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	<title>Common Framework G20 &#8211; DecryptEco | RDC &amp; Afrique</title>
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		<title>Ghana : Mahama plaide pour une réforme du traitement de la dette africaine et un nouveau partenariat économique avec le Royaume-Uni</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Jun 2026 12:12:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Le président ghanéen John Dramani Mahama estime que les mécanismes internationaux de restructuration de la dette doivent devenir « plus rapides, plus justes et plus inclusifs », après l&#8217;expérience du Ghana dans le cadre du Common Framework du G20. Sorti du défaut de paiement déclaré en 2022, le Ghana défend désormais un modèle de partenariat [&#8230;]]]></description>
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<li><strong>Le président ghanéen John Dramani Mahama estime que les mécanismes internationaux de restructuration de la dette doivent devenir « plus rapides, plus justes et plus inclusifs », après l&rsquo;expérience du Ghana dans le cadre du Common Framework du G20.</strong></li>
<li><strong>Sorti du défaut de paiement déclaré en 2022, le Ghana défend désormais un modèle de partenariat fondé sur l&rsquo;investissement et l&rsquo;entreprise plutôt que sur l&rsquo;aide publique au développement.</strong></li>
</ul>
<p>Le président ghanéen John Dramani Mahama a appelé mercredi à une refonte des mécanismes internationaux de restructuration de la dette, estimant que les outils actuellement à la disposition des pays en difficulté demeurent trop lents et insuffisamment adaptés aux besoins des économies africaines.</p>
<p>S&rsquo;exprimant lors d&rsquo;une conférence à Londres, le chef de l&rsquo;État a plaidé pour des procédures de restructuration « plus rapides, plus justes et plus inclusives », une déclaration qui résonne bien au-delà du seul cas ghanéen et relance le débat sur la réforme de l&rsquo;architecture financière internationale. Selon Mahama, les mécanismes actuels doivent davantage soutenir les objectifs de développement et intégrer les besoins croissants de financement climatique du continent africain.</p>
<p>Cette prise de position intervient alors que le Ghana commence progressivement à sortir de la profonde crise financière qui l&rsquo;avait conduit à faire défaut sur sa dette en décembre 2022, devenant l&rsquo;une des principales victimes africaines du choc mondial provoqué par la hausse des taux d&rsquo;intérêt, l&rsquo;inflation importée et la détérioration des finances publiques post-pandémie.</p>
<p>Le pays a depuis engagé l&rsquo;une des plus importantes restructurations de dette du continent sous le cadre commun du G20, connu sous le nom de Common Framework. Conçu pour coordonner les créanciers traditionnels, les nouveaux créanciers émergents et les institutions multilatérales, ce mécanisme a toutefois été critiqué pour sa lenteur et sa complexité.</p>
<p>Le cas ghanéen est devenu emblématique des difficultés rencontrées par les pays africains fortement endettés. Malgré des avancées significatives, les négociations avec les différents groupes de créanciers ont nécessité plusieurs années, retardant le retour à une situation financière normale et compliquant la reprise économique.</p>
<p>Au-delà de la question de la dette, Mahama a également livré un message plus large sur l&rsquo;évolution des relations économiques entre l&rsquo;Afrique et ses partenaires occidentaux.</p>
<p>« La relation avec le Royaume-Uni doit évoluer d&rsquo;un modèle principalement fondé sur l&rsquo;aide vers un modèle ancré dans l&rsquo;entreprise, l&rsquo;innovation et l&rsquo;investissement », a-t-il déclaré.</p>
<p>Cette déclaration reflète une tendance de fond observée dans plusieurs capitales africaines. De plus en plus de gouvernements cherchent à repositionner le continent comme une destination d&rsquo;investissement plutôt qu&rsquo;un bénéficiaire traditionnel d&rsquo;aide publique au développement.</p>
<p>Pour le Ghana, cette stratégie repose notamment sur le développement des infrastructures de transport, le renforcement de la sécurité énergétique et l&rsquo;amélioration des compétences de la main-d&rsquo;œuvre. L&rsquo;objectif est de créer les conditions d&rsquo;une croissance durable capable de réduire la dépendance aux financements concessionnels.</p>
<p>Le pays dispose d&rsquo;atouts considérables. Premier producteur africain d&rsquo;or, important exportateur de pétrole et deuxième producteur mondial de cacao, le Ghana reste l&rsquo;une des économies les plus diversifiées d&rsquo;Afrique de l&rsquo;Ouest. Après plusieurs années de turbulences macroéconomiques, les indicateurs récents suggèrent une amélioration progressive de la situation.</p>
<p>La croissance économique s&rsquo;est accélérée au cours de la seconde moitié de 2025, soutenue par l&rsquo;amélioration de la stabilité macroéconomique, le redressement des exportations minières et la mise en œuvre du programme appuyé par le Fonds monétaire international.</p>
<p>Les marchés surveillent désormais les résultats du premier trimestre 2026, qui permettront d&rsquo;évaluer la résilience de l&rsquo;économie face aux nouvelles tensions géopolitiques mondiales et à la volatilité persistante des marchés énergétiques.</p>
<p>Mais l&rsquo;intervention de Mahama dépasse largement le contexte national. Elle s&rsquo;inscrit dans une revendication croissante des économies africaines qui estiment que le système financier international reste mal adapté aux réalités des pays émergents.</p>
<p>Depuis les restructurations engagées par la Zambie, le Ghana et plusieurs autres États africains, les critiques se multiplient contre des procédures jugées trop longues, coûteuses et parfois incompatibles avec les impératifs de croissance économique.</p>
<p>Pour les décideurs africains, l&rsquo;enjeu n&rsquo;est plus seulement de réduire le poids de la dette. Il s&rsquo;agit désormais de construire un cadre financier international capable de soutenir simultanément la stabilité macroéconomique, la transition climatique et l&rsquo;investissement productif.</p>
<p>La déclaration de Londres confirme ainsi que la réforme du traitement de la dette souveraine devient progressivement l&rsquo;un des principaux combats économiques du continent dans les institutions financières internationales.</p>
<p><strong>DecryptEco</strong></p>
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