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	<title>informel &#8211; DecryptEco | RDC &amp; Afrique</title>
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	<description>Comprendre pour mieux décider.</description>
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		<title>RDC : l’or artisanal à l’épreuve du marché, PeaceGold tente de capter une rente longtemps évacuée par l’informel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 08:44:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mines & Énergie]]></category>
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					<description><![CDATA[La tentative de formalisation de la filière aurifère artisanale en République démocratique du Congo s’apprête à entrer dans sa première phase réellement testable par le marché. Selon Reuters, l’entreprise sociale britannique PeaceGold prévoit de lancer ses premières exportations d’or dès septembre 2026 depuis l’Est du pays, dans une région où l’instabilité sécuritaire et la prédominance [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>La tentative de formalisation de la filière aurifère artisanale en République démocratique du Congo s’apprête à entrer dans sa première phase réellement testable par le marché. Selon Reuters, l’entreprise sociale britannique PeaceGold prévoit de lancer ses premières exportations d’or dès septembre 2026 depuis l’Est du pays, dans une région où l’instabilité sécuritaire et la prédominance de circuits informels ont historiquement empêché toute structuration durable. À première vue, les volumes annoncés restent modestes. Mais à l’échelle d’un secteur où la question centrale est moins celle de la production que de la captation de la valeur, l’enjeu est d’une toute autre nature : il s’agit de tester la possibilité même d’une chaîne aurifère formelle dans l’un des environnements les plus contraints au monde.</h3>
<p>Le projet, lancé en 2013, repose sur une lecture économique désormais largement partagée dans les industries extractives fragiles : l’informalité n’est pas une anomalie, mais un système concurrent, optimisé autour de la liquidité immédiate et de l’absence de coûts de conformité. Dans l’Est congolais, cette logique s’est imposée comme la norme. Plus de la moitié de la production nationale d’or échappe aux circuits officiels, alimentant des flux transfrontaliers dont la valeur se chiffre en milliards de dollars. À un prix de marché proche de 150 000 dollars le kilogramme en 2026 , même des volumes limités représentent des enjeux économiques significatifs, ce qui explique la résilience de ces réseaux informels.</p>
<p>C’est dans cet espace que PeaceGold tente de s’insérer, en structurant un réseau d’une dizaine de coopératives en Ituri, soit environ 25 000 travailleurs. L’objectif n’est pas d’augmenter la production, mais de rediriger les flux existants vers des circuits traçables. À terme, le projet vise à maintenir jusqu’à 80 % de la valeur générée au sein de l’économie locale, une ambition qui, si elle se concrétise, constituerait une rupture dans un secteur caractérisé par une forte externalisation des revenus.</p>
<p>Le cœur du modèle reste toutefois financier. Dans l’économie artisanale de l’or, l’accès au minerai se joue au point d’extraction, et dépend quasi exclusivement de la capacité à payer immédiatement. Or, en tant qu’entité non lucrative, PeaceGold ne peut intervenir directement comme acheteur. Le dispositif repose donc sur un partenaire financier britannique chargé de fournir le fonds de roulement nécessaire. Cette contrainte n’est pas marginale : elle définit la compétitivité même du projet. Face à des réseaux informels capables de mobiliser du cash en temps réel, toute latence de paiement équivaut à une perte d’accès à la production.</p>
<p>À ces contraintes économiques s’ajoute un environnement sécuritaire instable. Les offensives de groupes armés, notamment la rébellion du M23, ont perturbé l’activité minière artisanale au cours de l’année écoulée, rappelant que l’accès à la ressource reste conditionné par des facteurs exogènes. Si les sites partenaires ont été relativement épargnés, la fragilité du contexte limite la prévisibilité opérationnelle et renforce le caractère expérimental du projet.</p>
<p>Les projections de production traduisent cette prudence. Les exportations devraient atteindre environ 50 kilogrammes par mois à horizon trois ans, soit un flux annuel de l’ordre de 9 millions de dollars aux prix actuels. À l’échelle du marché mondial, ces volumes sont négligeables ; à l’échelle d’un système local dominé par l’informel, ils constituent un point d’ancrage potentiellement structurant. La logique n’est pas celle de la masse critique immédiate, mais de la crédibilité opérationnelle : installer des standards de traçabilité, de paiement et de conformité capables d’attirer progressivement une part plus importante des flux.</p>
<p>Reste une incertitude centrale. De nombreuses initiatives visant à formaliser l’exploitation artisanale en Afrique ont échoué, confrontées à la puissance d’adaptation des circuits informels et à la faiblesse des capacités de régulation. Dans ce contexte, la question n’est pas de savoir si un modèle formel est souhaitable, mais s’il peut être économiquement compétitif. Autrement dit, si la discipline de marché peut, à terme, l’emporter sur la logique de liquidité immédiate qui structure aujourd’hui le secteur.</p>
<p>Au fond, ce projet met à nu une réalité souvent occultée par l’abondance minérale du pays : la contrainte principale de la RDC n’est pas géologique, mais institutionnelle. Ce qui est en jeu ici dépasse largement quelques dizaines de kilogrammes d’or par mois. C’est la possibilité, pour un État riche en ressources, de transformer une richesse diffuse en valeur captée. Si PeaceGold réussit, il ne s’agira pas seulement d’un projet minier abouti, mais d’un précédent sur la manière de reprendre le contrôle d’une rente longtemps laissée à l’économie de l’ombre.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<title>RDC : le gouvernement renforce la captation du flux d’or pour sécuriser un levier stratégique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Apr 2026 08:37:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[bancarisation]]></category>
