vigilance externe</strong></p>
<p>Sur le front des prix, la Banque centrale revendique une inflation maîtrisée autour de 2,3 % à 2,4 %, bien en dessous de sa cible de 7 %. Une performance notable dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques.</p>
<p>« Si la crise au Moyen-Orient se prolonge, nous pourrions faire face à une hausse des coûts d’importation et à une baisse des recettes d’exportation », a averti le gouverneur, évoquant notamment l’impact sur les industries minières dépendantes du carburant.</p>
<p><strong>Vers une souveraineté financière accrue</strong></p>
<p>Autre chantier stratégique : la constitution de réserves en or à partir de la production locale. En partenariat avec DRC Gold Trading SA, la Banque centrale veut sécuriser des approvisionnements certifiés et renforcer ses actifs de réserve.</p>
<p>Parallèlement, la digitalisation financière s’accélère, avec l’entrée de fintechs et des partenariats structurants avec Visa et Mastercard. Une dynamique qui soutient la transition vers une économie moins dépendante du cash.</p>
<p><strong>Signaux de crédibilité sur les marchés</strong></p>
<p>Les récentes émissions d’obligations en francs congolais ; dont 75 % des 100 milliards proposés ont été souscrits, traduisent, selon André Wameso, « une anticipation de stabilité par les acteurs économiques ». Cette confiance a été renforcée par le succès du premier eurobond du pays (1,25 milliard USD).</p>
<p>Au-delà des réformes monétaires, la trajectoire macroéconomique repositionne la RDC dans le paysage africain. Selon les projections du Fonds monétaire international (FMI), le pays devrait atteindre un PIB d’environ 123 milliards USD en 2026, dépassant l’Éthiopie ( 122 milliards USD) et intégrant le top 5 des économies en Afrique subsaharienne.</p>
<p>Cette progression repose sur deux moteurs principaux :</p>
<p>La hausse des prix des matières premières, notamment le cuivre et le cobalt, qui soutiennent les exportations</p>
<p>L’appréciation du franc congolais, passé d’environ 2.800 CDF à près de 2.200 CDF pour 1 USD, renforçant mécaniquement le PIB en dollars</p>
<p>Dans ce contexte, la politique monétaire menée sous l’ère Wameso apparaît cohérente. La réduction du taux directeur, combinée à une gestion prudente de la liquidité, a contribué à stabiliser les anticipations et à soutenir l’activité.</p>
<p><strong>Une trajectoire crédible, mais exigeante</strong></p>
<p>L’ensemble de ces mesures dessine une stratégie claire : reprendre le contrôle de la monnaie, formaliser les flux financiers et les activités économique et renforcer la crédibilité internationale.</p>
<p>Mais leur applicabilité reste le véritable test. Dans une économie où le cash domine et où la confiance dans la monnaie locale a été historiquement fragilisée, la réussite dépendra, selon les experts, de trois facteurs :</p>
<p><strong>Primo</strong>, l’inclusion financière réelle des populations ;</p>
<p><strong>Secundo</strong>, la robustesse des infrastructures numériques ;</p>
<p><strong>Tertio</strong>, la constance des politiques publiques.</p>
<p>En creux, poursuivent-ils, le pari de la Banque centrale est ambitieux : transformer une économie dollarisée en un système monétaire souverain et crédible. Un basculement qui, s’il se concrétise, pourrait redéfinir durablement la trajectoire économique de la RDC.</p>
<p><strong>Flory MUSISWA</strong></p>
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		<title>Assemblées FMI–BM : la BCC accélère ses réformes monétaires avec l’appui du FMI</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Apr 2026 17:30:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En marge des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, André Wameso, s’est entretenu, le mercredi 15 avril 2026, avec une délégation du Département des marchés monétaires et de capitaux (MCM) du Fonds monétaire international. Cette réunion technique a [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>En marge des Réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI), le Gouverneur de la Banque Centrale du Congo, André Wameso, s’est entretenu, le mercredi 15 avril 2026, avec une délégation du Département des marchés monétaires et de capitaux (MCM) du Fonds monétaire international.</h3>
<p>Cette réunion technique a permis de faire le point sur plusieurs chantiers structurants engagés par la Banque centrale, dans un contexte de modernisation progressive du cadre monétaire congolais.</p>
<p><strong>Un marché de change en cours de structuration</strong></p>
<p>Parmi les dossiers examinés figure la mise en place d’un marché interbancaire de change plus formalisé. L’objectif est de permettre aux banques commerciales d’échanger des devises dans un cadre organisé, transparent et traçable.</p>
<p>La BCC envisage, dans ce cadre, l’utilisation d’une plateforme technologique fournie par Bloomberg pour le dénouement des transactions. Une telle infrastructure vise à améliorer la formation des prix, réduire les asymétries d’information et limiter les pratiques informelles qui caractérisent encore une partie du marché des changes en République démocratique du Congo.</p>
<p><strong>L’or monétaire au cœur des équilibres macroéconomiques</strong></p>
<p>Les discussions ont également porté sur la constitution de réserves en or monétaire. Ce sujet dépasse la simple diversification des actifs de réserve. Il soulève des implications techniques importantes, notamment dans le cadre du programme économique soutenu par le FMI.</p>
