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	<title>digitalisation &#8211; DecryptEco | RDC &amp; Afrique</title>
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	<description>Comprendre pour mieux décider.</description>
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	<title>digitalisation &#8211; DecryptEco | RDC &amp; Afrique</title>
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	<item>
		<title>André Wameso sacré “Central Bank Governor of the Year” : la Banque Centrale du Congo récompensée pour sa mue stratégique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 May 2026 21:04:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Finance]]></category>
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					<description><![CDATA[André Wameso reçoit le prix de “Central Bank Governor of the Year” aux African Banker Awards 2026 pour les réformes engagées à la tête de la Banque Centrale du Congo. Modernisation du marché des changes, stabilité monétaire, digitalisation et renforcement de la supervision bancaire : la BCC cherche désormais à s’imposer comme un acteur central [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<ul>
<li>
<h3><strong>André Wameso reçoit le prix de “Central Bank Governor of the Year” aux African Banker Awards 2026 pour les réformes engagées à la tête de la Banque Centrale du Congo.</strong></h3>
</li>
<li>
<h3><strong>Modernisation du marché des changes, stabilité monétaire, digitalisation et renforcement de la supervision bancaire : la BCC cherche désormais à s’imposer comme un acteur central de transformation économique et financière en Afrique centrale.</strong></h3>
</li>
</ul>
<p>Le 27 mai 2026, dans les salons du Kempinski de Brazzaville, en marge des Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, André Wameso a reçu le prix de “Central Bank Governor of the Year” lors des African Banker Awards 2026, une distinction attribuée aux gouverneurs ayant engagé des réformes capables de transformer durablement leurs systèmes financiers nationaux.</p>
<p>Pour la République démocratique du Congo, cette récompense dépasse largement le registre symbolique. Elle intervient à un moment où la Banque Centrale du Congo tente de se repositionner comme une institution de stabilité, de crédibilité monétaire et de modernisation financière dans une économie historiquement fragilisée par la dollarisation, la volatilité du taux de change et la faiblesse des infrastructures financières.</p>
<p>Le jury des African Banker Awards précise que cette distinction récompense les gouverneurs ayant “réformé et transformé le secteur financier à travers des politiques et une régulation capables de créer un environnement stable et prévisible pour l’investissement et la croissance”.</p>
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<p>Depuis sa nomination à la tête de la BCC en juillet 2025, André Wameso a engagé une série de réformes visant à restructurer l’architecture interne de la banque centrale tout en renforçant ses instruments d’intervention sur le marché.</p>
<p>Au cœur de cette transformation se trouve un nouveau plan stratégique centré sur plusieurs priorités : la stabilité monétaire, le renforcement de la souveraineté du franc congolais, la modernisation des systèmes de paiement, la digitalisation des opérations, le renforcement de la supervision bancaire et l’amélioration de la gouvernance interne.</p>
<p>La réforme la plus emblématique de cette nouvelle orientation reste sans doute le lancement du module Bloomberg FXGO B-Match sur le marché interbancaire congolais, présenté par la BCC comme une étape majeure dans la modernisation du marché des changes.</p>
<p>Cette plateforme vise à rendre les transactions interbancaires plus transparentes, à améliorer la liquidité du marché et à rapprocher les pratiques de la RDC des standards internationaux. Dans un pays où le dollar reste dominant dans les transactions économiques, cette initiative constitue un signal fort de reprise en main des mécanismes monétaires par la Banque centrale.</p>
<p>En parallèle, la BCC a accéléré sa réorganisation interne avec le renforcement de nouvelles structures techniques dédiées notamment à la stabilité financière, à la transformation digitale, à la conformité, au contrôle des risques et à l’analyse macroéconomique.</p>
<p>L’objectif affiché est de faire évoluer l’institution d’un rôle essentiellement administratif vers une banque centrale davantage orientée vers l’anticipation des risques systémiques et le pilotage stratégique de l’économie.</p>
<p>Cette approche s’inscrit dans une tendance plus large observée au sein de plusieurs banques centrales africaines confrontées à des pressions inflationnistes persistantes, à la montée des paiements numériques et à la nécessité de restaurer leur crédibilité monétaire après plusieurs années de chocs économiques mondiaux.</p>
<p>Le profil d’André Wameso contribue également à cette perception. Ancien cadre de Dexia en Belgique et ancien directeur des risques de Rawbank, il appartient à une génération de technocrates africains mêlant expérience bancaire internationale, expertise réglementaire et proximité avec les centres de décision politiques. Avant son arrivée à la Banque centrale, il occupait les fonctions de directeur de cabinet adjoint du président Félix Tshisekedi en charge des questions économiques et financières.</p>
<p>À Brazzaville, le prix reçu par André Wameso apparaît ainsi comme la reconnaissance d’un changement de doctrine au sein de la Banque Centrale du Congo. Après des années marquées par des politiques souvent défensives, la BCC cherche désormais à projeter l’image d’une institution plus technocratique, plus moderne et davantage alignée sur les standards internationaux de supervision et de gouvernance financière.</p>
