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	<title>administration &#8211; DecryptEco | RDC &amp; Afrique</title>
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		<title>RDC : le gouvernement mobilise les PPP pour financer le plan de développement à hauteur de 100 milliards USD</title>
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		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 18:19:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[À Kinshasa, le ministre d’État Guylain Nyembo Mbwizya a lancé, le mardi 07 avri 2026, les travaux de validation du portefeuille national des projets en partenariat public-privé (PPP), ainsi que de la loi révisée encadrant ce mécanisme. L’atelier, organisé en présence de Guy Loando Mboyo, réunit partenaires techniques et secteur privé. Il vise à structurer [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>À Kinshasa, le ministre d’État Guylain Nyembo Mbwizya a lancé, le mardi 07 avri 2026, les travaux de validation du portefeuille national des projets en partenariat public-privé (PPP), ainsi que de la loi révisée encadrant ce mécanisme. L’atelier, organisé en présence de Guy Loando Mboyo, réunit partenaires techniques et secteur privé. Il vise à structurer une réserve de projets prêts à être financés et à adapter le cadre légal pour sécuriser les investissements.</h3>
<p>Le gouvernement cherche à répondre à une équation simple. Le Plan National Stratégique de Développement 2024-2028 nécessite près de 100 milliards de dollars. Les ressources publiques ne permettent pas de couvrir un tel besoin. Le recours aux capitaux privés devient donc central.</p>
<p>Le mécanisme des PPP repose sur un partage des rôles. L’État définit les priorités et encadre les projets. Le secteur privé apporte les financements, l’expertise technique et, dans certains cas, assure l’exploitation. Ce modèle permet d’accélérer la réalisation d’infrastructures sans mobiliser immédiatement des fonds publics importants.</p>
<p>La réforme en cours vise à rendre ce dispositif opérationnel. Simplification des procédures, réduction des délais et sécurisation juridique doivent permettre de limiter les incertitudes pour les investisseurs. L’objectif est d’éviter les blocages administratifs et de rendre les projets plus prévisibles.</p>
<p>Pour les spécialistes, l’enjeu n’est pas d’annoncer des PPP, mais de les structurer correctement. Un projet mal préparé ou mal négocié peut engager l’État sur des coûts élevés sur plusieurs années. À l’inverse, un projet bien monté permet de répartir les risques et d’améliorer l’efficacité de l’investissement.</p>
<p>Les analystes insistent aussi sur un point souvent sous-estimé. Un portefeuille de projets dits bancables signifie des projets techniquement prêts, financièrement viables et juridiquement sécurisés. Sans ce travail en amont, les investisseurs ne s’engagent pas.</p>
<p>La démarche engagée par le gouvernement vise donc à combler ce déficit de préparation. Elle doit aussi renforcer la crédibilité de l’État dans ses relations avec le secteur privé.</p>
<p>La question reste celle de l’exécution. Dans plusieurs pays, les cadres PPP existent mais les projets peinent à se concrétiser. La capacité de l’administration à préparer, négocier et suivre les contrats sera déterminante.</p>
<p>Au-delà de l’outil, c’est la capacité à transformer les intentions en projets effectifs qui conditionnera le financement du plan de développement.</p>
<p>Il sied de souligner que ce chantier s’inscrit dans une dynamique engagée depuis plusieurs mois. En décembre 2025, le gouvernement avait déjà lancé la réforme de la loi sur les partenariats public-privé afin de renforcer l’attractivité des investissements et adapter le cadre aux exigences du marché. Cette réforme est directement liée à la mise en œuvre du Plan National Stratégique de Développement 2024-2028, qui vise à mobiliser près de 100 milliards de dollars pour financer les infrastructures et soutenir la transformation économique du pays.</p>
<p><strong>DecryptEco </strong></p>