<p>En effet, l’intégration de l’or dans les réserves officielles peut influencer les critères quantitatifs utilisés pour évaluer la performance du programme, en particulier ceux liés au niveau des réserves internationales nettes. La question est donc de savoir comment valoriser cet actif tout en garantissant la transparence et la comparabilité des indicateurs macroéconomiques.</p>
<p><strong>La recapitalisation de la Banque centrale en ligne de mire</strong></p>
<p>Autre point structurant, le processus de recapitalisation de la Banque Centrale du Congo. Cette réforme vise à renforcer la solidité financière de l’institution, condition essentielle pour crédibiliser la politique monétaire et améliorer la capacité d’intervention sur les marchés.</p>
<p>Dans de nombreux pays, une banque centrale sous-capitalisée peut voir son efficacité limitée, notamment dans la gestion de la liquidité, la régulation bancaire ou encore la stabilisation de la monnaie. La recapitalisation s’inscrit ainsi dans une logique de restauration progressive des fondamentaux institutionnels.</p>
<p><strong>Un besoin accru d’assistance technique</strong></p>
<p>Enfin, la BCC a exprimé des besoins en assistance technique dans plusieurs domaines clés : conformité aux standards internationaux, inclusion financière, communication institutionnelle et digitalisation des services.</p>
<p>Ces axes traduisent une évolution des priorités des banques centrales, désormais appelées à intervenir au-delà de leurs fonctions traditionnelles. L’amélioration de la transparence, l’élargissement de l’accès aux services financiers et l’intégration des outils numériques deviennent des leviers essentiels pour renforcer l’efficacité des politiques publiques.</p>
<p><strong>Une coopération inscrite dans la durée</strong></p>
<p>Au terme des échanges, le Gouverneur a salué l’appui du département MCM du FMI, qui joue un rôle central dans l’accompagnement technique des réformes monétaires dans les pays en développement.</p>
<p>Cette coopération s’inscrit dans une dynamique plus large, où l’expertise internationale vient soutenir des transformations internes encore en cours. Elle reflète également les défis auxquels fait face la Banque Centrale du Congo, dont celui de moderniser ses instruments, renforcer sa crédibilité et s’adapter à un environnement financier en mutation.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
]]></content:encoded>
					
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		<title>RDC : 189 milliards CDF retirés et 7,6 milliards USD de réserves, deux leviers pour stabiliser l’économie début avril 2026</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2026 08:39:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Au début du mois d’avril 2026, la Banque Centrale du Congo (BCC) a actionné simultanément deux instruments clés pour contenir les déséquilibres macroéconomiques. D’un côté, une ponction de liquidité de 189 milliards de francs congolais (environ 76 millions USD). De l’autre, des réserves internationales portées à 7,6 milliards USD, en hausse de 5,9 % en [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>Au début du mois d’avril 2026, la Banque Centrale du Congo (BCC) a actionné simultanément deux instruments clés pour contenir les déséquilibres macroéconomiques. D’un côté, une ponction de liquidité de 189 milliards de francs congolais (environ 76 millions USD). De l’autre, des réserves internationales portées à 7,6 milliards USD, en hausse de 5,9 % en une semaine.</h3>
<p>Cette double dynamique répond à une logique simple mais structurante. En retirant des liquidités via les Bons BCC, l’autorité monétaire réduit la quantité de monnaie en circulation. L’objectif est de freiner les pressions inflationnistes et de limiter les tensions sur le marché des changes, souvent alimentées par un excès de francs congolais face à une offre limitée de devises.</p>
<p>En parallèle, l’accumulation des réserves agit comme un amortisseur externe. Avec une couverture de 2,94 mois d’importations, le pays se rapproche du seuil de sécurité de trois mois généralement recommandé. Ce niveau reste encore légèrement insuffisant, mais il marque une amélioration notable de la capacité du pays à honorer ses engagements extérieurs et à défendre la stabilité du taux de change.</p>
<p>L’articulation entre ces deux leviers est centrale. La ponction de liquidité agit à court terme sur la demande intérieure de devises, tandis que les réserves renforcent la crédibilité externe et la capacité d’intervention de la banque centrale sur le marché des changes. Ensemble, elles contribuent à stabiliser le franc congolais dans un environnement marqué par la volatilité des recettes d’exportation.</p>
<p>Cette évolution s’explique en partie par la bonne tenue des cours du cuivre et du cobalt, qui soutiennent les entrées de devises. Mais elle reflète aussi une gestion plus active de la politique monétaire, avec un recours accru aux opérations d’open market.</p>
<p>À moyen terme, la solidité de cet équilibre dépendra de facteurs plus structurels. La discipline budgétaire, la diversification des exportations et la mobilisation des recettes internes restent déterminantes pour éviter un retour des tensions. Sans ces ajustements, les interventions monétaires, aussi efficaces soient-elles, risquent de produire des effets limités dans le temps.</p>
<p>En l’état, la BCC affiche une posture prudente et proactive. Une stratégie qui vise moins à corriger des déséquilibres immédiats qu’à prévenir leur réapparition dans une économie encore fortement exposée aux chocs extérieurs.</p>
<p><strong>DecryptEco </strong></p>
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