<p>Mais cette distinction place également l’institution sous pression. Les attentes sont désormais élevées concernant la maîtrise de l’inflation, la stabilisation du franc congolais, le développement du marché financier local et la capacité de la Banque centrale à accompagner la transformation économique d’un pays appelé à jouer un rôle stratégique dans les chaînes mondiales des minerais critiques et de la transition énergétique.</p>
<p>À travers ce prix, c’est finalement moins un homme qu’une trajectoire institutionnelle qui est saluée : celle d’une Banque Centrale du Congo qui tente de passer d’un rôle de gestion de crise permanente à celui d’un véritable acteur de stabilité et de transformation économique en Afrique centrale.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<title>Assemblée nationale : Louis Watum présente les réformes engagées pour renforcer la gouvernance minière</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 May 2026 22:57:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mines & Énergie]]></category>
		<category><![CDATA[Assemblée nationale]]></category>
		<category><![CDATA[Cobalt]]></category>
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					<description><![CDATA[Le ministre des Mines a présenté devant les députés nationaux les actions engagées par le gouvernement pour lutter contre l’exploitation illicite, améliorer la traçabilité des minerais et renforcer les recettes du secteur minier. Digitalisation, création des Zones d’Exploitation Artisanale, contrôle des exportations de cobalt et encadrement environnemental : plusieurs dossiers stratégiques ont été abordés lors [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<ul>
<li><strong>Le ministre des Mines a présenté devant les députés nationaux les actions engagées par le gouvernement pour lutter contre l’exploitation illicite, améliorer la traçabilité des minerais et renforcer les recettes du secteur minier.</strong></li>
<li><strong>Digitalisation, création des Zones d’Exploitation Artisanale, contrôle des exportations de cobalt et encadrement environnemental : plusieurs dossiers stratégiques ont été abordés lors de cette séance de redevabilité parlementaire.</strong></li>
</ul>
<p>Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a été auditionné, le lundi 25 mai 2026 à l’Assemblée nationale dans le cadre d’une question orale avec débat initiée par le député national, Pierre Sumeyi Kitenge.</p>
<p>Devant les élus nationaux, le membre du gouvernement a présenté les principales réformes engagées afin d’améliorer la gouvernance du secteur minier congolais, dans un contexte marqué par les enjeux de traçabilité, de fraude minière et de valorisation des ressources naturelles du pays.</p>
<p>Au cours de son intervention, Louis Watum Kabamba a détaillé les mesures prises contre l’exploitation illicite des minerais dans plusieurs provinces minières. Il a également insisté sur les efforts engagés pour renforcer la traçabilité des ressources minières et réduire les pertes de recettes publiques grâce à la digitalisation progressive de certaines procédures administratives.</p>
<p>Le ministre des Mines a par ailleurs évoqué la création effective des Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA), présentées comme un mécanisme destiné à mieux organiser l’exploitation artisanale tout en facilitant l’intégration des exploitants dans les circuits formels.</p>
<p>Plusieurs dossiers sensibles ont également été abordés devant les députés, notamment le contrôle des exportations de cobalt, le dossier de pollution impliquant la société CDM ainsi que la situation minière dans les territoires de Shabunda et Mwenga.</p>
<p>À l’issue des échanges, plusieurs députés ont salué les réponses fournies par le ministre ainsi que la volonté affichée par le gouvernement de renforcer la transparence et le contrôle dans un secteur considéré comme stratégique pour l’économie congolaise.</p>
<p>Cette audition intervient dans un contexte où la RDC cherche à renforcer la crédibilité de son secteur minier face aux exigences internationales de transparence, de traçabilité et de responsabilité environnementale, alors que les minerais stratégiques congolais occupent une place de plus en plus centrale dans les chaînes mondiales de transition énergétique.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<item>
		<title>RDC : Kinshasa accélère les réformes du climat des affaires autour du GUCE et de la justice commerciale</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 23:12:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Économie]]></category>
		<category><![CDATA[Albert Zeufack]]></category>
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					<description><![CDATA[Le gouvernement congolais veut accélérer la modernisation de plusieurs services considérés comme stratégiques pour améliorer le climat des affaires et renforcer l’attractivité économique de la République démocratique du Congo. Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a échangé, le mercredi 13 mai 2026 à Kinshasa, avec une délégation de la Banque mondiale, conduite par Albert [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><em>Le gouvernement congolais veut accélérer la modernisation de plusieurs services considérés comme stratégiques pour améliorer le climat des affaires et renforcer l’attractivité économique de la République démocratique du Congo.</em></h3>
<p>Le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a échangé, le mercredi 13 mai 2026 à Kinshasa, avec une délégation de la Banque mondiale, conduite par Albert Zeufack, autour de deux réformes majeures : la modernisation du Guichet unique de création d’entreprise (GUCE) et la digitalisation des tribunaux de commerce.</p>
<p>Cette rencontre intervient dans un contexte où plusieurs investisseurs et opérateurs économiques continuent de considérer les lourdeurs administratives et judiciaires comme l’un des principaux freins au développement du secteur privé en RDC.</p>
<p>Le gouvernement veut notamment renforcer le rôle du GUCE afin de simplifier les démarches de création d’entreprise, réduire les délais administratifs et améliorer la transparence des procédures.</p>
