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	<title>exploration &#8211; DecryptEco | RDC &amp; Afrique</title>
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		<title>RDC : KoBold Metals lance une exploration record du lithium à Manono</title>
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		<pubDate>Mon, 13 Apr 2026 23:03:19 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La société américaine KoBold Metals a lancé, le 13 avril 2026, une campagne d’exploration du lithium d’une ampleur inédite en République démocratique du Congo. Soutenue par des investisseurs comme Bill Gates et Jeff Bezos, l’entreprise mobilise plus de 50 millions de dollars pour cartographier les ressources de la région de Manono, l’un des bassins les [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>La société américaine KoBold Metals a lancé, le 13 avril 2026, une campagne d’exploration du lithium d’une ampleur inédite en République démocratique du Congo. Soutenue par des investisseurs comme Bill Gates et Jeff Bezos, l’entreprise mobilise plus de 50 millions de dollars pour cartographier les ressources de la région de Manono, l’un des bassins les plus prometteurs au monde pour ce métal utilisé dans les batteries.</h3>
<p>Le programme prévoit des levés aériens sur 30 000 km², des milliers de forages et plus de 30 000 échantillons géochimiques.</p>
<p>À ce stade, 13 permis couvrant environ 3 000 km² sont déjà exploités. L’entreprise s’appuie sur des capteurs avancés et des algorithmes d’intelligence artificielle pour accélérer la détection de gisements exploitables.</p>
<p>Les cours des métaux confirment l’intérêt stratégique de cette initiative. Le cuivre s’échange autour de 13 209 dollars la tonne, le cobalt dépasse 56 000 dollars, tandis que les contrats sur l’hydroxyde de lithium évoluent autour de 17 850 dollars la tonne.</p>
<p>Ces niveaux traduisent une demande soutenue, portée par les batteries, l’électromobilité et les technologies énergétiques.</p>
<p><strong>Une approche qui peut transformer la donne</strong></p>
<p>L’entrée de KoBold Metals introduit une rupture dans l’exploration minière en RDC. L’utilisation de l’intelligence artificielle permet de réduire les coûts, d’augmenter la précision des découvertes et de raccourcir les délais.</p>
<p>Dans un pays où le potentiel géologique reste largement sous-exploré, cette méthode peut accélérer la conversion des ressources en projets industriels.</p>
<p>Le positionnement sur Manono renforce aussi la place de la RDC dans la chaîne de valeur mondiale des batteries. Déjà premier producteur de cobalt et deuxième pour le cuivre, le pays élargit son rôle vers le lithium, ce qui peut attirer davantage d’investissements et diversifier ses revenus miniers.</p>
<p><strong>Des risques à encadrer</strong></p>
<p>Cette dynamique s’accompagne toutefois de fragilités. L’exploration reste une phase incertaine, sans garantie de production à court terme. Les montants engagés, bien que significatifs, restent modestes au regard des investissements nécessaires pour développer une mine.</p>
<p>La question de la souveraineté des données devient également centrale. Le recours massif à l’intelligence artificielle repose sur l’accès à des informations géologiques stratégiques. Or, celles-ci font déjà l’objet de tensions.</p>
<p>Un différend oppose actuellement la RDC, la Belgique et KoBold Metals autour des archives géologiques coloniales conservées à AfricaMuseum. Kinshasa souhaite exploiter ces données avec des outils numériques pour renforcer son attractivité minière, tandis que Bruxelles en contrôle l’accès dans le cadre d’un processus encadré.</p>
<p>Ce dossier illustre un basculement du secteur. La valeur ne réside plus uniquement dans le sous-sol, mais aussi dans la maîtrise de l’information qui permet de l’exploiter.</p>
<p><strong>Une recomposition géopolitique en cours</strong></p>
<p>L’initiative intervient dans un contexte de rapprochement entre Kinshasa et Washington autour des minerais critiques. Les États-Unis cherchent à sécuriser leurs approvisionnements face à la domination chinoise dans les chaînes de transformation.</p>
<p>Pour la RDC, cette ouverture peut créer des opportunités. Elle impose aussi une gestion rigoureuse des partenariats, afin d’éviter une dépendance technologique ou informationnelle.</p>
<p><strong>Une nouvelle phase pour le secteur minier congolais</strong></p>
<p>Avec cette campagne, KoBold Metals s’inscrit dans une dynamique plus large. La RDC ne se limite plus à l’extraction brute. Elle entre progressivement dans une logique où données, technologies et ressources naturelles s’articulent.</p>