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		<title>Afrique : la BAD remet la question fiscale au centre du développement</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Flory Musiswa]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 07 Apr 2026 17:43:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[L’Afrique ne pourra pas financer durablement son développement sans mieux mobiliser ses propres ressources. C’est le message porté par la Banque africaine de développement (BAD) lors de la 58ᵉ Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique, tenue à Tanger, au début du mois d&#8217;avril. Par la voix de son [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<h3>L’Afrique ne pourra pas financer durablement son développement sans mieux mobiliser ses propres ressources. C’est le message porté par la Banque africaine de développement (BAD) lors de la 58ᵉ Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique, tenue à Tanger, au début du mois d&rsquo;avril.</h3>
<p>Par la voix de son économiste en chef, Kevin Chika Urama, l’institution rappelle une réalité simple :  » aucun État ne peut bâtir une politique publique solide sur une base fiscale faible. », a-t-il indiqué.</p>
<p>Pour lui, sans recettes internes suffisantes, les gouvernements restent dépendants de l’endettement, de l’aide extérieure ou des recettes exceptionnelles. Dans ces conditions, financer les infrastructures, l’éducation, la santé ou la sécurité devient un exercice de fragilité permanente.</p>
<p>La BAD identifie cinq chantiers : renforcer les politiques fiscales, améliorer l’administration, simplifier les régimes, diversifier les sources de revenus et élargir l’assiette fiscale. Dit autrement, il s’agit de faire entrer plus d’activité économique dans le champ de l’impôt, de mieux collecter, et de réduire les pertes.</p>
<p>L’enjeu est d’abord structurel. Dans une grande partie du continent, la fiscalité repose encore sur un nombre limité de contribuables, sur la consommation et sur le commerce extérieur. Ce modèle a ses limites. Il rapporte, mais il reste étroit. Il capte mal l’économie informelle, laisse échapper des pans entiers de richesse et expose les États aux chocs extérieurs. Quand les importations ralentissent, quand les cours se retournent, les recettes publiques vacillent.</p>
<p>C’est là que le propos de la BAD prend son sens. Mobiliser les ressources domestiques ne consiste pas seulement à lever plus d’impôts. Il s’agit de construire un système plus large, plus lisible et plus efficace. La simplification fiscale, par exemple, n’est pas un détail technique. Des régimes trop complexes découragent la conformité, favorisent l’arbitraire et entretiennent la fraude. À l’inverse, un impôt mieux conçu, mieux expliqué et mieux administré améliore le rendement sans aggraver mécaniquement la pression sur les acteurs déjà captifs.</p>
<p>Les experts des finances publiques insistent sur un point central : le problème africain n’est pas seulement le taux d’imposition, mais la qualité de l’État fiscal. Un pays peut multiplier les taxes et rester pauvre en recettes utiles. Quand l’assiette est étroite, que l’administration est faible et que le contrôle est inégal, la fiscalité devient pénalisante sans être performante.</p>
<p>Autre difficulté : la confiance. L’impôt est plus facilement accepté quand il finance des services visibles. Lorsqu’il est perçu comme opaque, mal redistribué ou absorbé par les dysfonctionnements publics, il alimente la résistance, l’évitement et l’informalité. La question fiscale rejoint alors celle de la gouvernance.</p>
<p>La BAD affirme déjà soutenir 31 programmes actifs dans 22 pays. L’objectif est connu : améliorer la collecte, renforcer les systèmes fiscaux et lutter contre les flux financiers illicites. Le diagnostic, lui, est posé depuis longtemps. La vraie question est celle de l’exécution.</p>
<p>Au fond, le débat ouvert à Tanger dépasse la technique budgétaire. Il touche à la souveraineté. Un État qui ne lève pas correctement ses propres ressources gouverne sous contrainte. Un État qui élargit sa base fiscale, sécurise ses recettes et rend sa dépense plus crédible se donne une marge de décision. C’est à cette condition que la mobilisation des ressources domestiques peut devenir autre chose qu’un slogan : un instrument réel de transformation économique, indiquent les consultants du groupe.</p>
<p><strong>DecryptEco </strong></p>
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