<p>Les échanges se sont déroulés en présence de Mabibi Kisolokele, responsable de l’institution chargée d’accompagner les entrepreneurs dans les formalités administratives liées à la création des sociétés. Le GUCE centralise aujourd’hui plusieurs procédures administratives destinées à faciliter la formalisation des activités économiques en RDC.</p>
<p>Les discussions ont également porté sur la digitalisation des tribunaux de commerce, un chantier que les autorités présentent comme essentiel pour améliorer la sécurité juridique des investisseurs et accélérer le traitement des dossiers commerciaux.</p>
<p>Dans plusieurs études consacrées au développement du secteur privé africain, la Banque africaine de développement estime que la modernisation des administrations publiques et l’amélioration des systèmes judiciaires commerciaux constituent des leviers importants pour attirer les investissements et soutenir l’entrepreneuriat local.</p>
<p>La Société financière internationale (SFI), branche de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, souligne également dans plusieurs analyses sur l’Afrique que la digitalisation des procédures administratives permet généralement de réduire les coûts de transaction, d’améliorer la transparence et de limiter certains risques de corruption liés aux démarches manuelles.</p>
<p>Pour plusieurs experts du climat des affaires, la réforme de la justice commerciale pourrait avoir un impact direct sur l’économie congolaise.</p>
<p>Dans plusieurs pays africains, les lenteurs judiciaires, l’insécurité contractuelle et la complexité administrative continuent de freiner les investissements privés, particulièrement dans les PME et les secteurs productifs.</p>
<p>Les analystes estiment toutefois que les effets des réformes dépendront surtout de leur application effective, de la formation des administrations concernées et de la capacité des institutions à intégrer durablement les outils numériques dans la gestion des procédures administratives et judiciaires.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<item>
		<title>RDC : fin du moratoire sur les factures normalisées, le gouvernement durcit le contrôle de la TVA</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 May 2026 11:38:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Finance]]></category>
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					<description><![CDATA[La République démocratique du Congo accélère la mise en œuvre de sa réforme de digitalisation fiscale. À travers un communiqué officiel publié le 11 mai 2026, le ministère des Finances a confirmé la fin du moratoire accordé aux entreprises dans le cadre de la facture normalisée, ouvrant désormais la voie à l’application effective des sanctions [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3><em>La République démocratique du Congo accélère la mise en œuvre de sa réforme de digitalisation fiscale. À travers un communiqué officiel publié le 11 mai 2026, le ministère des Finances a confirmé la fin du moratoire accordé aux entreprises dans le cadre de la facture normalisée, ouvrant désormais la voie à l’application effective des sanctions fiscales.</em></h3>
<p>Cette mesure concerne principalement les entreprises assujetties à la Taxe sur la valeur ajoutée (TVA), alors que les autorités cherchent à renforcer le contrôle des flux fiscaux, améliorer la traçabilité des transactions commerciales et sécuriser davantage les recettes intérieures de l’État.</p>
<p>Le ministère précise que l’échéance déclarative du 15 mai 2026, relative à la TVA collectée au mois d’avril, marque officiellement « le début de l’application effective des sanctions prévues en cas de non-respect des obligations de délivrance de la facture normalisée ».</p>
<p>Concrètement, la Direction générale des impôts (DGI) pourra sanctionner les entreprises ayant perçu la TVA sans émission de factures conformes au dispositif réglementaire. Les autorités fiscales annoncent également le rejet des droits à déduction lorsque les déclarations ne seront pas adossées à des factures normalisées.</p>
<p>Le gouvernement invite ainsi les opérateurs économiques à accélérer leur mise en conformité à travers l’utilisation de systèmes de facturation homologués, de dispositifs électroniques fiscaux ou encore des plateformes numériques du système e-DEF.</p>
<p>Pour les experts, cette réforme dépasse la simple question administrative. Elle s’inscrit dans une logique plus large de digitalisation de l’économie formelle et de renforcement de l’efficacité de la chaîne de collecte fiscale.</p>
<p>Ils estiment que la facture normalisée pourrait progressivement réduire les marges de fraude à la TVA, améliorer les capacités de recoupement fiscal de l’administration et renforcer la qualité des données économiques utilisées dans le pilotage budgétaire.</p>
<p>Les experts soulignent néanmoins que la réussite de cette réforme dépendra de la capacité des entreprises à adapter leurs outils de gestion, mais également de la stabilité des infrastructures numériques et de l’accompagnement technique fourni par l’administration fiscale durant cette phase de transition.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<item>
		<title>RDC : André Wameso détaille les choix monétaires et les nouveaux équilibres financiers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Apr 2026 10:23:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Finance]]></category>
		<category><![CDATA[André Wameso]]></category>
		<category><![CDATA[Banque Centrale du Congo]]></category>
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		<category><![CDATA[taux directeur]]></category>
