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	<title>Pastef &#8211; DecryptEco | RDC &amp; Afrique</title>
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	<description>Comprendre pour mieux décider.</description>
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		<title>Sénégal : la fracture Sonko-Faye menace les négociations avec le FMI et accroît le risque souverain</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 11:06:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Finance]]></category>
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					<description><![CDATA[23 mai 2026 : le président Bassirou Diomaye Faye limoge son Premier ministre Ousmane Sonko, mettant fin à l&#8217;alliance politique qui avait porté le Pastef au pouvoir en mars 2024. Dette publique portée à 132 % du PIB fin 2024, programme de 1,8 milliard de dollars suspendu par le FMI, obligations souveraines sous pression : [&#8230;]]]></description>
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<li><strong>23 mai 2026 : le président Bassirou Diomaye Faye limoge son Premier ministre Ousmane Sonko, mettant fin à l&rsquo;alliance politique qui avait porté le Pastef au pouvoir en mars 2024.</strong></li>
<li><strong> Dette publique portée à 132 % du PIB fin 2024, programme de 1,8 milliard de dollars suspendu par le FMI, obligations souveraines sous pression : la crise politique intervient alors que Dakar tente de restaurer sa crédibilité financière auprès des investisseurs internationaux.</strong></li>
</ul>
<p>À moins d&rsquo;une semaine de la reprise attendue des discussions avec le Fonds monétaire international, le Sénégal s&rsquo;enfonce dans une nouvelle phase d&rsquo;incertitude politique susceptible de compliquer davantage la résolution de sa crise de dette.</p>
<p>Le 2 juin, Ousmane Sonko a annoncé que le Pastef, parti majoritaire au Parlement, ne participerait pas au gouvernement formé par le nouveau Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo. Cette décision marque une rupture ouverte avec le président Bassirou Diomaye Faye, dont il fut pourtant le principal architecte de l&rsquo;accession au pouvoir lors de l&rsquo;élection présidentielle du 24 mars 2024.</p>
<p>Cette fracture intervient moins de deux semaines après le limogeage de Sonko le 23 mai 2026 et la dissolution du gouvernement par le chef de l&rsquo;État, un événement qui a surpris les marchés alors que les autorités tentaient de convaincre le FMI de relancer son soutien financier au pays.</p>
<p>L&rsquo;enjeu dépasse largement la rivalité entre les deux hommes. Pour les investisseurs, la véritable question est désormais de savoir si le Sénégal conserve la stabilité institutionnelle nécessaire pour mener les réformes budgétaires exigées par ses créanciers.</p>
<p>Le pays traverse actuellement l&rsquo;une des plus graves crises de finances publiques de son histoire récente. En septembre 2024, un audit des comptes de l&rsquo;État a révélé l&rsquo;existence d&rsquo;engagements financiers non déclarés sous l&rsquo;administration précédente, provoquant une réévaluation spectaculaire de la dette publique. Celle-ci atteint désormais environ 132 % du PIB, un niveau exceptionnellement élevé pour une économie d&rsquo;Afrique subsaharienne.</p>
<p>À la suite de ces révélations, le FMI a suspendu son programme de financement de 1,8 milliard de dollars, privant Dakar d&rsquo;un important filet de sécurité financier. Depuis lors, les discussions entre les autorités sénégalaises et l&rsquo;institution de Washington avancent difficilement, même si le ministre des Finances Cheikh Diba a indiqué que les négociations devraient reprendre durant la semaine du 8 juin avec l&rsquo;objectif de parvenir à un accord de principe avant le 30 juin.</p>
<p>Dans ce contexte, la nomination d&rsquo;Ahmadou Al Aminou Lo, ancien cadre de la banque centrale régionale et économiste respecté, a été interprétée comme un signal de continuité adressé aux partenaires internationaux. Le maintien de Cheikh Diba au ministère des Finances, avec l&rsquo;ajout du portefeuille de l&rsquo;Économie, vise également à renforcer la cohérence de la politique économique à un moment où le pays cherche à reconstruire sa crédibilité.</p>
<p>Mais la nouvelle donne politique pourrait rapidement neutraliser cet effort. Le 26 mai, trois jours après son éviction, Ousmane Sonko a été porté à la présidence de l&rsquo;Assemblée nationale avec le soutien de 132 députés sur 165, démontrant que son influence politique demeure intacte malgré son départ du gouvernement.</p>
<p>Cette majorité parlementaire constitue désormais un puissant levier de pression sur l&rsquo;exécutif. Les investisseurs redoutent qu&rsquo;une confrontation durable entre la présidence et le Parlement ne ralentisse l&rsquo;adoption des mesures budgétaires et fiscales nécessaires à la conclusion d&rsquo;un nouvel accord avec le FMI.</p>
<p>Les marchés obligataires ont déjà commencé à intégrer cette incertitude. Selon plusieurs analystes internationaux, les obligations souveraines sénégalaises libellées en dollars ont fortement reculé après l&rsquo;éviction de Sonko, certains titres atteignant des niveaux historiquement bas tandis que les investisseurs rehaussaient leurs anticipations de restructuration de dette.</p>
<p>La question est d&rsquo;autant plus sensible qu&rsquo;Ousmane Sonko demeure l&rsquo;un des critiques les plus virulents du FMI en Afrique de l&rsquo;Ouest. À plusieurs reprises, il a dénoncé les prescriptions de l&rsquo;institution et rejeté publiquement l&rsquo;hypothèse d&rsquo;une restructuration de la dette sénégalaise.</p>
<p>Pour Bassirou Diomaye Faye, l&rsquo;équation est désormais redoutable. Le président doit simultanément rassurer le FMI, stabiliser les marchés obligataires, restaurer la confiance des investisseurs et gérer une majorité parlementaire largement acquise à son ancien allié.</p>
<p>À court terme, la reprise des discussions avec le Fonds au cours du mois de juin constituera le premier test de crédibilité du nouvel exécutif. À plus long terme, c&rsquo;est la capacité du Sénégal à préserver son image de démocratie stable et de signature souveraine crédible qui se joue dans cette séquence politique.</p>
<p>Car derrière la rupture entre Faye et Sonko se dessine désormais une question plus fondamentale : celle de la capacité du Sénégal à concilier souveraineté politique et discipline financière dans un environnement où l&rsquo;accès aux capitaux internationaux dépend plus que jamais de la confiance des investisseurs.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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