Le Sénat a autorisé le Gouvernement à ratifier deux accords de financement d’un montant cumulé de 270 millions de dollars, destinés à moderniser l’aéroport international de Luano à Lubumbashi et à soutenir le développement rural.
Ces nouveaux financements s’ajoutent à plusieurs emprunts et accords approuvés ces derniers mois, relançant le débat sur la stratégie d’endettement de la RDC et l’orientation des ressources mobilisées.
Le Sénat a donné son feu vert, lundi 29 juin, au Gouvernement pour ratifier deux accords de financement totalisant 270 millions de dollars américains. Ces ressources serviront à financer des investissements dans les infrastructures de transport et le développement agricole.
Le premier projet de loi autorise la ratification d’une facilité de prêt à terme conclue le 11 juin 2026 entre la République démocratique du Congo et Africa Finance Corporation (AFC), pour un montant de 200 millions USD.
Ce financement est destiné au projet de construction, de réhabilitation et d’extension de l’aéroport international de Luano, à Lubumbashi.
À travers cet investissement, les autorités entendent renforcer les capacités de cette infrastructure stratégique du Haut-Katanga afin d’améliorer la desserte aérienne, d’accompagner les activités économiques de la région et de soutenir le développement du secteur minier.
Le second texte adopté concerne la ratification d’un accord de prêt signé le 5 novembre 2025 avec la Banque arabe pour le développement économique en Afrique, dans le cadre du Projet d’appui au développement rural inclusif et résilient (PADRIR).
D’un montant de 70 millions USD, ce financement vise notamment à améliorer les conditions de production agricole, renforcer les infrastructures rurales et accroître la résilience des communautés face aux chocs économiques et climatiques.
Au cours de la même séance plénière, les sénateurs ont également adopté trois autres projets de loi de ratification.
Le nombre total de textes de ce type approuvés lors de la session extraordinaire en cours s’élève ainsi à cinq, traduisant l’accélération des démarches engagées par le Gouvernement pour mobiliser des financements extérieurs.
Une stratégie de financement de plus en plus soutenue
Depuis plusieurs mois, la RDC multiplie les accords de financement auprès des banques multilatérales, des institutions financières régionales et des partenaires internationaux.
Cette dynamique traduit la volonté des autorités d’accélérer les investissements dans les infrastructures, l’énergie, les transports, l’agriculture et les services publics.
Pour plusieurs économistes, cette succession de financements soulève toutefois une question centrale : la capacité du pays à transformer ces ressources en investissements réellement productifs.
Au-delà des montants mobilisés, ils estiment que l’enjeu réside dans la qualité de l’exécution des projets, le respect des calendriers, la transparence dans l’utilisation des fonds et leur impact sur la croissance, l’emploi et les recettes publiques.
DecryptEco
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