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					<description><![CDATA[Lors du briefing de prede spécial du gouvernement convoqué, le mardi 28 avril 2026, par le ministre de la Communication et médias et porte-paroledu gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso, a livré une lecture structurée des orientations monétaires en cours. À travers une série d’explications pédagogiques, il [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>Lors du briefing de prede spécial du gouvernement convoqué, le mardi 28 avril 2026, par le ministre de la Communication et médias et porte-paroledu gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe, le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso, a livré une lecture structurée des orientations monétaires en cours. À travers une série d’explications pédagogiques, il a cherché à éclairer les arbitrages opérés par l’institution face à un environnement économique encore exposé aux chocs externes.</h3>
<p><strong>Or artisanal : un choix de conformité avant tout</strong></p>
<p>Sur la sélection de DRC Gold Trading, le gouverneur a tenu à dissiper toute ambiguïté. Il ne s’agit pas d’un partenariat exclusif, mais d’un choix fondé sur des critères techniques.</p>
<p>« Nous avons choisi cette société parce qu’elle remplissait déjà les conditions de traçabilité, de transparence et de conformité », a-t-il expliqué.</p>
<p>L’objectif est de sécuriser la chaîne d’approvisionnement en or artisanal tout en respectant les standards internationaux. Une exigence stratégique dans un contexte où la crédibilité financière du pays reste étroitement liée aux normes de conformité, notamment celles du Groupe d&rsquo;action financière (GAFI).</p>
<p><strong>Taux directeur : un assouplissement calculé</strong></p>
<p>La baisse du taux directeur de 15 % à 13,5 % n’est pas un signal de relâchement, mais un ajustement technique.</p>
<p>Le raisonnement de la Banque centrale repose sur un constat simple : même dans un scénario défavorable, l’inflation resterait autour de 7 %, laissant une marge réelle positive.</p>
<p>« Il fallait montrer que la situation est maîtrisée et ancrer les anticipations du marché », a insisté le gouverneur.</p>
<p>En d’autres termes, maintenir un taux trop élevé aurait envoyé un signal de méfiance. L’assouplissement vise donc à accompagner la normalisation économique tout en conservant une capacité de réaction.</p>
<p><strong>Marchés financiers : un signal de cohérence</strong></p>
<p>Le niveau actuel des taux sur les marchés internationaux ; 9 % à 10 ans et 8,75 % à 5 ans, a également pesé dans la décision.</p>
<p>Ce différentiel avec le taux directeur créait une distorsion favorable aux placements bancaires auprès de la Banque centrale, au détriment du financement du Trésor.</p>
<p>« Nous devons encourager l’épargne à financer la politique budgétaire », a précisé André Wameso.</p>
<p>L’ajustement du taux directeur vise ainsi à rééquilibrer les incitations au sein du système financier.</p>
<p><strong>Inflation : un indicateur sous surveillance</strong></p>
<p>La Banque centrale place le taux d’inflation au cœur de son pilotage. Les dernières tensions observées restent contenues.</p>
<p>Un pic hebdomadaire de 0,24 a été enregistré, sous l’effet de la hausse des prix du carburant liée aux tensions autour du détroit d’Hormuz.</p>
<p><strong>Mais la tendance demeure orientée vers la stabilisation</strong>.</p>
<p>Un autre facteur de pression a été identifié : les écarts de taux de change pratiqués dans certains commerces.</p>
<p>« Il est inacceptable qu’un même commerce applique deux taux différents », a averti le gouverneur.</p>
<p>La Banque centrale envisage des mesures strictes, allant jusqu’au retrait d’agrément pour les acteurs concernés.</p>
<p><strong>Digitalisation : levier central de transformation</strong></p>
<p>La stratégie monétaire s’appuie désormais sur un levier structurant : la digitalisation des paiements.</p>
<p>Avec un taux d’inclusion financière estimé à 58 % et une bancarisation encore limitée (25 à 30 %), les solutions mobiles jouent un rôle clé.</p>
<p>Des acteurs comme Visa, Mastercard ou Wave renforcent leur présence, tandis que des innovations locales émergent.</p>
<p>Un projet pilote permettra même de payer avec la paume de la main.</p>
<p>« Notre population est jeune, connectée et constitue le moteur de cette transformation », a souligné le gouverneur.</p>
<p><strong>Réserves de change : prudence et diversification</strong></p>
<p>La gestion des réserves répond à une logique de sécurité et de liquidité. Elles sont placées notamment en bons du Trésor américain, considérés comme des actifs sûrs.</p>
<p>« Ce ne sont pas des fonds à garder sous un matelas », a-t-il rappelé.</p>
<p>Parallèlement, la Banque centrale amorce une diversification avec l’accumulation d’or, afin de renforcer la résilience face aux chocs externes.</p>
<p><strong>Dollarisation et lutte contre les flux informels</strong></p>
<p>Un chiffre illustre l’ampleur du défi : 10 milliards de dollars en cash ont été injectés dans l’économie en 2025, contre seulement 1,5 milliard USD capté par le système bancaire.</p>
<p>Cette situation alimente les risques de blanchiment et affaiblit l’efficacité de la politique monétaire.</p>
<p>La réponse repose sur deux axes : réduction de l’usage du cash et promotion des paiements digitaux.</p>
<p>« Il ne s’agit pas d’éliminer le dollar, mais de mieux tracer les flux », a clarifié André Wameso.</p>
<p><strong>Scénarios économiques : une vigilance maintenue</strong></p>
<p>Pour les 12 prochains mois, la trajectoire dépendra largement de l’évolution géopolitique, notamment au Moyen-Orient.</p>
<p>Trois scénarios sont envisagés :</p>
<p>Primo, une accalmie, favorable à la baisse des prix du pétrole et à la désinflation ;</p>
<p>Secundo, Une stabilité autour de 100 USD, correspondant au scénario central ;</p>
<p>Tertio, une aggravation, avec un baril au-delà de 150 USD, impliquant un recours aux réserves.</p>
<p>« Nous avons les instruments pour contenir la situation », a assuré le gouverneur.</p>
<p><strong>Une stratégie d’équilibre</strong></p>
<p>À travers ces différentes mesures, la Banque centrale cherche à maintenir un équilibre délicat : soutenir la croissance sans compromettre la stabilité.</p>