<p>Le potentiel est réel. Sa transformation dépendra de la capacité du pays à encadrer ces investissements, à valoriser ses données et à capter une part plus importante de la valeur créée.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<title>RDC : Louis Watum Kabamba impose une logique de résultats pour le secteur minier congolais </title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 20:32:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mines & Énergie]]></category>
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					<description><![CDATA[Le ministre des Mines Louis Watum Kabamba a réuni, le mardi 07 avril 2026, l’ensemble des responsables des structures sous tutelle de son ministère. L’exercice, appelé à devenir trimestriel, introduit un principe de redevabilité encore peu formalisé dans l’administration minière congolaise. Dorénavant, chaque entité devra désormais rendre compte de ses résultats, de ses contraintes et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>Le ministre des Mines Louis Watum Kabamba a réuni, le mardi 07 avril 2026, l’ensemble des responsables des structures sous tutelle de son ministère. L’exercice, appelé à devenir trimestriel, introduit un principe de redevabilité encore peu formalisé dans l’administration minière congolaise. Dorénavant, chaque entité devra désormais rendre compte de ses résultats, de ses contraintes et de ses perspectives. Derrière cette initiative, une tentative de reprise en main d’un secteur central pour l’économie nationale, mais caractérisé par une fragmentation institutionnelle et une efficacité inégale.</h3>
<p>Le dispositif annoncé repose sur un suivi régulier des performances. Concrètement, les régies et services techniques sont appelés à produire des bilans périodiques. Pour plusieurs analystes du secteur, cette évolution répond à un besoin identifié de longue date : « le problème du secteur minier congolais n’est pas l’absence de règles, mais la faiblesse du suivi et de la coordination entre les structures », note un expert basé à Kinshasa.</p>
<p>Les priorités rappelées par le ministre recoupent les points de tension connus. La gouvernance et la traçabilité restent au cœur des préoccupations, dans un contexte où la fraude minière continue d’éroder les recettes publiques. L’encadrement de l’exploitation artisanale, souvent informelle, constitue un autre chantier sensible, tant pour des raisons économiques que sociales.</p>
<p>La question des retombées locales est également posée. Dans plusieurs provinces minières, le décalage entre la production et les conditions de vie des populations alimente les critiques. L’objectif affiché consiste à mieux canaliser les revenus issus de l’exploitation vers le développement local, sans préciser les mécanismes opérationnels.</p>
<p>Autre axe évoqué : la relance de l’exploration géologique par des experts congolais. Ce point traduit une volonté de réduire la dépendance technique vis-à-vis des opérateurs étrangers, tout en structurant une expertise nationale encore limitée. Des partenariats sont envisagés, sans que leur cadre ne soit détaillé à ce stade.</p>
<p>Enfin, l’attraction des investissements reste une constante. Dans un environnement international marqué par la demande en minerais stratégiques, la RDC conserve un avantage comparatif. Mais, selon plusieurs observateurs, cet avantage est conditionné par la stabilité réglementaire et la capacité à sécuriser les opérations. « Les investisseurs regardent moins le potentiel géologique que la prévisibilité du cadre d’exploitation », souligne un consultant du secteur extractif.</p>
<p>L’intervention du directeur général du Service d’Assistance et d’Encadrement de l’Exploitation Minière Artisanale et à Petite Échelle (SAEMAPE),</p>
<p>Jean-Paul Kapongo, met en lumière un autre enjeu : la coordination administrative. La coexistence de multiples structures, souvent aux mandats chevauchants, complique la mise en œuvre des politiques publiques.</p>
<p>Cette réunion marque une tentative de structuration interne. Elle s’inscrit dans l’orientation définie au sommet de l’État, sous l’impulsion de Félix Tshisekedi et sous la coordination du gouvernement dirigé par Judith Suminwa Tuluka.</p>
<p>Reste une question centrale : la régularité des réunions suffira-t-elle à produire des résultats mesurables. Dans le secteur minier congolais, les annonces de réformes ont souvent été nombreuses, mais leur traduction opérationnelle demeure inégale. L’introduction d’un mécanisme de redevabilité peut constituer un point d’inflexion, à condition qu’il s’accompagne de sanctions, d’indicateurs clairs et d’un suivi effectif, assène un lobbiste du secteur.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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