		<category><![CDATA[BCC]]></category>
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					<description><![CDATA[Le gouvernement congolais a décidé de renforcer sa stratégie de captation et de sécurisation du flux d’or. Ce secteur, jugé stratégique, reste encore marqué par d’importantes pertes liées à l’informel et à la faiblesse des mécanismes de contrôle. Cette position du gouvernement congolais a été affichée, le vendredi 03 avril 2026, lors de la 85ᵉ [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>Le gouvernement congolais a décidé de renforcer sa stratégie de captation et de sécurisation du flux d’or. Ce secteur, jugé stratégique, reste encore marqué par d’importantes pertes liées à l’informel et à la faiblesse des mécanismes de contrôle.</h3>
<p>Cette position du gouvernement congolais a été affichée, le vendredi 03 avril 2026, lors de la 85ᵉ réunion du Conseil des ministres.</p>
<p>La Première ministre, Judith Suminwa, a annoncé la mise en place d’une équipe de travail réunissant des experts des ministères et services techniques concernés. Cette commission a pour mission de proposer des solutions concrètes pour améliorer la gestion de la filière aurifère.</p>
<p>Parmi les principales mesures envisagées figure la révision du manuel de traçabilité des produits miniers. L’objectif est de mieux suivre l’or depuis son extraction jusqu’à son exportation, afin de limiter les pertes et les circuits illégaux.</p>
<p>Le gouvernement prévoit également d’actualiser le cadre réglementaire du Centre spécialisé d’achat, de commercialisation et d’exportation de l’or issu de l’exploitation artisanale, notamment en matière de procédures et de fiscalité.</p>
<p>En parallèle, les autorités entendent promouvoir la bancarisation des coopératives minières et des négociants. Cette mesure vise à sécuriser les transactions et à améliorer la transparence financière. Le renforcement des contrôles aux frontières est aussi prévu, avec un déploiement accru de l’Inspection générale des mines et du Centre d’expertise, d’évaluation et de certification (CEEC).</p>
<p>Sur le plan régional, la RDC veut renforcer sa participation au mécanisme de certification de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs. Ce dispositif permet de garantir l’origine légale des minerais et de réduire les exportations frauduleuses.</p>
<p>La mise en œuvre de ces réformes débutera dans la province du Haut-Uélé, choisie comme zone pilote. Le gouvernement exige un suivi régulier afin d’évaluer les résultats et d’ajuster les actions si nécessaire.</p>
<p>Par ailleurs, la Banque Centrale du Congo, en partenariat avec DRC Gold Trading SA, a lancé en février un programme d’achat de l’or produit localement. Cette initiative vise à renforcer les réserves nationales, soutenir le franc congolais et réduire la dépendance aux devises étrangères.</p>
<p>À travers cette démarche, le gouvernement cherche à corriger une faiblesse structurelle ; une production importante d’or, mais une faible captation des revenus. Les mesures annoncées sont pertinentes sur le plan technique. La traçabilité, la bancarisation et le renforcement des contrôles peuvent améliorer la situation.</p>
<p>Cependant, leur efficacité dépendra de leur application sur le terrain. Les circuits informels restent bien implantés et difficiles à contrôler, selon plusieurs constats effectués par des organisations du secteur. Pour les observateurs, sans une discipline stricte et une coordination efficace entre les services concernés, les résultats risquent de rester limités.</p>
<p>La stratégie liée aux réserves d’or constitue un levier important. Elle peut renforcer la stabilité monétaire et réduire la dépendance extérieure. Mais là encore, insistent les experts, la réussite dépendra de la capacité de l’État à assurer une gestion rigoureuse et constante.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<title>RDC : pourquoi les prix des diamants restent structurellement sous-évalués dans un marché dominé par l’informel</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 13 Nov 2025 15:36:37 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L’interception de diamants à Mbuji-Mayi ne constitue pas seulement un fait divers économique. Elle révèle un déséquilibre plus profond : celui d’un marché où les prix ne se forment pas dans des conditions normales. Dans une économie structurée, le prix d’une matière première résulte d’un jeu entre offre, demande et transparence de l’information. En RDC, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>L’interception de diamants à Mbuji-Mayi ne constitue pas seulement un fait divers économique. Elle révèle un déséquilibre plus profond : celui d’un marché où les prix ne se forment pas dans des conditions normales.</h3>
<p>Dans une économie structurée, le prix d’une matière première résulte d’un jeu entre offre, demande et transparence de l’information. En RDC, ce triptyque est partiellement rompu dans la filière diamantifère. Une part significative de la production échappe aux circuits officiels, créant une dualité de marché.</p>
<p>D’un côté, un marché formel, soumis aux standards internationaux. De l’autre, un marché informel, où les transactions se font en dehors de toute régulation. Cette coexistence engendre une distorsion majeure : les prix observés officiellement ne reflètent qu’une fraction de la réalité économique.</p>
<p>Cette situation produit trois effets directs.</p>
<p>Primo, une sous-évaluation des exportations déclarées.</p>
<p>Secundo, une perte fiscale pour l’État.</p>
<p>Tertio, une désorganisation des chaînes de valeur locales.</p>
<p>Pour les investisseurs, cette opacité accroît le risque. Pour les producteurs, elle réduit les marges. Pour l’État, elle limite la capacité à transformer les ressources en levier de développement.</p>
<p>La question des prix devient alors une question de gouvernance. Sans transparence, il n’existe pas de véritable marché.</p>
<p><strong>DecryptEco </strong></p>
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