<p>Les indicateurs restent orientés positivement, avec une croissance estimée à plus de 5 % et une inflation maîtrisée.</p>
<p>« Les marchés financiers se projettent avec la RDC sur cinq à dix ans », a conclu André Wameso.</p>
<p>Un signal qui confirme, au-delà des ajustements techniques, une amélioration progressive de la crédibilité macroéconomique du pays.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<title>RDC : au 16 avril, les régies financières ont mobilisé 1.334,4 milliards de CDF</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 12:26:22 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[La mobilisation des recettes publiques maintient son rythme en avril 2026. Selon la Banque Centrale du Congo, les régies financières ont collecté 1.334,4 milliards de CDF au 16 avril, soit une étape intermédiaire dans l’exécution du plan de trésorerie de l’État. Ce niveau de mobilisation s’inscrit dans un calendrier fiscal marqué par l’échéance liée à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>La mobilisation des recettes publiques maintient son rythme en avril 2026. Selon la Banque Centrale du Congo, les régies financières ont collecté 1.334,4 milliards de CDF au 16 avril, soit une étape intermédiaire dans l’exécution du plan de trésorerie de l’État.</h3>
<p>Ce niveau de mobilisation s’inscrit dans un calendrier fiscal marqué par l’échéance liée à l’impôt sur les bénéfices et profits. Pour l’ensemble du mois, les autorités tablent sur 4.462,7 milliards de CDF de recettes attendues. Cette période est traditionnellement stratégique pour les finances publiques, car elle concentre une part importante des paiements des entreprises.</p>
<p>Dans la répartition des encaissements, la Direction générale des impôts (DGI) arrive en tête avec 575,7 milliards de CDF mobilisés. Ce segment regroupe les impôts directs et indirects, souvent considérés comme le socle du système fiscal.</p>
<p>La Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD) a, pour sa part, généré 402,5 milliards de CDF, en deçà de sa projection mensuelle fixée à 521,5 milliards. Du côté des douanes, la Direction générale des douanes et accises (DGDA) a mobilisé 356,2 milliards de CDF, portée par les flux d’importations et les droits y afférents.</p>
<p>Parallèlement aux recettes, les dépenses publiques suivent une trajectoire encadrée. À mi-avril, elles ont été exécutées à hauteur de 1.510,9 milliards de CDF. Une large part de ces décaissements concerne les rémunérations des agents publics, avec 785,3 milliards de CDF consacrés aux salaires. Les frais financiers restent contenus, autour de 10,9 milliards de CDF.</p>
<p>Sur l’ensemble du mois, les dépenses sont projetées à 3.592,1 milliards de CDF, dont 1.900,0 milliards destinés à la masse salariale. Ce cadrage illustre le poids des charges de personnel dans le budget de l’État, tout en soulignant l’importance de la mobilisation fiscale pour assurer leur couverture.</p>
<p>À mi-parcours, l’évolution des recettes et des dépenses reflète ainsi la dynamique classique d’un mois fiscal clé, où la performance des régies financières reste déterminante pour l’équilibre de la trésorerie publique.</p>
<p>Plusieurs économistes saluent une mobilisation jugée soutenue à ce stade du mois, estimant qu’elle traduit une certaine discipline dans le recouvrement et une meilleure coordination des régies financières. Ils notent toutefois que l’écart observé sur certaines rubriques, notamment la parafiscalité, rappelle la nécessité de renforcer l’efficacité des dispositifs de collecte.</p>
<p>Dans cette perspective, ils plaident pour une intensification des efforts en matière de digitalisation, d’élargissement de l’assiette fiscale et de lutte contre les fuites de recettes, afin de consolider durablement les marges de manœuvre budgétaires de l’État.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<title>Afrique : Kevin Zoa et Litt+ Technology, une montée en puissance sur le continent.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 10:23:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Dans une interview accordée à DecryptEco, l’entrepreneur Franco-camerounais Kevin Zoa expose une vision structurée de l’investissement africain, articulée autour de l’innovation, de la data et d’une expansion assumée au-delà des frontières du continent. À 26 ans, l&#8217;entrepreneur, diplômé en sciences de l’information et en corporate management, avec un parcours passé notamment par la Sorbonne et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>Dans une interview accordée à DecryptEco, l’entrepreneur Franco-camerounais Kevin Zoa expose une vision structurée de l’investissement africain, articulée autour de l’innovation, de la data et d’une expansion assumée au-delà des frontières du continent. À 26 ans, l&rsquo;entrepreneur, diplômé en sciences de l’information et en corporate management, avec un parcours passé notamment par la Sorbonne et HEC, développe une vision claire : faire de l’Afrique un acteur à part entière de la transformation économique mondiale.</h3>
<p><strong>Un parcours entre créativité et stratégie</strong></p>
<p>Avant de s’orienter vers l’entrepreneuriat technologique, Kevin Zoa, résidant jusqu&rsquo;à ces jours en France, a évolué dans des environnements variés, de la mode aux projets indépendants. « J’ai travaillé sur diverses missions, notamment pour des firmes comme Nike ou Numéro Magazine. C’était plus accessible à ce moment-là, mais surtout une période d’idéation et de découverte », explique-t-il.</p>
<p>Ses expériences, combinées à des voyages entre le Cameroun, la Corée du Sud et l’Italie, structurent progressivement sa vision. « J’ai été très tôt sensible à l’Afrique dans son ensemble de 54 pays. C’est important pour moi de le dire, car cela conditionne toute ma stratégie », insiste-t-il.</p>
<p><strong>Litt+ Technology : mobilité intelligente et data au cœur du modèle</strong></p>
<p>En 2023, il fonde Litt+ Technology, une entreprise structurée autour de deux piliers : la mobilité et la data. Le premier consiste à développer une application d’auto-partage de véhicules, tout en facilitant la connexion entre opérateurs de transport et utilisateurs. L’objectif est de digitaliser un secteur encore largement informel.</p>
<p>« Nous voulons éliminer la gestion réglementaire papier et proposer une mobilité basée sur la confiance, la digitalisation et l’efficacité », souligne-t-il.</p>
<p>Le second pilier repose sur la data et l’intelligence artificielle. Grâce à un tableau de bord analytique, l’entreprise capte des signaux de marché en temps réel : routes empruntées, types de véhicules, comportements des utilisateurs ou encore analyse des risques. « Cela nous permet de proposer des données agrégées à des acteurs comme les assurances, la logistique ou les infrastructures », précise-t-il.</p>
<p><strong>Une ambition africaine… et globale</strong></p>
<p>Aujourd’hui, Litt+ Technology se concentre sur l’Afrique de l’Est anglophone. Mais l’ambition dépasse largement ce périmètre. « Il n’y a aucun marché qui ne vaille pas la peine », affirme Kevin Zoa, évoquant des perspectives d’expansion vers des pays comme la RDC, le Maroc, le Botswana, voire au-delà du continent.</p>
<p>À moyen terme, l’entreprise prévoit d’intégrer davantage l’intelligence artificielle dans ses systèmes, notamment via une solution baptisée Orisha. Celle-ci pourrait automatiser certaines opérations, améliorer les recommandations entre utilisateurs et opérateurs, et affiner l’analyse des comportements.</p>
<p><strong>IA et transformation économique : des prérequis encore inégaux</strong></p>
<p>Pour l’entrepreneur, l’IA représente un levier stratégique majeur, mais son déploiement en Afrique reste conditionné à plusieurs facteurs. « Il faut former massivement aux STEM, développer des data centers souverains et intégrer les langues locales dans les systèmes d’IA », estime-t-il.</p>
<p>Une approche qui s’inscrit dans une vision plus large : celle d’une Afrique capable de maîtriser ses outils technologiques et de ne plus subir les transformations globales.</p>
<p><strong>Investir en Afrique… et au-delà</strong></p>
<p>Kevin Zoa défend une lecture exigeante des priorités économiques du continent. Selon lui, certains secteurs, bien que populaires auprès des investisseurs, ne répondent pas toujours aux besoins fondamentaux.</p>
<p>« Le plus important reste l’eau, l’électricité, les infrastructures et l’ingénierie. C’est la base pour créer de la valeur et transformer localement », explique-t-il.</p>
<p>Il insiste également sur la nécessité d’un changement de posture : « Je n’accepte pas que l’entrepreneuriat africain se limite à l’Afrique. Nous devons aussi investir ailleurs pour construire notre crédibilité et notre puissance économique. »</p>
<p><strong>Diaspora : un rôle de transfert, pas de substitution</strong></p>
<p>Sur la question de la diaspora, son discours se veut nuancé. « Son rôle n’est pas de changer l’Afrique, mais d’apporter des compétences difficiles à obtenir localement », affirme-t-il, citant des domaines comme la robotique avancée, le nucléaire ou l’aérospatiale.</p>
<p>Cependant, plusieurs freins persistent : manque de structuration, environnement des affaires peu lisible, absence de statut clair pour certaines diasporas ou encore déficit de compétences. « Il faut créer des passerelles simples et efficaces entre la diaspora et le continent », plaide-t-il.</p>
<p><strong>Une Afrique encore fragmentée, mais pleine de potentiel</strong></p>
<p>Au-delà des initiatives individuelles, Kevin Zoa pointe un défi structurel majeur : la faible intégration économique du continent. « Les échanges intra-africains plafonnent à 30-35 %, contre 65 % en Europe. C’est un frein majeur », observe-t-il.</p>
<p>Il appelle à davantage de synergies entre États, startups et institutions financières, tout en soulignant l’importance de bâtir des champions locaux.</p>
<p>Dans ce contexte, plusieurs analystes saluent une approche alignée sur les besoins réels du continent, en particulier pour des économies comme la République démocratique du Congo. Avec ses ressources naturelles, son potentiel énergétique et sa position stratégique au cœur de l’Afrique, la RDC apparaît comme un terrain propice pour capter des investissements orientés vers les infrastructures, la transformation industrielle et les solutions technologiques appliquées à la mobilité et à la data.</p>
<p><strong>Une conviction : la confiance comme socle</strong></p>
<p>Pour chuter , l’entrepreneur insiste sur un élément clé souvent sous-estimé : la confiance. « La monnaie la plus rentable au monde, c’est la confiance », affirme-t-il.</p>
<p>Dans cette perspective, Kevin Zoa se positionne clairement : investir en Afrique, mais aussi porter une ambition globale. « Litt+ et moi sommes prêts à accompagner ce changement, que ce soit en RDC ou ailleurs. L’innovation est la clé de notre émancipation au XXIᵉ siècle. »</p>
<p>Un positionnement qui illustre une tendance de fond : l’émergence d’une génération d’entrepreneurs africains déterminés à redéfinir les règles du jeu économique, à la fois sur le continent et à l’international.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<title>RDC : Africa Global Logistics explore les leviers d’un système logistique adapté au marché congolais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 09:18:13 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le gouvernement congolais poursuit ses échanges avec les grands opérateurs internationaux afin de renforcer les infrastructures de transport et de logistique. Le jeudi 23 avril 2026, le Vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, a reçu en audience Philippe Labonne, président de Africa Global Logistics. Les discussions ont porté sur les opportunités d’investissement en [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>Le gouvernement congolais poursuit ses échanges avec les grands opérateurs internationaux afin de renforcer les infrastructures de transport et de logistique. Le jeudi 23 avril 2026, le Vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, a reçu en audience Philippe Labonne, président de Africa Global Logistics.</h3>
<p>Les discussions ont porté sur les opportunités d’investissement en République démocratique du Congo ainsi que sur les contraintes structurelles liées à la connectivité. Dans un pays caractérisé par une géographie étendue et un déficit d’infrastructures, la logistique constitue un facteur déterminant de la compétitivité économique.</p>
<p>Les échanges ont souligné la nécessité de mettre en place un système logistique intégré, capable de relier efficacement les zones de production, notamment minières et agricoles, aux marchés de consommation, tant domestiques qu’internationaux. La structuration de corridors économiques fiables, combinant routes, voies ferrées, transport fluvial et plateformes portuaires, apparaît comme une priorité.</p>
<p>Pour Africa Global Logistics, présent dans plusieurs économies africaines, la RDC offre un potentiel significatif, assorti de contraintes opérationnelles élevées. L’approche multimodale, fondée sur l’articulation de plusieurs modes de transport, constitue une réponse adaptée aux réalités du territoire.</p>
<p>Les autorités congolaises inscrivent cette dynamique dans une stratégie de désenclavement. L’amélioration de la connectivité vise à réduire les coûts logistiques, à fluidifier les échanges et à soutenir l’activité économique.</p>
<p>Selon les analystes du secteur, cette séquence traduit une inflexion progressive dans la perception des priorités économiques. Sans transformation du système logistique, la valorisation des ressources naturelles demeure partielle. La faiblesse des infrastructures de transport contribue à maintenir des coûts logistiques élevés, limitant la compétitivité des entreprises et comprimant les marges à l’exportation.</p>
<p>Dans ce contexte, l’implication d’acteurs tels que Africa Global Logistics peut produire un effet d’entraînement, sous réserve d’une articulation cohérente avec les politiques publiques. Les experts identifient trois axes prioritaires : la réhabilitation des infrastructures, la digitalisation des chaînes logistiques et le renforcement de la gouvernance.</p>
<p>La question centrale demeure celle de l’exécution. Dans un espace économique de dimension continentale comme la RDC, la performance logistique conditionne directement la trajectoire de croissance.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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		<title>Assemblées FMI–BM : fin du cash en dollars d&#8217;ici 2027, inflation maîtrisée et stratégie or, André Wameso décrypte les leviers de stabilisation</title>
		<link>https://decrypt-eco.net/2026/04/22/assemblees-fmi-bm-fin-du-cash-en-dollars-dici-2027-inflation-maitrisee-et-strategie-or-andre-wameso-decrypte-les-leviers-de-stabilisation/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2026 08:56:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[En marge des Assemblées de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso, a dévoilé, lors d&#8217;une interview accordée à Bloomberg, une feuille de route monétaire ambitieuse, articulée autour de trois axes : réduction de l’usage du dollar en espèces, consolidation [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>En marge des Assemblées de printemps du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM), le gouverneur de la Banque centrale du Congo, André Wameso, a dévoilé, lors d&rsquo;une interview accordée à Bloomberg, une feuille de route monétaire ambitieuse, articulée autour de trois axes : réduction de l’usage du dollar en espèces, consolidation de la stabilité des prix et constitution de réserves stratégiques en or.</h3>
<p>« Les dollars que nous importons ne restent pas dans l’économie formelle », a-t-il déclaré, pointant un problème structurel de traçabilité des flux dans une économie encore largement informelle. La mesure phare consiste à mettre fin aux transactions en espèces en dollars dès 2027, au profit de paiements électroniques. Les comptes en devises seront maintenus, mais les flux devront transiter par le système bancaire.</p>
<p><strong>Une réforme monétaire à visée systémique</strong></p>
<p>L’objectif est de renforcer la lutte contre le blanchiment et redonner au franc congolais sa fonction de monnaie de référence. Cette orientation s’inscrit dans la volonté de la RDC de sortir de la liste grise du Groupe d&rsquo;action financière (GAFI), un facteur déterminant pour l’accès aux financements internationaux.</p>
<p>Pour les analystes, cette réforme marque un tournant. Alexander Venter estime qu’elle « renforce l’efficacité de la politique monétaire », tout en rappelant que son succès dépendra de la capacité à formaliser une économie encore dominée par le cash.</p>
<p><strong>Inflation contenue, mais vigilance externe</strong></p>
<p>Sur le front des prix, la Banque centrale revendique une inflation maîtrisée autour de 2,3 % à 2,4 %, bien en dessous de sa cible de 7 %. Une performance notable dans un contexte international marqué par les tensions géopolitiques.</p>
<p>« Si la crise au Moyen-Orient se prolonge, nous pourrions faire face à une hausse des coûts d’importation et à une baisse des recettes d’exportation », a averti le gouverneur, évoquant notamment l’impact sur les industries minières dépendantes du carburant.</p>
<p><strong>Vers une souveraineté financière accrue</strong></p>
<p>Autre chantier stratégique : la constitution de réserves en or à partir de la production locale. En partenariat avec DRC Gold Trading SA, la Banque centrale veut sécuriser des approvisionnements certifiés et renforcer ses actifs de réserve.</p>
<p>Parallèlement, la digitalisation financière s’accélère, avec l’entrée de fintechs et des partenariats structurants avec Visa et Mastercard. Une dynamique qui soutient la transition vers une économie moins dépendante du cash.</p>
<p><strong>Signaux de crédibilité sur les marchés</strong></p>
<p>Les récentes émissions d’obligations en francs congolais ; dont 75 % des 100 milliards proposés ont été souscrits, traduisent, selon André Wameso, « une anticipation de stabilité par les acteurs économiques ». Cette confiance a été renforcée par le succès du premier eurobond du pays (1,25 milliard USD).</p>
<p>Au-delà des réformes monétaires, la trajectoire macroéconomique repositionne la RDC dans le paysage africain. Selon les projections du Fonds monétaire international (FMI), le pays devrait atteindre un PIB d’environ 123 milliards USD en 2026, dépassant l’Éthiopie ( 122 milliards USD) et intégrant le top 5 des économies en Afrique subsaharienne.</p>
<p>Cette progression repose sur deux moteurs principaux :</p>
<p>La hausse des prix des matières premières, notamment le cuivre et le cobalt, qui soutiennent les exportations</p>
<p>L’appréciation du franc congolais, passé d’environ 2.800 CDF à près de 2.200 CDF pour 1 USD, renforçant mécaniquement le PIB en dollars</p>
<p>Dans ce contexte, la politique monétaire menée sous l’ère Wameso apparaît cohérente. La réduction du taux directeur, combinée à une gestion prudente de la liquidité, a contribué à stabiliser les anticipations et à soutenir l’activité.</p>
<p><strong>Une trajectoire crédible, mais exigeante</strong></p>
<p>L’ensemble de ces mesures dessine une stratégie claire : reprendre le contrôle de la monnaie, formaliser les flux financiers et les activités économique et renforcer la crédibilité internationale.</p>
<p>Mais leur applicabilité reste le véritable test. Dans une économie où le cash domine et où la confiance dans la monnaie locale a été historiquement fragilisée, la réussite dépendra, selon les experts, de trois facteurs :</p>
<p><strong>Primo</strong>, l’inclusion financière réelle des populations ;</p>
<p><strong>Secundo</strong>, la robustesse des infrastructures numériques ;</p>
<p><strong>Tertio</strong>, la constance des politiques publiques.</p>
<p>En creux, poursuivent-ils, le pari de la Banque centrale est ambitieux : transformer une économie dollarisée en un système monétaire souverain et crédible. Un basculement qui, s’il se concrétise, pourrait redéfinir durablement la trajectoire économique de la RDC.</p>
<p><strong>Flory MUSISWA</strong></p>
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		<title>RDC : vers un cadre de travail moderne pour renforcer l’efficacité de la régulation économique</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Apr 2026 23:24:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le gouvernement congolais met l’accent sur les conditions de travail comme levier de performance institutionnelle. À Kinshasa, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a visité, le lundi 20 Avril 2026, les nouvelles installations de la Commission de la Concurrence (COMCO), chargée de veiller au respect des règles du marché. Dans [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>Le gouvernement congolais met l’accent sur les conditions de travail comme levier de performance institutionnelle. À Kinshasa, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a visité, le lundi 20 Avril 2026, les nouvelles installations de la Commission de la Concurrence (COMCO), chargée de veiller au respect des règles du marché.</h3>
<p>Dans un communiqué officiel, le ministère précise : « Le Vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a effectué, le lundi à Kinshasa, une visite officielle des nouvelles installations de la Commission de la Concurrence (COMCO). Il a, à cet effet, souligné que la mise en place d’un cadre de travail moderne constitue un préalable important à l’efficacité des institutions publiques et à la réussite des réformes engagées dans le secteur économique ».</p>
<p>En effet, un cadre de travail moderne n’est pas un luxe. Il conditionne la capacité des institutions à produire des résultats et à accompagner les réformes économiques.</p>
<p><strong>Un enjeu de régulation économique</strong></p>
<p>La COMCO joue un rôle stratégique. Elle intervient dans la lutte contre les pratiques anticoncurrentielles, la surveillance des prix et la protection des consommateurs.</p>
<p>Dans un environnement où certains marchés restent peu structurés, son efficacité peut influencer directement les prix et la transparence.</p>
<p>Un environnement de travail modernisé ; équipements, organisation, outils numériques, doit permettre aux agents de mieux collecter les données, traiter les dossiers et intervenir plus rapidement.</p>
<p>Pour plusieurs analystes en gouvernance publique, cette orientation est pertinente, mais elle doit être complétée.</p>
<p>La modernisation des infrastructures doit aller de pair avec celle des procédures. Des bureaux modernes ne produisent pas d’impact si les circuits de décision restent lents ou inefficaces.</p>
<p>La question des compétences est tout aussi déterminante. Une autorité de concurrence performante repose sur des profils spécialisés, capables d’analyser les marchés et de détecter les pratiques abusives.</p>
<p>L’indépendance institutionnelle reste un autre point de vigilance. Sans autonomie réelle, la régulation perd en crédibilité et en efficacité.</p>
<p>Les experts insistent aussi sur la digitalisation. Les outils numériques permettent aujourd’hui de suivre les prix, d’analyser les données de marché et d’anticiper les dérives. C’est un levier majeur pour renforcer l’action de la COMCO.</p>
<p><strong>Une réforme à consolider</strong></p>
<p>La démarche engagée traduit une volonté de renforcer les institutions économiques. Elle envoie un signal aux acteurs du marché.</p>
<p>La réussite dépendra de la cohérence des actions. Moderniser les infrastructures, renforcer les compétences, garantir l’indépendance et intégrer le numérique restent les conditions pour rendre la régulation plus efficace et plus crédible.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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